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Le choix du cœur : Kamel Lemoui
Publié dans La Nouvelle République le 07 - 12 - 2015

Qui est Lemoui Kamel ? La génération actuelle ne le connaît pas mais les anciens se rappellent qu'il était un footballeur polyvalent qui a fait les beaux jours du Chabab de Belcourt. Excellent dans la relance, véritable technicien, toujours décisif dans ses passes, il a fait partie de l'Equipe nationale.
C'est un milieu de terrain plein de talent et de finesse. C'est un joueur prestigieux qui est né par un 10 juillet 1939 dans les Aurès et plus spécialement à Batna. Lemoui Kamel fait partie des rares joueurs qui ont marqué de leur empreinte le football algérien tellement, il était doué, adulé et aimé par tous les fans de la balle ronde. Mais la chose la plus frappante dans sa carrière de footballeur et dont la majorité ignore c'est que Lemoui Kamel a débuté son apprentissage de footballeur comme gardien de but avec Beziers (France) pour en fin de compte devenir un milieu de terrain puis arrière central. Il avait beaucoup de qualités, il possédait un marquage rigoureux, un placement judicieux, une hargne et une énergie sans pareil qui lui valurent le respect. Il fut un milieu de terrain avec une parfaite technique et une vision de jeu excellente, il était également spectaculaire et efficace dans les jeux de tête. Il avait quand même un tempérament de gagneur. Il avait connu presque toutes les sélections nationales en tan qu'entraîneur. Il était le patron de la fameuse équipe «juniors» qui avait participé au tournoi de Roubaix (France) du temps du regretté Amrous Tayeb (l'enfant chéri de Bordj-Ménaïel et du Mouloudia d'Alger) avec les Zenir, Bachi, Bencheikh, Draoui, Mekideche et autres. Il a également été le coach de la sélection espoir puis entraîneur de l'équipe A. C'est un intellectuel qui a réalisé quelques ouvrages sportifs sans oublier qu'il avait fait partie de la première équipe nationale algérienne post indépendance en 1963 lorsqu'il affronta la Bulgarie. Il sera convoqué parmi les Verts d'une façon irrégulière et ceci l'avait profondément touché. La blessure à la jambe survenue lors d'une rencontre internationale avec l'EN l'avait éloigné des stades pendant longtemps, et qui est resté pour lui un très mauvais souvenir. Jamais un footballeur algérien comme lui, l'un des meilleurs de son époque n'a été aussi complet. Au MSP Batna, tout jeune, il a fait ses débuts de footballeur, une équipe avec laquelle il a côtoyé les meilleurs durant l'époque coloniale, ceux qui ont fait la grandeur de la formation du Mouloudia de Batna, surnommée à l'époque la formation des Aurès. Doté d'une frappe de balle, Lemoui avait une pureté exceptionnelle. Après avoir fait son apprentissage à Batna, il tenta une aventure professionnelle en France plus précisément à Béziers en qualité de gardien de but certes, mais il avait le sens du dribble et celui de la dernière passe. Il était animé d'un esprit constructif et collectif. Pour cela, Ibrir, Khabatou et l'excellent Firoud sont séduits par l'élégance de ce garçon et le convoque pour la première fois en équipe nationale A. Il continua à être appelé par intermittence jusqu'à l'âge de 28 ans, et le 16 janvier 1968 pour affronter à Addis-Abeba, l'Ethiopie. Sa première sélection fut tout à son honneur, comme précisé plus haut. Il avait à l'époque 23 ans. Il a eu un parcours honorable dans le football étant donné qu'il avait participé à beaucoup de matches amicaux et tournois, à diverses rencontres éliminatoires (Jeux olympiques et Jeux méditerranéens). Il a porté le maillot national plus de onze fois et fait partie de la plus prestigieuse équipe de football des années 1960-1972 en l'occurrence, le grand CRB avec son «V», synonyme de victoires, puis il est devenu entraîneur-joueur à la JS El Biar et à l'Olympic de Médéa, puis entraîneur du CRB. Lemoui avait la lourde tâche de driver les sélections nationales juniors, espoirs et l'Equipe nationale A, il fut aussi coach de la formation nationale maghrébine. En 1985, il entraîna le Mouloudia Club d'Alger pour ensuite devenir responsable des Verts. Durant l'année 1990, il réalisa un bon parcours avec les Fennecs durant les éliminatoires de la Coupe du monde. Il suffisait de gagner le match retour contre l'Egypte, malheureusement on lui reprocha d'avoir réalisé un match nul à domicile. Pour Kamel Lemoui, le coup était jouable malheureusement, on a mis fin à ses fonctions alors que logiquement on aurait dû le laisser continuer car il n'avait perdu aucune rencontre lors des éliminatoires. L'Algérie fut éliminée au match retour sur le score d'un but à zéro sous la houlette d'entraîneurs algériens venus à la rescousse. Pour l'histoire, il aurait mieux valu le laisser continuer sa mission jusqu'au bout mais ce ne fut pas le cas. Lemoui a toujours été un modèle de sérieux, un véritable professionnel durant sa carrière dans le monde du football, que ce soit en sa qualité de joueur que celle d'éducateur. C'est un homme à principe impossible à oublier par ceux qui l'ont connu mais il a été oublié, malgré son âge avancé, par les hauts responsables du football algérien.

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