JM Oran-2022 : Des instructions pour créer une instance de suivi des préparatifs    Industrie: créer de nouvelles spécialités pour répondre aux besoins du secteur    Mobiliser tous les organismes de l'Etat pour accompagner les opérateurs-exportateurs    Tebboune: L'Algérie compte abriter une Conférence unificatrice des factions palestiniennes    Algérie-Egypte : Un autre match, une autre histoire    Real : Casemiro compte sur Jovic pour faire oublier l'absence de Benzema    Elections de la LFP : Medouar évasif sur un deuxième mandat    Les nouvelles technologies contribueront à la généralisation de l'utilisation de la langue arabe    La Touiza, entre héritage et pratique    «Je me suis mordue la langue» de Nina Khada primé    Goudjil reçu par le Président de l'Etat de Palestine    Le Premier ministre reçu par le Président de l'Etat de Palestine    Affaire Condor : 2 à 3 ans de prison ferme contre les frères Benhamadi et acquittement en faveur des cadres Mobilis    Le Barça va faire une nouvelle offre à Dembélé    Présentation de chauffe-eau-solaires locaux mardi à Bousmail    Affaire Groupe Condor: 2 à 3 ans de prison ferme contre les frères Benhamadi    Le CNDPI publie une revue spéciale élections locales    Le procès de Fethi Ghares renvoyé au 12 décembre    L'APW dans l'escarcelle du FLN    "Nos joueurs ont été perturbés par ce confinement"    Météo : Des vents forts continueront à souffler sur plusieurs wilayas du pays ce lundi (BMS)    La tutelle annonce des mesures d'apaisement    Mort d'un septuagénaire par asphyxie au monoxyde de carbone    Lancement de la vaccination à domicile    Conseil de sécurité de l'ONU : Lamamra appelle l'Afrique à parler d'une seule voix    Les graves accusations de Baâdji    Le défi de la qualité    Le dernier vol du colibri !    ASM Oran : El Djemîa en route vers le purgatoire !    CR Belouizdad : Le Chabab sur le podium    Alger: 16 projets pour fluidifier la circulation    L'UGTT réclame un «dialogue national»    L'armée sahraouie cible les forces de l'occupation marocaine    Des signes «positifs» pour le retour du soutien international    Haaland peste contre l'arbitrage    Fantasmagorie d'une rencontre déchue    7 décès et 172 nouveaux cas en 24 heures    Le FFS fait son bilan    Augmentation pénalisante des prix    Le voleur des 32 kg de cuivre arrêté en flagrant délit    L'Arabie Saoudite court en Formule 1    Washington et ses alliés s'inquiètent d'«exécutions sommaires» d'ex-policiers par les talibans    «2022 sera l'année de la performance industrielle»    Nouvelle panne    Le SOS des étudiants en médecine    Ouverture aujourd'hui d'un colloque national «Tamazight et l'informatique»    Grand colloque sur Cheikh Bouamama, les 11 et 12 décembre 2021    La vie d'errance de Si Mohand ou Mhand    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Paris tente de calmer à nouveau le jeu
FACE À LA TEMPÊTE PROVOQUEE PAR LES PROPOS DE MACRON
Publié dans Liberté le 14 - 10 - 2021

Deux jours après la sortie médiatique du chef de l'Etat exigeant de la France "le respect" de l'Algérie, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a tenté de nouveau de calmer le jeu en réitérant l'attachement de la France "aux relations entre les deux pays".
Interrogé par une députée communiste sur la dégradation des relations entre la France et l'Algérie, Jean-Yves Le Drian a dit regretter la décision d'Alger de "rappeler pour consultation" son ambassadeur à Paris.
"Nous le regrettons parce que cela ne correspond pas à l'importance que nous attachons aux relations entre nos deux nations", a-t-il dit, avant de préciser que "ces relations entre nos deux pays, entre nos deux peuples (...) sont anciennes, profondes ; elles sont marquées par des liens humains uniques". "La France y est profondément attachée et souhaite les préserver et les développer. Récemment, le président de la République a rappelé son profond respect pour le peuple algérien", a-t-il ajouté.
Ces propos du chef de la diplomatie française interviennent au lendemain de la sortie d'Abdelmadjid Tebboune, lequel a réclamé, en réaction aux propos de Macron qui avait suscité la colère d'Alger, "le respect total" de l'Etat algérien, condition à ses yeux à un éventuel retour de l'ambassadeur d'Algérie à son poste à Paris.
Abdelmadjid Tebboune répondait au président français, Emmanuel Macron, qui avait évoqué un "système politico-militaire" algérien "fatigué, fragilisé par le Hirak", qu'il accusait d'entretenir une "rente mémorielle" en réécrivant une "histoire officielle" basée sur la "haine de la France". Tout en estimant qu'il n'y avait "rien d'irréversible" dans les relations diplomatiques, le chef de l'Etat algérien a insisté sur le fait que "l'Etat est debout avec tous ses piliers, avec sa puissance, la puissance de son armée et son vaillant peuple".
Il a également insisté sur le fait que l'histoire ne doit pas être "falsifiée".
Histoire, sans doute, de jouer la carte de l'apaisement, Jean-Yves Le Drian a usé d'éléments de langage, certes diplomatiques, mais qui semblent trancher avec les propos jugés "inacceptables" de Macron. "(...) Nous sommes convaincus de l'intérêt commun de nos deux pays à travailler ensemble dans tous les secteurs", a-t-il avancé tout en ajoutant que "cette vision des relations entre nos deux nations est, je crois, partagée par beaucoup de responsables algériens, à tous les niveaux".
Il a témoigné avoir travaillé avec certains "d'entre eux (responsables algériens)", "de manière approfondie au cours des dernières années sur de nombreux sujets d'intérêt commun et nous sommes toujours parvenus, même dans la difficulté, à trouver des solutions lorsque des problèmes sont survenus. Cela vaut aussi, je le dis ici, sur les questions migratoires", qui ont constitué l'autre pomme de discorde, ces derniers temps, entre les deux pays.
Cette crise diplomatique, la plus grave entre l'Algérie et la France depuis des années, a été provoquée par des déclarations du président Emmanuel Macron qui s'interrogeait devant des jeunes sur le passé de l'Algérie. "(...) La construction de l'Algérie comme nation est un phénomène à regarder. Est-ce qu'il y avait une nation algérienne avant la colonisation française ? Là est la question (...)", s'était-il interrogé, selon les propos rapportés par le journal Le Monde relatant une rencontre entre le chef de l'Etat français et des jeunes dont les ascendants avaient un lien avec l'Algérie.
Emmanuel Macron a tenté, lors d'une interview accordée à France Inter, de calmer la tempête soulevée par ses propos. Mais en vain, au regard des réactions enregistrées en Algérie. Outre le rappel de son ambassadeur, l'Algérie a interdit aux avions militaires français son espace aérien. "(...) Actuellement, nous sommes agressés dans notre chair, notre histoire, dans nos martyrs, nous nous défendons comme nous pouvons", a réagi Abdelmadjid Tebboune.
La sortie publique de Jean-Yves Le Drian prépare-t-elle le terrain à d'autres gestes d'apaisement de la part des autorités françaises ? Cela n'est pas exclu, d'autant qu'Emmanuel Macron devrait s'exprimer de nouveau lors d'un discours qu'il va prononcer à Paris à l'occasion de la célébration du 60e anniversaire des événements du 17 Octobre 1961 durant lesquels, des dizaines d'Algériens qui manifestaient en faveur de l'indépendance ont été réprimés ou tués.
Ce sera probablement l'occasion pour le chef de l'Etat français de rectifier le tir et de faire d'éventuelles annonces dans l'espoir de renouer le fil du dialogue entre Alger et Paris.

Ali BOUKHLEF


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.