«L'ANP œuvre sans relâche à la sécurisation des frontières»    Les députés valorisent l'engagement du Gouvernement de présenter la Déclaration de politique générale    Foot/ CHAN 2022: Algérie-Libye en ouverture le 13 janvier au stade de Baraki    Coronavirus: 3 nouveaux cas et aucun décès ces dernières 24h en Algérie    ONPO: 335 agences de tourisme autorisées à organiser la omra de l'année 1444 de l'hégire    La conjoncture difficile n'a pas eu raison de la détermination de l'Etat à préserver son caractère social    Escalade sioniste en Palestine: le silence de la communauté internationale déploré    «Toutes les conditions sont réunies pour son succès»    Ghardaïa: Deux morts et 17 blessés dans un accident de la route près de Mansoura    L'Algérie avance sur la voie de la véritable pratique démocratique    Benabderrahmane :«Près de 4 milliards USD à fin août 2022»    Ministère de l'Industrie: institution d'un comité de pilotage stratégique des filières textiles et cuir    Man City : Le taux de réussite délirant de Haaland    Real : Ancelotti n'accuse pas Benzema    Man City - Guardiola : "Certains joueurs n'étaient pas bons"    Benabderrahmane entame son grand oral    Elections communales partielles à Bejaia: la gestion participative domine la campagne    Ligue 1: l'ESS et le CSC se neutralisent, la JSK signe sa première victoire    Branchements illicites, manipulations frauduleuses sur les compteurs d'électricité: 1.814 cas de fraude et 436 dossiers devant la justice depuis janvier    Tiaret: L'appel des travailleurs de l'ONDECC    Commerce avec l'Algérie: L'Espagne a perdu plus de 230 millions d'euros en 2 mois    Entre contrebande et mauvaises habitudes: De nouveau, la pénurie d'huile de table    La pomme de terre victime de la pluie    Front social: La CSA veut être associée au dossier de revalorisation des salaires    L'invitation des artistes étrangers pour des spectacles fixée par décret    De l'engeance des «pourboireux»    Benabderrahmane au charbon    Anouar Malek arrêté en Turquie    En un combat douteux    Poutine promet la victoire en Ukraine    Verdict le 5 octobre    Un week-end pour la propreté    60 milliards de DA réalisés en 2022    «Le don des reins est en déclin permanent»    Tirage clément pour l'Algérie    Nne E.N. New-look?    Les effets d'une profonde prise de conscience    «Les archives ne sont pas la propriété de la France»    Hamza Bounoua commissaire pour la session 2024    L'Armée sahraouie mène de nouvelles attaques contre les forces d'occupation marocaines dans plusieurs secteurs    Le mouvement de la "Tunisie en avant" exprime son soutien au droit du peuple sahraoui à l'indépendance    Naissance de l'Association algérienne de l'anglais pour la science et la technologie    "Saint Augustin, un symbole de l'attachement à la patrie, à la paix et au dialogue"    Grazie Meloni !    Trabendisme mental !    Une sérieuse alerte    Mouvement dans le corps des Secrétaires généraux des wilayas    Sommet arabe d'Alger: Le compte à rebours a commencé    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Comparé par les Egyptiens à Djamal Abdelnasser
Publié dans La Nouvelle République le 08 - 09 - 2013

Les Egyptiens n'ont jamais cru qu'un jeune officier émerge au sein de l'institution militaire pour devenir l'idole du pays et sur lequel le peuple pourrait compter pour reconstruire l'Etat républicain. Les Egyptiens voient en le général Abdelfattah Al-Sissi, le Djamal Abdelnasser 2013, en mesure de guider le peuple égyptien vers un avenir meilleur.
Après la démission forcée de Hosni Moubarak et surtout après la prise du pouvoir en Egypte par les islamistes, ils étaient des milliers d'Egyptiens à penser à fuir le pays. La première personnalité politique qui a décidé de prendre la poudre d'escampette n'est autre que l'autre candidat aux élections présidentielles à savoir : le général Ahmed Chafik. Ce dernier a quitté l'Egypte en compagnie de sa famille à bord d'un avion appartenant à une compagnie aérienne émiratie le 26 juin 2012, soit deux jours seulement après que Mohamed Morsi, le candidat des Frères musulmans, avait été proclamé officiellement président de la République. Au moment où les islamistes savouraient leur victoire, c'est un peu «le sauve qui peut» ou « la grande vadrouille» chez les Egyptiens laïques ou ceux qui refusent de voir un jour l'Egypte en un Etat théocratique. Un grand nombre d'artistes, d'intellectuels, de chrétiens, d'hommes politiques démocrates et républicains ont déjà quitté également le pays, quelques jours seulement après l'investiture de Mohamed Morsi. Où va l'Egypte ? Telle était la question posée par des milliers d'Egyptiens après la prise du pouvoir par les islamistes. Il ne reste que la rue pour les Egyptiens qui refusent que leur pays redevient l'Afghanistan ou l'Iran. Après quelques manifestations, le sourire est revenu à cette catégorie d'Egyptiens lorsque le général Abdelfattah Al-Sissi a pour la première fois menacé d'intervenir si toutefois les partis politiques ne trouvaient pas un consensus à leurs différends. C'est à ce moment-là que les regards des Egyptiens se sont braqués sur l'officier, le seul espoir pour eux de sauver l'Egypte de la tyrannie des islamistes. Quelques jours après, Abdelfattah Al-Sissi, le jeune général égyptien, a décidé d'élever la voix en tirant le «tapis» de Mohamed Morsi, mettant fin ainsi fin au régime islamiste mené par les Frères musulmans. «Coup d'état militaire», crient les islamistes, redressement historique de la révolution répliquent les démocrates. La côte du général Abdelfattah Al-Sissi a atteint les sommets surtout après que ce dernier a tenu tête aux Etats-Unis d'Amériques et à certains pays comme le Qatar. «Aucune force au monde ne pourrait décider à la place des Egyptiens», a déclaré le général Al-Sissi, suscitant des tonnerres d'applaudissements des hauts cadres militaires. Pour démontrer sa crédibilité, Al-Sissi a appelé les Egyptiens à sortir dans la rue, afin que pouvoir lui soit donné pour combattre le terrorisme. Le pari a été gagné, car ce sont plus de 20 millions d'Egyptiens qui sont descendus dans la rue, donnant carte blanche à Al-Sissi. Né au Caire le 19 novembre 1954, Abdelfattah Al-Sissi étudie au Commanders & Staff Commanders College en Egypte, puis dans une académie militaire britannique. Il a également rejoint l'United States Army War College, comme de nombreux officiers de son pays. Il est décrit comme un «admirateur » de Djamal Abdelnasser. Il commence sa carrière militaire dans l'infanterie, devenant par la suite attaché militaire en Arabie Saoudite, puis commandant en chef de la zone nord d'Alexandrie. Ancien chef des services de renseignements militaires, il est décrit à la fois comme «nationaliste et conservateur», mais soucieux de préserver la stabilité de son pays et son alliance stratégique avec les Etats-Unis. En août 2012, il est président du Conseil suprême des forces armées et ministre de la Défense. Pendant les manifestations de juin-juillet 2013 contre le président Morsi, il juge qu'il est du devoir des forces armées «d'intervenir pour empêcher l'Egypte de plonger dans un tunnel de conflits» afin de prévenir «l'effondrement des institutions de l'Etat». A la même occasion, il fait déployer des hélicoptères de l'armée arborant le drapeau national au Caire, afin de renvoyer l'image d'une unité entre l'armée et le peuple. En somme, Abdelfattah Al-Sissi fait aujourd'hui l'événement comme l'avait fait précédemment Djamal Abdelnasser en Egypte, Mohamed El-Amari et Khaled Nezzar en Algérie. Ces hauts officiers ont été fidèles à la patrie et aux peuples, ont réussi à inscrire à jamais leurs noms dans l'histoire de leurs pays.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.