Qu'ils soient nés en France, dans l'Hexagone ou dans des pays occidentaux, ils n'ont pas hésité un seul instant à faire le choix de répondre positivement à l'appel du cœur et à celui de la nation algérienne. Ils sont animés d'un esprit patriotique inégalable, ils aiment leur pays. Ce sont des joueurs professionnels qui ont du talent à en revendre, qui sont pétris de qualité et n'ont pas hésité un seul instant à venir défendre les couleurs nationales. Eux, ce sont les Belfodil, Mandi, Mostefa, Kadir, Feghouli, Brahimi, Raiss Mbolhi, Ghoulam, Yebda, Meghni, Ziani, Zeffane, Belhadj et autres, qui sont devenus la fierté de toute l'Algérie. Ce sont des joueurs professionnels qui savent que le fait de figurer parmi les vingt quatre ou d'être sélectionné en équipe nationale - celle que l'on surnomme les Fennecs, les guerriers du désert ou les Verts - est un honneur pour eux. Leur seul souci est de voir l'Algérie parmi le ghota mondial et africain, et en aucun cas ils ne décevront les 40 millions d'Algériens. Ce sont des joueurs qui évoluent ensemble depuis 2004 et ils ont beaucoup gagné en confiance, ils ont mûri et ils jouent dans les plus grands championnats. Par leurs qualités, ils ont prouvé leur mérite de porter le maillot blanc, vert et rouge. Parmi les joueurs cités, il y a un joueur qui aurait pu réaliser une grande carrière footballistique mais la chance n'a pas été de son côté à cause d'une méchante blessure, il s'agit de M. Mourad Meghni. Il aurait sans nul doute été le leader des Verts, et rendu d'énormes services à l'équipe nationale algérienne avec sa touche de balle exceptionnelle. Un footballeur très dangereux le ballon au pied, c'est un garçon très honorable, sérieux, très respectueux, qui vous marque à jamais, c'est le bon exemple. C'est un joueur qui fait monter le ballon et fait jouer ses coéquipiers, et c'est lui qui fait tourner l'équipe. Il a été à l'origine de la qualification de l'Algérie à la coupe du monde de 2010 pour l'Afrique du Sud, les Pharaons d'Egypte en savent quelque chose. Malheureusement pour lui, la blessure le priva du Mondial, le mauvais sort s'est acharné sur lui. Cette génération de joueurs professionnels à l'image des Taider et ceux déjà précités venant d'outre-mer nous fait rappeler celle des années 1958 du front de libération nationale, la glorieuse formation de la liberté et de l'indépendance, composée de Rachid Mekhloufi, Abdelhamid Kermali, Hamid Zouba, Abderahmane Zouba, Mohamed Soukhane, Saïd Brahimi, Doudou, Abdelaziz Bentifour, Ali Benfedhah, Mustapha Zitouni et autres. Ils pouvaient réaliser de belles choses avec les clubs employeurs de France ainsi qu'avec les Bleus tricolores mais leur fierté d'Algériens était grande. Ce sont des joueurs qui nous ont procurés de la joie, du bonheur durant la guerre de libération nationale, une équipe de football patriotique, des révolutionnaires au sens propre du mot. Aujourd'hui, cinquante deux ans après, une autre génération dévouée à leur pays a répondu présent par «One, two, tree, viva l'Algérie !», «L'Algérie mon amour !», «Tahia el Djazaïr !», «Allez les verts !» Ce sont d'autres joueurs, qui ne connaissent rien de l'Algérie post-indépendante à l'image de Benarbia, Madouni, Belmadi et Bougherra qui sont devenus le cordon ombilical d'une équipe solide. Jamais des joueurs de football n'ont été aussi fidèles aux couleurs nationales. Ils n'ont pas hésité à venir jouer en Algérie en changeant la donne et mettre du baume sur les cœurs de tous les Algériens. Ils ont réussi tout de même à mettre l'ingrédient nécessaire dans le cœur des Algériens et à raviver, en eux, la flamme du patriotisme. Alors de préférence ne plus parler de joueurs locaux en faisant la différence entre les footballeurs qui opèrent dans le championnat local et ceux d'outre-mer. Nous dirons que les Ziani, Belamadi, Antar Yahia, Belhadj, Yebda et Mansouri sont en train de hisser haut l'emblème national. Aussi, il est impératif de dire que véritablement, les clubs algériens ne forment plus comme avant, du temps de Lalmas, Meziani, Freha, Hadefi, Seridi, Maloufi, Bachi, Aouadj, et de milliers d'autres. Le football en Algérie est comme une société qui ne produit plus rien et qui est obligée de se tourner vers l'importation. El Hadj Mohamed Raouraoua s'est tourné vers les joueurs professionnels algériens, il a été à l'origine de l'idée conçue au niveau de la FAF pour constituer un dossier en bon et du forme pour l'amendement d'une loi auprès du comité exécutif de l'instance suprême de la FIFA, et qui avec l'appui de beaucoup de pays africains, a abouti permettant aux joueurs binationaux de pouvoir porter les couleurs nationales de leurs pays d'origine.