RESUME : Hayet rassure son amie sur son physique qui est loin d'être désagréable et lui confirme que Ramzi s'intéresse à elle. Ce dernier vient de rentrer sur Alger… Après le dîner, elles continuèrent à papoter jusqu'aux premières lueurs de l'aube lorsqu'elles tombèrent inertes dans les bras de Morphée Amel se rendit en retard à son travail, tandis que Hayet qui ne travaillait pas ce jour-là est rentrée chez elle. En fin de journée, alors qu'elle s'apprêtait à fermer son bureau, Amel reçoit l'appel si attendu de Ramzi : - Je suis à Alger… lui dit-il. Cela avait suffi pour la mettre dans tous ses états. Elle ne savait pas par quel miracle elle avait pu rentrer chez elle ce jour-là. Ils avaient convenu de se revoir dès le lendemain dans l'après midi… Et suivant les conseils de son amie, Amel se rendit chez sa coiffeuse qui la métamorphose. Elle s'habille d'un pantalon et une tunique de couleur sombre qui faisait ressortir son teint laiteux. Et se rendit ensuite, l'âme en détresse, à son lieu de rendez-vous. Ramzi, lui avait proposé de la récupérer près d'une école primaire, qui se trouvait non loin de chez-elle, mais elle avait refusé, préférant le rejoindre plus loin. Pour être à leur aise, ils avaient choisi un salon de thé un peu à l'écart de la ville… Un salon où Ramzi connaissait tout le personnel… Avait-il l'habitude de ramener ses conquêtes ici ?… Elle n'eut pas le temps de se poser des questions, puisque Ramzi lui prenait le bras pour la diriger vers une table au près d'une fenêtre qui donnait sur un magnifique jardin. Sans lui demander son avis, il commande deux coupes de glace. Un commandant partout… se dit Amel, qui remarquait surtout que Ramzi était très à l'aise dans cet endroit… - Faïza est rentrée… lui dit-il malicieusement comme pour engager une conversation qui tardait à venir… Elle m'a demandé de t'inviter à la maison… - Comment, tu lui a dis qu'on se voyait ? - Oui. Pourquoi veux-tu que je le lui cache… et si cela peut te rassurer, elle est très heureuse de nous savoir ensemble. - Mais…mais…. - Mais quoi… ? - Mais, je ne vois pas pourquoi tu prends les devants Razmi…et si jamais… - Si jamais cela ne marche pas entre nous… hein, c'est ce que tu voulais dire Amel… - Euh... oui… - Pourquoi anticipes-tu les choses Amel… Pourquoi es-tu si pessimiste… Je ne te plais donc pas... À cette remarque, Amel eut le souffle coupé. Il ne lui plaît pas… ! Lui qui a pu faire battre son cœur à la première minute… Lui qui a réussi à lui faire passer des nuits blanches depuis le jour où elle l'avait rencontré… ? Non… non… il exagère vraiment… - Non... ce n'est pas ça Ramzi… - C'est quoi alors ? Au fait, je te pose une question : Amel suis-je ton style d'homme ou pas… Je veux que tu sois franche avec moi… Ne crains rien, j'estime que je suis assez grand pour faire face à la réalité. Amel baisse les yeux et se met à jouer avec sa cuillère avant de répondre : - Tu es merveilleux Ramzi… Tu es un type bien, un homme tel que je n'en ai jamais rêvé de rencontrer. J'ai tellement peur… - Mais de quoi… ? - Peur de ce bonheur, qui me paraît fragile, et déconcertant…. - Pourquoi dis-tu cela… ? - Parce que je te trouve trop beau pour moi… Voilà. Tu mérites une femme beaucoup plus belle, beaucoup plus instruite. Ramzi la regarde un momwent sans rien dire, puis prend cet air taquin propre à lui, et Amel perdit encore une fois les pédales devant son regard… - Tout ce que tu viens de débiter ne répond pas à ma première question. Je ne te plais donc pas… ? Elle baisse les yeux, puis lui dit d'une voix à peine audible : - Bien sûr que tu me plais Ramzi, sinon je ne serais pas ici avec toi…. - Sinon tu n'aurais pas aussi répondu à mon billet… Le billet… ? Ah oui, elle l'avait complètement oublié ce billet qu'elle gardait précieusement pourtant au fond de son sac. - Non bien sûr… et puis… je… je... n'ai jamais pu répondre à une proposition galante… ni à l'université, ni au bureau, ni ailleurs… - Ne me dis pas qu'aussi belle que tu es... tu n'as jamais connu d'hommes… ! - Si…j'en ai connu, mais aucun ne me plaisait… J'ai même été fiancée une fois… - Et alors…? - Eh bien... j'ai rompu à quelques jours de mon mariage… Y. H. (À suivre)