Fête de l'indépendance: le MAE rend hommage à ses diplomates et cadres décédés en fonction    JM: programme des athlètes algériens    Transport: programme spécial pour l'Aïd el Adha    Agriculture: convention Gvapro-Anade pour soutenir les projets de production    Saïd Chanegriha promu au grade de général d'armée (Vidéo)    JM/Handball - dames (match de classement) : l'Algérie s'incline face à la Macédoine du Nord (31-23) et termine 8e    Man United : Ronaldo absent de la reprise de l'entrainement    Transport: métro, tramway et téléphérique gratuits à travers le pays le 5 juillet    Mali: les sanctions de la Cédéao levées, le nouveau calendrier électoral dévoilé    Plate-forme "Glorious Algeria": vitrine du 60e anniversaire de l'indépendance par excellence    60e anniversaire de l'indépendance : une série de mesures adoptées pour permettre aux citoyens d'assister au défilé militaire    ANP: Saïd Chanegriha promu au grade de Général d'armée par le Président Tebboune    Saison estivale: 21 décès par noyade durant la période allant du 16 juin au 3 juillet    Armée sahraouie: nouvelles attaques contre les positions de l'occupant marocain dans les secteurs de Mahbes et Hawza    Migrants africains tués par la police marocaine : le président colombien parle d'une "barbarie"    JM (8e journée) : tableau des médailles    Football - La CAN 2023 reporté à janvier-février 2024    Les préparatifs suivent leur cours: Un Sommet arabe fatidique    Le PDG de Sonatrach: Vers de nouveaux accords pour la révision des prix du gaz    Sonelgaz: Plus de 50.000 foyers raccordés au gaz et à l'électricité depuis 2020    Aïd El-Adha: Le ministère de la Santé met en garde    Plus de 5 millions de diplômés depuis l'indépendance: Les nouveaux challenges de l'Université    Affichage des listes dans les communes dans les tout prochains jours: Plus de 15.000 logements prêts à la distribution    Rejet des eaux non traitées dans les zones humides: Des contrôles réguliers dans les zones industrielles    Géostratégie en gestation    La Libye et l'espoir suspendu    60 ans et beaucoup à faire    L'armée russe a pris Lyssytchansk    Les Palestiniens ont remis la balle aux Américains    Tebboune à coeur ouvert    La loi sur l'exercice du droit syndical retoquée    La longue marche...    «Vous avez une bataille à mener»    En dents de scie    «Nous revenons par la grande porte»    Contacts établis avec Ziyech    10e place pour Reguigui en course en ligne    «L'Algérie est le berceau de l'humanité»    Guterres encense la diplomatie algérienne    N'en déplaise aux révisionnistes!    M. Benabderrahmane supervise le lancement officiel de la plate-forme numérique "L'Algérie de la Gloire"    Liberté syndicale et exercice du droit syndical: enrichissement du projet de loi    Emission d'un nouveau timbre-poste à l'occasion de la Fête de l'Indépendance    Revue El Djeich: Le Président Tebboune appelle le peuple algérien à resserrer les rangs pour remporter la bataille du renouveau    Béjaïa en fête    Les déchets ménagers inquiètent    1962-2022: Célébrer une libération « inachevée »?    Le DG du journal «Echaab» limogé    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Souvenirs de l'Algérie d'antan
22e Festival Populaire de Poésie Nue à Paris
Publié dans Liberté le 06 - 10 - 2021

Poètes, écrivains, comédiens, peintres, musiciens ont célébré le 22e Festival de poésie populaire, organisé dernièrement au théâtre Hamma-Miliani. Les déclamations des participants, en nombre à ce rendez-vous, ont rendu hommage à leur Algérie, à sa nostalgie et à la déchirure de la quitter.
Le théâtre Hamma-Miliani d'Ivry-sur-Seine (94) a vécu samedi dernier un après-midi culturel où se sont côtoyés poètes, écrivains, comédiens, peintres, musiciens et ce, dans le cadre du 22e Festival populaire de poésie nue, c'est-à-dire une poésie authentique, sans fioritures. L'Algérie était omniprésente à travers les œuvres présentées. L'un des organisateurs, Camille de Archangelis, explique : "Ce festival est une grande réunion fraternelle de la création et de l'amitié entre les peuples qui se tient depuis 1975, à chaque fois dans une ville différente, c'est un festival itinérant. Cette manifestation accueille tous les arts et se déplace dans les hôpitaux, les collèges, les universités, les salles des fêtes, les théâtres... pour porter la parole de la poésie."
À cette occasion, le poète algérien Azar nath Quodia, auteur de Cendres et Poésie (Librairie Tropiques, 2017) et de Testament tellurique (éditions Delga et Tropiques, 2018), a déclamé quelques-uns de ses poèmes, dont un magnifique hommage à Jean El-Mouhoub Amrouche : "Sur tes deux terres malgré l'abondance des cendres/Elles s'emmurent dans une même ingratitude et indignité/Si la mort t'avait épargné/Tu aurais bien 112 ans/Voici déjà manqué le testament de Jugurtha (...)" Mais, pour le poète, rien n'est perdu : "Ton peuple s'émeut de son sort par crainte qu'il faille un jour accomplir son destin/Mais sache que des bourgeons ont un sourd désir de saillir de tes branches."
Azar a présenté huit poèmes emprunts de nostalgie du pays "qui nous manque maintenant depuis des années, c'est une déchirure indicible". Il a aussi évoqué "ce qui arrive actuellement à l'humanité, sans oublier l'amour et l'espoir". Un homme âgé partage un texte avec l'assistance, d'une voix émue. Il s'appelle Mario Urbanet. Il parle de l'Algérie de sa jeunesse qu'il a connue dans les circonstances dramatiques de la guerre de Libération : "L'un des petits grains qui renverseront le sablier/Ils m'ont voulu soldat, gardien de leur trésor/Rapine de conquérants qui leur échappera/Aussi sûr que ma main ne sait pas retenir l'air." C'est un extrait du poème Mur de sable, qui a donné le titre d'un recueil, avec le sous-titre Brûlures d'Algérie (éditions Couleurs et Plumes, 2018). L'homme, qui porte manifestement encore les traces des "brûlures d'Algérie", raconte : "J'ai été appelé contre mon gré en 1956.
Cela se voyait et des gradés me prédisaient la mort au combat. Je me suis retrouvé à Tindouf, puis à la Légion à Aïn Sefra où j'ai été muté par mesures disciplinaires. J'ai écrit ce recueil de poésie pour parler de cette partie de ma vie, car, comme la plupart des appelés d'Algérie, je ne parlais pas de ça, même à mes enfants. Dans mon recueil, je dis ce qu'a été cette guerre, vue par moi."
Co-organisateur du festival, avec les éditions Tangerine Nights et la Compagnie Sophie la dit, Hamma Miliani, né en Algérie, écrivain, dramaturge sorti de l'Ecole nationale d'arts dramatiques, diplômé en sciences politiques de la Sorbonne, nous explique que son théâtre d'Ivry "est ouvert à tous les genres culturels, à toutes les expressions, nouvelles et anciennes. C'est un lieu de partage, de découverte de nouveaux auteurs, peintres, comédiens...", conclut l'enfant d'Aïn Mlila. Il convient de noter que le programme prévoit la clôture du festival sur des notes de musique andalouse avec le chanteur Sidahmed Larinouna.

ALI BEDRICI


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.