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Gardiennes du feu sacré et travailleuses infatigables
Publié dans La Nouvelle République le 30 - 01 - 2015

Nous sommes dans la société traditionnelle où la mère et la grand-mère assurent d'une manière ou d'une autre la nourriture du corps et de l'esprit.
Par grand-mère, on comprend généralement grand-mère maternelle. Rares sont les belles-mères qui s'allient avec ses belles-filles pour faire cause commune. Nous sommes dans la tradition où le mari est généralement absent pour aller travailler ailleurs, parce qu'il n'est pas agriculteur, artisan ou marchand. Ce qui renforce les liens entre la mère et la grand-mère. Symboles de pérennité et de chaleur familiale Elles sont omniprésentes pour assurer la protection des enfants contre toute forme de frustration handicapante comme le fait de ne pas se sentir sécurisé dans son univers social ou familial ou de ne pas être capable de s'exprimer correctement pour mieux s'affirmer comme partie prenante au milieu du groupe. Cela concerne surtout les petits-enfants devant se préparer à devenir des adultes à part entière si les conditions sont réunies. L'expérience a apporté la preuve que les taciturnes, timides, inadaptés sociaux, psychopathes, déprimés nerveux sont les victimes d'accidents de parcours, cela veut dire que durant leur enfance et leur adolescence, ils n'ont pas bénéficié de préparation à la vie ni de quelque affection, facteur d'épanouissement de la personnalité. Toute frustration subie dans le processus d'éducation qui aide à devenir un adulte équilibré, peut avoir des conséquences graves : comportement violent, maladie mentale, écarts de langage par rapport à la norme, sentiment de haine. La mère et la grand-mère unies pour un même idéal de moralité et de liens fraternels entre membres d'une même famille, veillent au respect des règles de conduite fondées sur le respect de l'autre, la bonté vis à vis d'autrui, le travail comme valeur et source de progrès, voire d'autonomie, le langage inspiré de la sagesse populaire et des maîtres du verbe. Il n'y a rien de pire qu'une jeunesse qui ne sait pas parler et se contente de s'extérioriser par la violence et les gestes obscènes. Faire aimer la vie, une mission difficile C'est rendre humains des jeunes qui risquent de se fourvoyer s'ils se laissent tenter par le diable. La mère aidée dans sa mission par sa mère ou sa belle mère, est là pour imposer mais depuis la plus tendre enfance, des impératifs qui préparent à réduire les risques de vulnérabilité en armant les enfants de savoir et de savoir-faire ou de savoir vivre. Elle apprend à l'enfant à bien parler, la parole bien maîtrisée est ce qu'il y a de meilleur, mais l'apprentissage commence dès la plus tendre enfance et pour avoir des résultats satisfaisants, un suivi doit être assuré en situation. Cependant l'acquisition du langage ne peut être possible que si la maman et la grand mère en sont expertes, et que l'apprentissage soit assuré habilement c'est à dire avec dextérité, sur la base d'une bonne motivation. La mère et la grande-mère dans la tradition se chargent aussi d'inculquer aux jeunes le sens de la compétition pour être les premiers par rapport aux enfants des autres familles de les rendre jaloux de leurs parents et de leurs aïeux en leur faisant honneur. Quelqu'un de bien placé en psychopédagogie raconte comment il a vécu son enfance. Sa première année d'école, il l'a gâchée par caprice. Mais il s'est rattrapé dès l'année suivante en compagnie des plus jeunes que lui. Mais qu'est ce qu'il a subi comme humiliations ! Sa grande mère qui la voyait rester à la maison au lieu d'aller à l'école l'appelait «la poule mouillée » ; chaque matin elle lui versait quelques grains d'orge comme on le fait pour la poule, par moquerie. Pour ces femmes traditionalistes jusqu'à la moelle des os, un enfant doit être bien secoué pour qu'il dépasse les autres et être préparé à la réussite dans la vie. Il apprend avec elles à bien se comporter avec autrui, à bien vivre dans une parfaite autonomie. Les adultes conscients de leur responsabilité ne cessent jamais de répéter à l'enfant qu'aujourd'hui, ils ont tout ce qu'il faut pour vivre : du café au lait, des plats nourrissants, de la galette, une protection mais, demain, lorsqu'il deviendra adulte à son tour, il sera obligé de se débrouiller seul pour vivre. Avec sa mère et sa grande mère, l'enfant apprend à être sensible aux changements en bien qu'on peut provoquer à son profit en étant actif dans son travail t ses relations avec les autres. Les philosophes El Ghazali disait au 11ème siècle : «Celui qui n'est pas sensible au éclosions printanières nécessite une charge thérapeutique». L'agriculture vivrière, le tissage, la poterie : une affaire de mère et de grand-mère Les enfants qui ont eu la chance d'avoir une mère et une grande mère habiles et travailleuses, en sont restés marqués à vie. Que le père et le grand mère soient encore vivants, ou que le père se trouve loin de son domicile conjugal pour des raisons professionnelles la mère et la grande mère quand toutes les deux sont habiles et qu'elles s'entendent pour travailler ensemble, font des merveilles. Nous sommes dans la tradition et tous les souvenirs concordent à dire que la plupart des femmes arrivent à gagner assez d'argent pour vivre à l'aise. A deux, elles lavent, cardent, filent la laine, dressent un métier à tisser et le tissage d'une couverture ou d'un burnous se termine au bout de quinze jours. Elles y travaillent sans cesse quelquefois toute la journée jusqu'à une heure tardive de la nuit. Les deux commères assises côte à côte et munies chacune d'u peigne à batte les fils entre les deux chaînes de la trame, se racontent des histoires ou échangent des propos d'un haut niveau de langue. Quelquefois, elles s'adonnent à de véritables joutes oratoires, sinon elles déclament des vers. Il s'agit des femmes qui en ont fréquenté d'autres pendant des décennies. Autour d'un métier à tisser, d'un rouet ou d'un jardin potager Et pour n'en citer que quelques uns essentiellement féminins, il s'agit d'espaces d'expression et de rencontre à l'image de la fontaine publique. Les femme de l'ancien temps aimaient se rendre visite pour peu que l'une ou l'autre fut attachée à un travail à terminer le plus tôt possible. Lorsqu'il s'agit d'un métier à tisser, elles constituent des groupes autour de la mère de famille aidée de sa propre mère ou de sa belle mère. Et ça discute continuellement autour des thèmes en rapport avec la femme, demandes en mariage en bonne voie ou compromises, vie de couple, divorces, naissances, etc. quelquefois, cela porte sur les recettes de cuisine traditionnelles, les cultures vivrières pratiquées par les mêmes femmes quand elles n'ont pas d'autres activités. Les filles, quant à elles, étaient préparées à la vie et ont toujours fait l'objet d'une attention soutenue. Du temps où elles n'étaient pas scolarisées, on les initiait très jeunes, à la vie domestique. Elles se mettaient d'elles-mêmes dans le bain des métiers de femmes, thèmes de prédilection des écrivains. Moamed Dib parle de la mère de Omar subvenant aux besoins de la famille en causant des espadrilles. Féraoun et Fatma Ath Mansour ont consacré des pages au travail passionnant de la poterie exclusivement féminin.

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