Confinement partiel imposé dans 18 communes de Sétif : soulagement chez les citoyens    L'UE réaffirme sa position de non reconnaissance de la marocanité du Sahara Occidental    Mahieddine Tahkout auditionné pour son implication dans plusieurs affaires de corruption    La justice libanaise este en justice le représentant de Sonatrach    IMPORTATION DE VEHICULES NEUFS EN ALGERIE : Le ministre de l'Industrie se prononce de nouveau    Compétition Hack Algeria PostCovid-19: sélection de 20 porteurs de projets innovants    MULTIPLICATION DES CAS DE CORONAVIRUS A ORAN : Les médecins tirent la sonnette d'alarme    SETIF : Retour au confinement partiel de 13h00 à 05h00    Boukadoum prend part à la 9e réunion ministérielle du FCCEA    M'sila: nécessité d'accélérer les travaux de la station déminéralisation de Hamam Dhalaa    Laghouat: équipement du laboratoire du nouveau CHU en appareil de dépistage du Covid19    475 nouveaux cas confirmés et 9 décès en Algérie    JM Oran-2022: le COJM mobilisera près de 1 milliard de dinars pour l'équipement des sites    Le Président Tebboune préside une séance de travail sur l'élaboration du plan national de relance socio-économique    Afrique du Nord/économie: un recul de 4,2% prévu en 2020 à cause du covid-19    Deux listes se disputeront l'instance présidentielle    «L'Algérie ne souffre pas de manque de ressources»    Manifestation dans la province de Hassaké contre la présence des troupes américaines    Courrier des lecteurs    Les Algériens Benchabla et Mordjane dans le Top 10    Fermeture de la Grande Poste suite à la mort suspecte d'un employé    Ennio Morricone, le Beethoven du western spaghetti    L'Unesco alerte sur une «escroquerie» aux biens culturels issus d'Afrique    Un bon, une brute, un truand, un harmonica et un pan du mur de ma jeunesse qui s'écroule !    Benhadid réhabilité    Reprise des négociations à Londres pour un accord post-Brexit    Le ton monte entre Pékin et Ottawa    Deuxième tir de roquettes contre des intérêts américains en 24 heures    Décès du bâtonnier Brinis Ammour    Treize activites acquittés    83 ha de récoltes ravagés depuis début juin    Les programmes achevés distribués avant la fin de l'année    "Interdiction de toucher aux statuts des fédérations"    La Juventus pied au plancher    La JSK, l'USMA et le PAC perçoivent les primes de la CAF    "Il reste encore 80 crânes de résistants des Zaâtcha"    Le théâtre pour conter la tolérance    Une nouvelle alliance entre l'homme et les sciences    Des structures baptisées des noms du Chahid Din Amhamed et du Moudjahid Zenati Bikat    E-conférence – AIPS : Le président Merlo insiste sur l'accès aux sources    On vous le dit    Prix du Brent : Petite hausse pour commencer la semaine    «Un mépris confondant et scandaleux envers ceux que la France coloniale a exploités, opprimés et massacrés»    La FAF veut «assainir» le métier    Décès de Bettina Heinen-Ayech : La Mahouna s'est effondrée    "Papicha" de Mounia Meddour au 9e Festival du cinéma arabe de Séoul    El Tarf: Décès du bâtonnier Brinis Ammour    Football national: Où sont passés les clubs formateurs ?    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Risque de perturbations dans la filière lait
Flambée des prix du maIs et du soja sur le marché international
Publié dans Liberté le 29 - 05 - 2008

Les éleveurs, en difficulté, se plaignent de la cherté des aliments de leur bétail.
La flambée des prix du maïs et du soja sur le marché international n'a pas été sans conséquences sur les activités des éleveurs. Ceux-ci se plaignent de la cherté des aliments de bétail. Une telle situation risque de provoquer des perturbations dans la production du lait cru en Algérie. Certains éleveurs tirent, en effet, la sonnette d'alarme parce qu'ils ne peuvent plus faire face à leurs dépenses.
Ils craignent, par conséquent, que le lait qu'ils produisent ne connaisse de mévente. Car, devant un tel constat, ils seraient dans l'obligation de répercuter la hausse du prix de ces aliments sur celui du litre de lait cru commercialisé. Ils déplorent le fait que les pouvoirs publics subventionnent beaucoup plus l'importation de la matière première, à savoir la poudre de lait, que la production du lait cru lui-même. Les éleveurs de vaches laitières demandent ainsi l'intervention de l'Etat pour trouver une solution à leur problème. Sinon, ils finiront vraisemblablement par abandonner leur métier et s'orienter vers d'autres activités.
Si les responsables concernés ne se penchent pas sérieusement sur leur cas, c'est toute la filière qui en pâtira. Il faut noter que ce n'est pas la première fois que la filière enregistre de telles difficultés. La fameuse hausse des prix de la poudre du lait sur le marché mondial a, pour rappel, engendré il y a quelques mois de sérieuses contraintes aux producteurs Algérie. Ce qui a perturbé la commercialisation du lait pasteurisé en sachet pendant de longs mois.
La production de lait pasteurisé, qui représente 90% de l'activité des laiteries, est tributaire des importations de la poudre, sachant que le lait de vache collecté n'a qu'un taux d'intégration de 30%. Selon certaines statistiques, l'Algérie ne compte que 900 000 vaches laitières. D'où l'intérêt de continuer à importer ce produit. Or, des enjeux politico-économiques, résultant du retrait de la subvention aux exportations au sein de l'Union européenne, constituent aussi une autre raison qui a favorisé cette hausse. Les quantités disponibles sur le marché étaient durant une certaine période réduites puisque seules les unités du groupe public Giplait continuaient à le produire. Les producteurs privés, en revanche, ont décidé d'arrêter la production.
Contre le risque d'asphyxie de la filière du lait, il est demandé aux autorités de mettre rapidement en place une stratégie de relance de l'activité. L'augmentation des prix au niveau international avait suscité les craintes des producteurs nationaux de lait, d'autant qu'ils sont tenus de puiser dans leurs stocks sans pouvoir remplacer les quantités utilisées par de nouveaux achats. Chaque unité, qui produit 200 000 litres de lait pasteurisé/jour, perdait à cause de la hausse des prix de la poudre qui avait atteint, il y a quelques mois, 5 035 dollars US sur les marchés internationaux plus de 3 millions de DA. La compensation financière de la part de l'Etat, tant souhaitée par ces producteurs, évitera par conséquent l'asphyxie de ces unités.
En Algérie, si cette hausse des prix n'avait pas été jugulée à travers une stratégie de soutien par l'Etat au gré d'actions de subvention, elle aurait entraîné inéluctablement l'effondrement de l'ensemble du tissu industriel réalisé autour de la filière lait. Le gouvernement a toutefois pris la décision de maintenir le prix subventionné à 25 DA le sachet. Mieux, l'Etat a décidé de créer un Office national du lait pour parer aux éventuelles pénuries. Cet office aura pour mission la régulation du marché national, soit par l'importation du lait et sa distribution aux transformateurs, à des prix raisonnables ou par des subventions directes aux transformateurs du lait, lorsqu'il s'agit du sachet de lait pasteurisé.
Par ailleurs, le projet de rapport sur la stratégie industrielle met l'accent sur les possibilités de développer cette filière. Elle dispose d'un large marché, la demande est évaluée à 3,5 milliards de litres/an. La consommation par habitant est évaluée au-dessus de la moyenne régionale, soit près de deux fois celle au Maroc. Cependant, le marché n'est couvert par la production nationale de lait frais qu'à hauteur de 57%.
Durant toute la décennie, ce taux de couverture a stagné autour de 50%, or seuls 10% de la production de lait cru sont collectés. L'Algérie demeure donc parmi les premiers pays importateurs mondiaux de poudre de lait. Les usines publiques et privées ont une capacité de production de 2,7 milliards de litres, c'est-à-dire bien au-delà des capacités nécessaires au traitement du lait collecté ou importé. L'Etat a dégagé, en avril 2007, rappelle-t-on, une enveloppe de 15 milliards de DA pour soutenir le prix du lait sur toute l'année 2007.
Une somme de 6 milliards de DA a déjà été attribuée au groupe public Giplait par le biais de sa filiale Milk Trade pour qu'il puisse importer immédiatement 20 000 tonnes de poudre lait à distribuer d'une manière équitable entre les transformateurs publics et privés.
Badreddine KHRIS


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.