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Nécessité d'associer les acteurs économiques
Révision de l'accord d'association
Publié dans Liberté le 02 - 12 - 2021

L'intérêt de la partie algérienne ne réside pas dans la révision des clauses de l'Accord d'association avec l'Union européenne, mais dans la valorisation de son contexte socioéconomique. C'est du moins ce qu'a indiqué, hier, Akli Moussouni, expert senior/cabinet Conseil en ingénierie expert (CIExpert), au Forum d'El Moudjahid. L'accord d'association est, à la fois, une opportunité et une contrainte, soutient l'expert. "La démarche de conception de nouveaux dispositifs de fonctionnement des secteurs agricole et agroalimentaire constitue pour nous une réponse, la seule, à l'accord d'association avec l'Europe et le marché mondial", affirme Akli Moussouni. Ce denier a insisté sur les conditions de valorisation des produits agricoles et agroalimentaires, regrettant l'absence "d'un marché national normalisé".
Il a fait remarquer que 80% des intrants de l'industrie agroalimentaire sont importés. Akli Moussouni pointe, également, "la faiblesse" du produit algérien non compétitif et non certifié. Selon lui, l'application de l'Accord d'association "ne permet pas à l'Algérie de tirer profit dans les conditions de fonctionnement de sa machine de production". Cependant, la non-application de l'accord risque, par ailleurs, "de sanctionner des opérateurs qui peuvent placer leurs produits sur le marché européen". Durant son exposé, l'intervenant soutient que les clauses de l'Accord d'association ont été appliquées, indirectement, à travers les exonérations fiscales et douanières accordées dans le cadre de l'Agence nationale de développement de l'investissement (Andi), qui ont accentué le déséquilibre de la balance des échanges avec l'Europe en tant que premier fournisseur de l'Algérie. L'Accord d'association a aussi dopé des filières "de production nationale" qui dépendent des intrants importés, ce qui a aggravée leur fragilité.
C'est en ce sens qu'Akli Moussouni plaide pour le développement de produits de substitution à l'importation et des produits destinés à l'exportation pour diversifier les recettes en devise. À l'opposé de l'argumentaire développé par M. Moussouni, le président la Confédération algérienne du patronat citoyen (CAPC), Sami Agli, a insisté sur le caractère déséquilibré de l'Accord d'association "en faveur de la partie européenne". Une évaluation de l'impact de l'accord sur le commerce extérieur de l'Algérie sur 10 ans, de 2005 à 2015, conforte ce constat. Selon Sami Agli, l'Accord d'association a favorisé plus l'importation que la production.
De 2005 à 2015, l'Algérie a importé pour 2 020 milliards de dollars de l'Union européenne. Alors que les exportations algériennes vers l'Union européenne sont évaluées à moins de 14 milliards de dollars, tous produits confondus. Les investissements européens en Algérie sont jugés faibles. "Nous avons besoin de cet accord. Nous avons besoins de pérenniser et de préserver la grande relation avec notre partenaire européen", affirme, néanmoins, le président de la CAPC, estimant que l'accord doit contribuer à renforcer la base industrielle de l'Algérie. Sami Agli a insisté sur la nécessité d'associer les acteurs économiques aux négociations sur la révision de l'Accord d'association. Il plaide pour l'assainissement du climat des affaires, soulignant le lien "intime" entre l'exportation et l'investissement.

Meziane Rabhi


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