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Le PT fustige le gouvernement
Orientations économiques et entraves aux libertés
Publié dans Liberté le 02 - 12 - 2021

Considérant que les nouvelles orientations économiques du gouvernement vont dans le sens des desiderata du FMI qui vient de lui décerner un satisfecit, le PT tire la sonnette d'alarme et met en garde contre leurs conséquences sur la stabilité du pays.
Dans un communiqué de son bureau politique publié hier, le Parti des travailleurs a fustigé le gouvernement dont les décisions politiques et économiques prises ces derniers temps sont considérées comme porteuses de risques pour la stabilité du pays. "Au moment où les plus grands dangers guettent notre région, en général, et notre pays, en particulier, du fait de la présence, y compris militaire, de l'entité sioniste à nos frontières Ouest, posant l'urgente nécessité de renforcer les ressorts de la nation par des politiques conformes aux aspirations et attentes de la majorité du peuple, le gouvernement ne semble pas mesurer la gravité de ses décisions et les risques qu'elles font peser sur la stabilité de notre pays", s'alarme le PT. "Sinon, comment expliquer qu'il poursuive la répression tous azimuts des libertés, les arrestations pour délit d'opinion ?" se demande-t-il.
Selon la formation de Louisa Hanoune, la perspective de la suppression des subventions va attenter au caractère social de l'Etat algérien consacré par la Révolution d'indépendance. "Comment expliquer le fait qu'il ait osé faire ce que nul autre gouvernement n'a osé faire avant lui depuis l'indépendance, y compris lorsque le FMI et la BM imposaient leurs potions mortelles : supprimer dans la LF à travers l'article 187 les transferts sociaux, c'est-à-dire le soutien de l'Etat aux produits alimentaires de première nécessité et les subventions aux prix du gaz, de l'électricité, de l'eau, des transports, du soutien aux secteurs de la santé, de l'éducation nationale, du logement...
Ce qui va donner le coup de grâce à toutes les conquêtes du peuple algérien arrachées au prix de 1,5 million de martyrs, accélérer l'effondrement social en cours et détruire ce qui reste comme liens positifs entre les citoyens et l'Etat", s'indigne le PT avant de s'interroger encore : "Le gouvernement ignore-t-il que plus de 80% de la population sont désormais pauvres avec la flambée meurtrière continue et incontrôlée des prix détruisant violemment le pouvoir d'achat de l'immense majorité et entraînant la disparition des couches moyennes ? Qui pense-t-il aussi leurrer lorsqu'il affirme que l'Etat n'a pas décidé d'abandonner son rôle social, que son objectif est de rationaliser le soutien ?" Fidèle à sa politique de défense des travailleurs et hostile au libéralisme sauvage et débridé, le PT fustige de nouveau la loi de finances 2022.
"De toutes les lois de finances élaborées et mises en œuvre par les différents gouvernements depuis l'indépendance, celle qui vient d'être approuvée par le Parlement est de loin la loi la plus régressive et la plus dangereuse pour le pays car, à travers la suppression des transferts sociaux et des subventions socioéconomiques, c'est-à-dire l'abandon par l'Etat de son rôle social, elle remet en cause les fondements sociaux de l'Etat algérien tels que pensés par les combattants pour l'indépendance nationale et consolidés par les luttes et les sacrifices du peuple travailleur, et elle programme le démantèlement du secteur public", estime ce parti. Dans le même contexte, elle s'attaque au gouvernement auquel elle attribue la volonté de démanteler le groupe Cosider.
Considérant que les nouvelles orientations économiques du gouvernement vont dans le sens des desiderata du FMI qui vient de lui décerner un satisfecit, le PT tire la sonnette d'alarme et met en garde contre leurs conséquences sur la stabilité du pays. "C'est en soi la confirmation de l'extrême dangerosité des politiques socioéconomiques en cours.
Car les institutions financières internationales sèment partout la désolation en imposant la désertification industrielle et sociale, ainsi que le pillage étranger qui ont provoqué les guerres de dislocation, notamment sur notre continent, dont la Somalie est l'exemple le plus barbare. Quelle Algérienne, quel Algérien peut permettre que la nation algérienne plonge dans le chaos par la destruction de ses bases matérielles ?" conclut le texte.

Ali Boukhlef


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