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La levée des boucliers se poursuit
Abattage des chiens errants à Oran
Publié dans Liberté le 14 - 10 - 2021

Un arrêté signé par le wali d'Oran en date du 21 septembre dernier interdit toute présence de chiens errants au niveau des chantiers de construction utilisés pour le gardiennage. Une décision prise pour limiter la prolifération de ces chiens en vue de les contrôler en les plaçant dans des fourrières, selon des règles sanitaires bien précises.
Nassima Tehami, présidente de l'association de protection de l'environnement et de l'animal Au bonheur des quatre pattes, à Oran, n'est pas contente et le fait savoir. L'objet de son courroux est la décision prise lors de la session de l'Assemblée communale d'Oran, qui s'était tenue le 4 octobre, d'octroyer une subvention de 35 millions de centimes au profit d'une association de chasseurs pour l'organisation d'opérations d'abattage des chiens errants.
"En tant que mouvement associatif, ils ne nous donnent pas de subventions, par contre ils donnent tout un budget pour abattre des chiens", s'indigne Mme Tehami, qui s'estime trahie par les engagements pris par les autorités locales.
"En août dernier, une réunion s'était tenue au niveau de la wilaya en présence des représentants, entre autres, de la DSP, de la DSA, de la direction du commerce et de l'environnement, où j'ai exposé les solutions pour éviter les campagnes d'abattage des chiens errants", explique notre interlocutrice.
L'association attend toujours une réponse à sa demande de subvention pour acquérir un camion de ramassage. Sa présidente préconise, par ailleurs, l'instauration du système TNR (trappage, stérilisation et identification) à Oran, à l'image du reste du monde et de la Tunisie qui l'a adopté dernièrement comme solution à ces battues.
Elle réclame également la fourrière canine d'El-Hamri pour la transformer en centre de stérilisation des chiens errants, qui sera géré par les services communaux. Pour rappel, la stérilisation coûte extrêmement cher puisqu'elle s'élève à 15 000 DA pour les femelles et à 9000 DA pour les mâles.
"On attrape les chiens, on les met en isolation puis on les stérilise par la suite, avant de le remettre dans des fermes à l'extérieur de la ville d'Oran", ajoute-t-elle. Mme Tehami, qui se bat depuis des années pour mettre fin à ces battues de chasseurs qui utilisent de la chevrotine, estime qu'en subventionnant ces associations de chasse on réduit à néant le travail de son association, qui a déménagé dernièrement son refuge pour s'installer actuellement à Tafraoui.
Et elle n'est pas la seule à penser que l'abattage des chiens errants n'est pas la solution idoine pour éradiquer leur présence dans les rues de la ville, puisque Benahmed Abdelkader, président de la Fédération des chasseurs de la wilaya d'Oran (qui compte 17 associations de chasseurs), partage également une vision moins sanguinaire de la chose. En outre, un arrêté signé par le wali d'Oran en date du 21 septembre dernier interdit toute présence de chiens errants au niveau des chantiers de construction utilisés pour le gardiennage.
Une décision prise pour limiter la prolifération de ces chiens en vue de les contrôler en les plaçant dans des fourrières selon des règles sanitaires bien précises. Il est ainsi prévu de mettre sur pied des cellules de suivi de ces chantiers dans les communes de la wilaya pour récupérer ces canidés et faciliter leur vaccination de la part des services vétérinaires relavant de la DSA (direction des services agricoles).
En effet, le problème qui se pose est celui de la prolifération de ces animaux errants et, sur cette question, tout le monde s'accorde à condamner la multiplication des chantiers de construction, aussi bien l'association Au bonheur des quatre pattes que la commune d'Oran, ainsi que la Fédération nationale des chasseurs.
D'ailleurs, un doigt accusateur est pointé vers les promoteurs immobiliers. "La Fédération nationale des chasseurs a demandé au ministère de l'Intérieur de se pencher sur les raisons de la prolifération de ces canidés", avait affirmé Ahmed Benmahdi, SG de la Fédération nationale des chasseurs, qui expliquait que "ceux qui sont en charge de ces chantiers, au lieu de recruter une équipe de gardiens, préfèrent n'en embaucher qu'un seul qui, lui, ramène un couple de chiens qui se reproduit, en sachant qu'une chienne peut avoir 12 à 13 chiots par portée.
Le fait de ne pas les nourrir pousse ces chiens à se rabattre sur les poubelles et les décharges sauvages". Pour lui, la police doit intervenir dans les chantiers et vérifier si les chiens sont vaccinés et gardés, en rappelant que la loi stipule que si un chien n'est pas gardé son propriétaire peut être poursuivi en justice.
À quelques mois du début des Jeux méditerranéens, la reprise des battues des chiens errants et l'absence de solution plus humaine risquent d'entacher sérieusement la réputation de tout un pays.

SAïD OUSSAD


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