Pourquoi choisir de faire le portrait de Mme Zeghileche Dalila ? Parce que c'est une femme qui aime beaucoup son métier, apprécie les gens et aime rendre service. Pas à pas, Mme Zeghileche Dalila fait son chemin. Il y a bientôt un an, elle a gravi un nouvel échelon, et non des moindres, devenant la femme la plus active de la région. Sa forte personnalité, son charisme et sa distinction en font d'elle une femme d'exception. Avec sincérité et enthousiasme, on essayera de relater comment elle a tracé clairement sa route, celle de directrice de wilaya d'un secteur délicat et sensible, celui de la santé, sans pour autant négliger sa vie personnelle. D'ailleurs, elle est la seule femme DSP à travers le pays. Mme Zeghileche Dalila, médecin spécialiste en épidémiologie de l'université de Constantine, a exercé plusieurs années dans le secteur public avant de rejoindre son poste, en 2001, comme directrice de la santé dans la wilaya de Mila où elle acquiert une belle expérience. Etrange coïncidence ou simple destinée, fin 2010, la femme qui aime la perfection et la rigueur est affectée à exercer les mêmes fonctions dans la wilaya de Bordj Bou-Arreridj, où le secteur de la santé a été qualifié par le wali, M. Azzedine Mecheri de catastrophique. Fidèle au secteur de la santé et à ses qualités de femme médecin avant tout, et à nouveau, elle se trouve à la croisée des chemins et doit choisir entre un assainissement général du secteur, nécessitant des sacrifices et des luttes sur tous les fronts ou gérer le quotidien. Son choix est clair : «Je suis médecin et la prise en charge du malade dans des meilleures conditions est mon devoir.» Elle a choisi la voix la plus difficile. Elle doit affronter non seulement, les retards mais aussi la mentalité des partisans du moindre effort. N'imaginez pas un bureau spacieux, au sol recouvert d'une épaisse moquette ou d'un parquet et de meubles en bois exotique et de fauteuils de cuir. Mme Zeghileche Dalila est installée au cœur d'un ancien établissement hospitalier, et travaille aux côtés des collaborateurs de la direction. La femme qui n'a pas froid aux yeux, n'est pas allé par quatre chemins pour dénoncer les manquements dans son secteur. Elle a même déclenché des enquêtes sur quelques gestions dans des structures hospitalières : économat, médicament, personnel... Mais ses grands défis sont le lancement des projets en retard depuis 2009, réhabilitation des structures existantes, l'accueil des malades, la disponibilité des soins (médicaments, plateaux techniques, radiologie, laboratoires d'analyses) et des médecins. Une petite analyse des chiffres entre l'année 2010 et 2012 laisse paraître d'énormes différences. Les activités des maternités rurales ont reçu en 2010, 2 483 patientes contre 3 952 en 2012 ; le nombre d'accouchement est passé de 1 967 à 3 451. Concernant les soins principaux, 431 751 osculations en 2010 contre 595 612 en 2012, les vaccins de 627 225 à 662 126 et les passements de 198 334 à 260 305. Pour les urgences médicales, le nombre d'osculations en 2010 était de 208 414 en 2012, le nombre a atteint les 338 429, les vaccins sont passés de 156 503 à 156 503 et les passements de 63 484 à 50 389. Les services de la chirurgie dentaires, eux-aussi, ont connu une nette amélioration sur le plan qualité et services à travers toutes les structures de la wilaya. Une couverture totale avec soins. En 2010, le nombre d'osculation était de 30 269 contre 48 620 en 2012 dont 20 228 à 28 991 pour les soins et de 42 348 à 54 022 en 2012 pour l'arrachage. Pour l'imagerie médicale, le nombre de malades qui ont transité par ce service en 2010 est de 30 587 contre 33 173 en 2012. Les laboratoires des analyses médicales ont réalisé 100 210 analyses en 2010 contre 260 575 en 2012. En effet, en plus de sa disponibilité à servir son pays, cette dame a une capacité extraordinaire de lobbying et dispose d'un carnet d'idées bien garni. Dans une région où les préjugés sociaux sont tels que très peu de femmes ont le courage de monter sur la scène, des citoyennes comme le docteur Zeghileche Dalila méritent honnêtement la reconnaissance de toute la région pour services rendus. Comme elle dit toujours : «La question de la place de la femme dans l'entreprise ne s'est pas posée dans ma carrière et j'en suis heureuse. Je n'ai pas ressenti de difficulté ni de différence en étant une femme. J'ai postulé sur ces métiers en fonction de mes aptitudes, compétences et envies. Ces choix m'ont orientée vers des postes techniques et de management, où les femmes étaient peu présentes. Homme ou femme, pour moi le débat n'est pas là. En tant que manager, ce qui importe, c'est de ne jamais perdre de vue ses valeurs humaines telles que l'équité, le respect, la loyauté et le courage. Pour moi, ce qui compte, c'est d'entraîner mon équipe vers un objectif commun et de l'atteindre.» Les cinq principes Qualité Le malade est notre patron, la qualité est notre mission, et le meilleur rapport accueil/soins est notre objectif. Notre secteur s'engage à l'excellence à tous les niveaux. Nos actions sont dictées par ce désir impérieux de servir le citoyen, fruit de notre passion et de notre fierté de faire partie de la santé. La qualité de notre travail, résultant des efforts de chacun, est à l'origine de nos marques de qualité. Elle est la source de notre réputation à viser l'excellence. Responsabilité En tant qu'individus, nous exigeons une responsabilité totale pour nous-mêmes, en tant que collaborateur du secteur de la santé, nous contribuons de façon active au succès de tous. Nous avons délibérément choisi de nous distinguer de ces gestions trop hiérarchisées où la responsabilité individuelle se trouve diluée. Tous nos associés doivent assumer la responsabilité de leurs résultats, faire preuve d'initiative, de jugement et savoir prendre les décisions qui s'imposent. Nous recrutons des associées aux valeurs éthiques confirmées, aux compétences élevées dans leur fonction et nous leur accordons notre confiance. C'est pourquoi nous pouvons leur demander de se fixer des critères de performances élevés et de les assumer pleinement. Un bénéfice mutuel est un bénéfice partagé, un bénéfice partagé est un bénéfice durable. Nous considérons que le niveau de bénéfices mutuels devrait être le critère d'appréciation de nos relations dans le travail. Ces bénéfices peuvent prendre différentes formes et ne sont pas nécessairement de nature financière. De même, tout en cherchant à obtenir les conditions les plus intéressantes, le secteur de la santé se doit de n'entreprendre aucune action, qui soit au détriment de ceux avec qui nous travaillons. Efficacité Nos ressources sont utilisées à 100%, nous ne gaspillons rien et nous nous limitons aux domaines dans lesquels nous sommes experts. Comment respecter nos principes, offrir d'excellents soins et partager notre succès ? Ce qui fait notre force, c'est notre efficacité et notre capacité à organiser nos ressources – physiques, financières et humaines – pour atteindre un service maximum. Dans cette optique, nos soins et services sont conçus et faits, selon des règles strictes, au meilleur coût et avec une utilisation optimale des ressources, de même nous tendons à gérer l'ensemble de nos activités, selon les processus de décision les plus efficaces possibles. Liberté Sans liberté d'action, nous ne pouvons construire notre avenir, sans amour du métier, nous ne pouvons préserver notre liberté d'entreprendre.