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MSF accuse la coalition menée par l'Arabie saoudite
Frappe meurtrière au Yémen
Publié dans Liberté le 24 - 01 - 2022

L'ONG a réagi en condamnant les raids sur Sanaa et fait porter "incontestablement" l'entière responsabilité à la coalition menée par l'Arabie saoudite de l'horreur commise dans la capitale yéménite.
Médecins Sans Frontières a dénoncé les frappes aériennes de la coalition arabe qui ont ciblé une prison à Sanaa et estimé que "la responsabilité de la coalition menée par l'Arabie Saoudite au Yémen est incontestable", assure l'ONG. MSF a dénoncé une frappe aérienne "injustifiable" sur une prison tenue par les rebelles houthis ayant fait au moins 70 morts vendredi dernier. Face à la vague de dénonciations et d'indignations enregistrée à travers le monde, la coalition affirme qu'elle n'est pas derrière ces raids et que les houthis qui l'accusent se livrent à la "désinformation". "Personne ne peut contester qu'il s'agit d'une frappe aérienne, tout le monde à Saada l'a entendue", affirme ainsi un membre du personnel de MSF, cité dans un communiqué de l'ONG. "J'habite à un kilomètre de la prison et ma maison a tremblé à cause des explosions", poursuit-il, sous le couvert de l'anonymat.
L'ONG, qui accuse la coalition d'avoir déjà bombardé "à cinq reprises des structures MSF et des hôpitaux soutenus par MSF, ainsi que de nombreuses autres cibles civiles", décrit le chaos total dans les infrastructures de santé de Saada avec "des blessés allongés sur le sol" parce qu'il n'y a "pas assez de lits pour tous". Le ministère de la Santé tenu par les houthis, qui a revu le bilan des victimes à la hausse, a fait état de 82 morts et 266 blessés, assurant que des victimes pourraient encore être sous les décombres, un bilan invérifiable dans l'immédiat de source indépendante. "C'est la dernière d'une longue série de frappes aériennes injustifiables de la coalition emmenée par l'Arabie Saoudite contre des écoles, des hôpitaux, des marchés, des fêtes de mariage et des prisons", accuse Ahmed Mahat, chef de la mission de MSF au Yémen.
Mais Riyad, qui est depuis 2015 à la tête d'une coalition militaire appuyant les forces progouvernementales yéménites face aux houthis proches de l'Iran, dément fermement être derrière l'attaque de vendredi à Saada. Selon l'organisation indépendante Yemen Data Project, les raids de la coalition ont fait près de 9000 victimes civiles en sept ans. Par ailleurs, et pour éviter la réédition des attaques par drones, les Emirats arabes unis ont interdit pendant un mois l'utilisation de drones. "Le ministère de l'Intérieur suspend toutes les opérations de vol de drones et d'avions de sport pour les propriétaires, les praticiens et les amateurs de ces engins", selon un communiqué cité tard samedi soir par l'agence de presse WAM.
"Quiconque exercerait de telles activités pendant cette période – à partir du samedi 22 janvier et pour un mois – et ne respecte pas les directives assumera ses responsabilités légales", a-t-il dit. Le ministère a justifié cette mesure par "une utilisation abusive constatée récemment" où les utilisateurs "entrent dans des zones où ce genre d'activités est interdit". "Ceux qui ont besoin de piloter des drones pour le travail doivent demander les autorisations nécessaires", a-t-il ajouté. Les houthis ont mené des multiples attaques contre l'Arabie Saoudite, mais l'attaque contre Abou Dhabi a été la première reconnue par les Emirats arabes unis à l'intérieur de leurs frontières.

R. I./Agences


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