Le procès de Karim Tabou reporté au 16 novembre    Des rappelés de la décennie noire manifestent à Lakhdaria    Une troisième voie au FFS    Le hub de Tam fait jaser    Des citoyens ferment la voie de la Grande poste    L'ONU lance le Forum du dialogue politique libyen    Macron, Erdogan, Djaballah et la rue arabe    Davies out pour huit semaines    Comment quatre jeunes ont ressuscité un village    Les Directions de l'environnement de wilaya organisent des opérations de reboisement    Actucult    Quand Magda Romi bégaie    En Syrie, un château des croisés tente de retrouver son lustre d'antan    Quand la politique chahute la stratégie de lutte    Entrée en vigueur du traité interdisant les armes nucléaires    trois manifestants tués en Guinée    Au moins 16 morts en Côte d'Ivoire...    La presse nationale relève la forte mobilisation des animateurs de la campagne référendaire    Zetchi salue le choix des joueurs expatriés et le rôle des parents    Les dates de l'AGO et de l'AGE fixées    Zelfani a lancé dans le bain ses jeunes recrues    Salah Lebdioui nommé ambassadeur d'Algérie en Suisse    Les souscripteurs protestent    "Les jours à venir seront plus difficiles à gérer"    Nouvelle alerte    Insuffisance de moyens dans les établissements scolaires    Les pertes estimées à environ 3 millions de dollars par jour    Le revers de la médaille    Société civile ou la nouvelle fabrique du militant errant !    Le gouvernement technocrate est-il la bonne solution ?    Le Sila aura bien lieu !    "Un écrivain doit s'inscrire dans des combats"    Mohamed Messaoudene. Porteur de projet d'agriculture bio : «Mon objectif est de promouvoir les produits agricoles locaux»    Oran : Coup d'envoi du Salon Batiwest    Commerces de la friperie à Constantine : Un rush qui traduit une triste réalité    6 grands bienfaits de consommer des fruits et des légumes tous les jours    Barça : Vers une démission de Bartomeu dès ce lundi ?    Sidi Chahmi et Hassi Ben Okba: Plus de 3 milliards pour des projets dans les zones d'ombre    Qu'est-ce qu'un « Hirak » qui n'a pour objectif que le « Hirak» ?    Traité virtuel    Ligue 1 - Mercato: Entre les espérances et la réalité du terrain    MC El Eulma: CSA - SSPA, un conflit dévastateur !    Mascara: Des promesses pour les porteurs de projets    La vente de produits pyrotechniques revient    Abdelmadjid Chikhi: Alger et Paris peuvent «avancer» sur les questions mémorielles    Tiaret: Exhumation des restes des corps de six martyrs    Le conseil de la Choura de l'UMA: l'accord du cessez-le-feu en Libye, un indicateur encourageant    L'ambassadeur de France en Algérie au « Le Quotidien d'Oran »: «Pour l'Algérie et la France, les défis sont communs»    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'étonnant Monsieur Martinez
Publié dans La Nouvelle République le 16 - 06 - 2012

Du 8 juin, qui coïncide avec la Journée de l'artiste, jusqu'au 11 du même mois, l'artiste Hachemi Ameur, directeur de l'Ecole nationale des beaux-arts de Mostaganem, réitère un geste immense qui tient du miracle.
En effet, l'on se demande encore comment fait ce personnage attachant pour réunir des dizaines d'artistes venus d'horizons divers pour une rencontre annuelle qui tend à se transformer en grand- messe des arts dans cette ville, devenue à chaque mois de juin un événement incontournable, construit sur une rencontre régulière autour de l'art contemporain avec des expositions diverses, des débats, conférences, workshops, échanges divers. Pour cette année, autour de l'art contemporain et de l'interrogation sur la mémoire, du 8 au 11 juin, la rencontre s'est voulue internationale, largement ouverte aux pays arabes et à l'Europe. Des spécialistes, théoriciens et praticiens sont venus de Palestine, de Tunisie, du Maroc, du Bahreïn, du Yémen, de France, de Belgique... «Most'art» est cette année dédié à l'immense Denis Martinez qui parraine l'édition, organise un workshop qui fait écho avec celui réalisé dernièrement avec des étudiants de cette structure qui promet de bien belles choses en capitale mostaganémoise. «Tracto M'zoueq» est donc un événement réalisé sur un tractopelle immense, peint de mille et une nuances, points de départ et points d'arrivée. Denis Martinez, accompagné d'une flopée d'artistes en devenir, aura catalysé quelques bonnes réactions de ces jeunes pinceaux qui l'ont suivi de près dans un parcours artistique étonnant. L'action était simple, prendre un bulldozer, le peindre en plusieurs parties et en faire un objet magique sur une procession initiatique jusqu'au nouveau chantier de l'Ecole des beaux-arts en gestation. Les fins limiers auront apprécié l'humour décalé de ce «bull» taureau de fer quand on sait que Maâlem Bahaz, de Diwane Blida, n'est jamais loin de Denis Martinez pour quelques bonnes lampées de gnawi pur jus. Le sacrifice d'un taureau noir s'est donc, par les arts, transformé en «voyage» d'un symbolique animal de fer... L'on se dit alors, où ce plasticien chevronné va chercher ses idées !? Pour transformer un objet usuel en cérémonial puissant. Cette rencontre avec les étudiants et les âmes damnées a laissé aussi le champ à des projections de films en compagnie de Dominique Devigne, de Claude Hirsch avec des conférences-débats à la clé, à l'exemple de la galeriste Karima Celestin, qui a évoqué «Une passion ou le parcours d'une galeriste», qui sera suivie par le très discutable théoricien contrarié, Ali El-Hadj Tahar, partant sur des envolées terribles autour de «L'art algérien et les défis de la modernité», Dalila Morsly et son ombre bienveillante...Le reste sera laissé à une très belle expérience partagée avec Philippe Foulquier qui avait eu à créer et à gérer l'immense Friche Belle de Mai de Marseille, un lieu désaffecté transformé en lieu miraculeux de production de culture, un exemple à suivre. «Quand l'art contemporain revisite le patrimoine» a été un thème abordé par Mme Florence Morali. On aura noté aussi la présence de la star du design industriel, Abdelkader Abdi, qui est venu partager une somme d'expériences sur une «leçon» de design en compagnie d'une assemblée nombreuse curieuse de connaître sa démarche. Les expositions se sont suivies et ne se ressemblaient point avec des concours divers pour des jeunes élèves de collège primés à la fin de l'événement, des concerts de musiques avec la présence d'artistes comme la jazzwomen Keiko Nimsay, ainsi que des plasticiens venus d'horizons divers comme Karim Sergoua, Mustapha Guerziz, Kheira Slimani, Ouattou Abderahmane, Mustapha Sedjal, qui ont animé divers ateliers de création en compagnie d'artistes en devenir de l'Ecole des beaux-arts de Mostaganem. Une grande exposition a aussi réuni un aréopage d'artistes venus des pays cités plus haut en compagnie d'artistes venus de toute l'Algérie, de Maghnia à Annaba, en passant par le Sud algérien. Avec Rachid Djemaï, Moussa Bourdine, Rachid Akkache, pour chacun, une fresque offerte aux regards du public et une exposition de peintures et de sculptures, montée à la maison de la Culture Ould-Abderahamane-Kaki, tout cela en compagnie de la dynamique Direction de la culture de Mosta, avec Fathy Bourayou, Tidjani Benlarbi, Ali Silem, Samia Skenazene, Kamel Yahiaoui, Salah Hioun, Myriam Aït El Hara, Yamo, Bakli, Saïd Chender, Mustapha Nedjaï, Anissa Aïdoud, Saïd Debladji, Stambouli et de nombreux autres plasticiens qui nous excuseront de l'omission. Il va sans dire que cette rencontre autour de l'art contemporain continue malgré ses manques de créer une grande émulation avec une présence régulière, un accueil bon enfant et une volonté de fer d'établir le didactique comme moyen de faire connaître et apprécier les arts différents sur des concepts simples d'échanges d'expériences, ce qui, avec les milliards dépensés dans les grandes capitales et dans les structures censées êtres plus professionnelles, n'est jamais arrivé. Réunir des intellectuels, des praticiens de tous bords sans frictions et sans massacres reste un délicat exercice qui a été réussi par le sémillant Hachemi Ameur. L'alchimie n'est pas gratuite, elle relève du bon sens et de la bonne gestion, le résultat se compte au mérite. Souhaitons donc à Most'art longue route, et rendez-vous est pris à la prochaine édition. «Most'art». Rencontre internationale d'art contemporain de Mostaganem, du 8 au 11 juin 2012, avec l'Association des beaux-arts de Mostaganem Mohamed-Khadda et la direction de la Culture de Mostaganem.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.