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L'étonnant Monsieur Martinez
Publié dans La Nouvelle République le 16 - 06 - 2012

Du 8 juin, qui coïncide avec la Journée de l'artiste, jusqu'au 11 du même mois, l'artiste Hachemi Ameur, directeur de l'Ecole nationale des beaux-arts de Mostaganem, réitère un geste immense qui tient du miracle.
En effet, l'on se demande encore comment fait ce personnage attachant pour réunir des dizaines d'artistes venus d'horizons divers pour une rencontre annuelle qui tend à se transformer en grand- messe des arts dans cette ville, devenue à chaque mois de juin un événement incontournable, construit sur une rencontre régulière autour de l'art contemporain avec des expositions diverses, des débats, conférences, workshops, échanges divers. Pour cette année, autour de l'art contemporain et de l'interrogation sur la mémoire, du 8 au 11 juin, la rencontre s'est voulue internationale, largement ouverte aux pays arabes et à l'Europe. Des spécialistes, théoriciens et praticiens sont venus de Palestine, de Tunisie, du Maroc, du Bahreïn, du Yémen, de France, de Belgique... «Most'art» est cette année dédié à l'immense Denis Martinez qui parraine l'édition, organise un workshop qui fait écho avec celui réalisé dernièrement avec des étudiants de cette structure qui promet de bien belles choses en capitale mostaganémoise. «Tracto M'zoueq» est donc un événement réalisé sur un tractopelle immense, peint de mille et une nuances, points de départ et points d'arrivée. Denis Martinez, accompagné d'une flopée d'artistes en devenir, aura catalysé quelques bonnes réactions de ces jeunes pinceaux qui l'ont suivi de près dans un parcours artistique étonnant. L'action était simple, prendre un bulldozer, le peindre en plusieurs parties et en faire un objet magique sur une procession initiatique jusqu'au nouveau chantier de l'Ecole des beaux-arts en gestation. Les fins limiers auront apprécié l'humour décalé de ce «bull» taureau de fer quand on sait que Maâlem Bahaz, de Diwane Blida, n'est jamais loin de Denis Martinez pour quelques bonnes lampées de gnawi pur jus. Le sacrifice d'un taureau noir s'est donc, par les arts, transformé en «voyage» d'un symbolique animal de fer... L'on se dit alors, où ce plasticien chevronné va chercher ses idées !? Pour transformer un objet usuel en cérémonial puissant. Cette rencontre avec les étudiants et les âmes damnées a laissé aussi le champ à des projections de films en compagnie de Dominique Devigne, de Claude Hirsch avec des conférences-débats à la clé, à l'exemple de la galeriste Karima Celestin, qui a évoqué «Une passion ou le parcours d'une galeriste», qui sera suivie par le très discutable théoricien contrarié, Ali El-Hadj Tahar, partant sur des envolées terribles autour de «L'art algérien et les défis de la modernité», Dalila Morsly et son ombre bienveillante...Le reste sera laissé à une très belle expérience partagée avec Philippe Foulquier qui avait eu à créer et à gérer l'immense Friche Belle de Mai de Marseille, un lieu désaffecté transformé en lieu miraculeux de production de culture, un exemple à suivre. «Quand l'art contemporain revisite le patrimoine» a été un thème abordé par Mme Florence Morali. On aura noté aussi la présence de la star du design industriel, Abdelkader Abdi, qui est venu partager une somme d'expériences sur une «leçon» de design en compagnie d'une assemblée nombreuse curieuse de connaître sa démarche. Les expositions se sont suivies et ne se ressemblaient point avec des concours divers pour des jeunes élèves de collège primés à la fin de l'événement, des concerts de musiques avec la présence d'artistes comme la jazzwomen Keiko Nimsay, ainsi que des plasticiens venus d'horizons divers comme Karim Sergoua, Mustapha Guerziz, Kheira Slimani, Ouattou Abderahmane, Mustapha Sedjal, qui ont animé divers ateliers de création en compagnie d'artistes en devenir de l'Ecole des beaux-arts de Mostaganem. Une grande exposition a aussi réuni un aréopage d'artistes venus des pays cités plus haut en compagnie d'artistes venus de toute l'Algérie, de Maghnia à Annaba, en passant par le Sud algérien. Avec Rachid Djemaï, Moussa Bourdine, Rachid Akkache, pour chacun, une fresque offerte aux regards du public et une exposition de peintures et de sculptures, montée à la maison de la Culture Ould-Abderahamane-Kaki, tout cela en compagnie de la dynamique Direction de la culture de Mosta, avec Fathy Bourayou, Tidjani Benlarbi, Ali Silem, Samia Skenazene, Kamel Yahiaoui, Salah Hioun, Myriam Aït El Hara, Yamo, Bakli, Saïd Chender, Mustapha Nedjaï, Anissa Aïdoud, Saïd Debladji, Stambouli et de nombreux autres plasticiens qui nous excuseront de l'omission. Il va sans dire que cette rencontre autour de l'art contemporain continue malgré ses manques de créer une grande émulation avec une présence régulière, un accueil bon enfant et une volonté de fer d'établir le didactique comme moyen de faire connaître et apprécier les arts différents sur des concepts simples d'échanges d'expériences, ce qui, avec les milliards dépensés dans les grandes capitales et dans les structures censées êtres plus professionnelles, n'est jamais arrivé. Réunir des intellectuels, des praticiens de tous bords sans frictions et sans massacres reste un délicat exercice qui a été réussi par le sémillant Hachemi Ameur. L'alchimie n'est pas gratuite, elle relève du bon sens et de la bonne gestion, le résultat se compte au mérite. Souhaitons donc à Most'art longue route, et rendez-vous est pris à la prochaine édition. «Most'art». Rencontre internationale d'art contemporain de Mostaganem, du 8 au 11 juin 2012, avec l'Association des beaux-arts de Mostaganem Mohamed-Khadda et la direction de la Culture de Mostaganem.

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