En espérant l'application concrète, pour le bien-être de l'Algérie, avec de nombreux experts qui ont travaillé sous ma direction, gratuitement, des mesures que je préconise, avec des solutions concrètes, pour de profondes réformes, tenant compte de la réalité sociale, et ce depuis des années, loin des bureaux climatisés des bureaucrates. Plusieurs médias internationaux m'ont demandé récemment où va l'Algérie et les choix économiques qui engagent l'avenir de l'Algérie pour une croissance durable, tenant compte des profonds changements géostratégiques qui s'annoncent entre 2020/2030 sur le plan économique, politique et sécuritaire. Ce qui explique que certains pays du tiers-monde qui tirent la locomotive de l'économie mondiale se spécialisent de plus en plus dans ces segments nouveaux, préfigurant horizon 2020/2030 de profonds bouleversements géostratégiques dont un nouveau modèle de consommation énergétique reposant sur un MIX énergétique devant éviter l'erreur stratégique de l'actuel ministère de l'énergie algérien de raisonner sur un modèle de consommation libertaire. Il s'ensuivra inévitablement une recomposition du pouvoir économique mondial avec la percée de la Chine, de l'Inde, du Brésil, de la Russie et de certains pays émergents expliquant le passage d'ailleurs du G8 au 20 dans les grandes réunions économiques internationales. L'essoufflement actuel de certains pays émergents à travers les nouvelles stratégiques mondiales tant dans le domaine de la sphère réelle que monétaire n'est que le reflet de cette recomposition. Les emplois dans la production courante tendent à disparaître comme les agents de maîtrise et d'encadrement impliquant une mobilité des travailleurs, la généralisation de l'emploi temporaire, et donc une flexibilité permanente du marché du travail avec des recyclages de formation permanents étant appelés à l'avenir à changer plusieurs fois d'emplois dans notre vie. Ainsi, apparaissent en force d'autres emplois dont la percée des producteurs de symboles dont la valeur conceptuelle est plus élevée par rapport à la valeur ajoutée tirée des économies d'échelle classiques, remettant en cause les anciennes théories et politiques économiques héritées de l'époque de l'ère mécanique comme l'ancienne politique des industries industrialisantes calquée sur le modèle de l'ancien empire soviétique alors que le XXIème siècle est caractérisée par la dynamisme des grandes firmes mais surtout les PMI/PME consacrant un budget à la recherche développement, reliés en réseaux à ces grandes firmes. Les expériences allemandes et japonaises, chacune tenant compte de son anthropologie culturelle, est intéressante à étudier, se fondant sur un partenariat, grandes firmes /PME/PME. Avec la prédominance des services qui ont un caractère de plus en plus marchand contribuant à l'accroissement de la valeur ajoutée, la firme se transforme en réseau mondial, et il est impossible de distinguer les individus concernés par leurs activités, qui deviennent un groupe vaste, diffus, répartis dans le monde. Dans ce village mondial, existent des réseaux croisés consommateurs/producteurs. Cela a des incidences sur le futur système d'organisation à tous les niveaux, politique, économique et social. En conclusion cette analyse pose la problématique de la sécurité nationale. Depuis 2012 ((voir mes différentes contributions www.algerie1.com 2015/2017), je mettais en garde le gouvernement ) la fois sur l'incohérence de sa politique des subventions, sur l'incohérence de sa politique industrielle et contre une politique cachée d'importation à partir d'usines de montage de voitures et cela s'adresse également à d'autres segments industriels vivant d'inputs importés avec des situations de rente. Deux leçons à retenir pour l'Algérie. Premièrement, le capital argent ne crée pas la richesse n'étant qu'un moyen. C'est le travail et l'intelligence qui sont la source permanente et durable de la richesse d'une Nation. Deuxièmement, la mondialisation est une réalité et le temps ne se rattrape jamais en économie. Il y a urgence d'une vision stratégique comme moyen d'adaptation à ce monde instable et turbulent, une Nation qui n'avance pas recule forcément. Je ne rappellerai jamais assez par ailleurs que le moteur de tout processus de développement réside en la recherche développement, que le capital argent n'est qu'un moyen et que sans l'intégration de l'économie de la connaissance, aucune politique économique et encore moins industrielle n'a d'avenir, en ce XXIème siècle, face à un monde turbulent et instable où les innovations technologiques sont en perpétuelle évolution. L'Algérie doit investir tant dans les institutions démocratiques que dans des segments où elle peut avoir des avantages comparatifs : l'agriculture, le tourisme important gisement, les nouvelles technologies et dans des sous segments de filières industrielles tenant compte des profonds changements technologique. Je suggère depuis 2012 un comité de veille chargé de coordonner la politique d'investissement qui doit synchroniser les liens dialectiques entre les rôles complémentaires de l'Etat et du marché, mette fin aux distorsions actuelles pouvant entraîner des pertes pour l'Algérie, faute de visibilité et de cohérence stratégique, en dizaines de milliards de dollars. (Suite et fin)