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Auteurs du XIXe siècle ayant visité l'Algérie après la conquête
Publié dans La Nouvelle République le 01 - 02 - 2018

Il s'agit d'écrivains qui par leur plume ont beaucoup servi la cause des colons. Certains qui ont été aussi des peintres célèbres, ont fait des tableaux remarquables mettant en valeur la beauté des paysages algériens.
Lorsque la France est rentrée en Algérie avec l'intention d'en faire une colonie, elle a été confrontée à la résistance de l'Emir Abdelkader à la tête d'une armée et d'autres chefs de tribus qui ne voulaient pas de la présence française dans le pays. Aussi l'armée coloniale a adopté les mêmes procédés qu'à la sortie : tuer, incendier, couper ce qui fait vivre la population, les oliviers et d'autres arbres fruitiers. Il y a des endroits qui ont subi deux fois les mêmes dommages : à la conquête et à la libération. Pour venir à bout des Algériens qui se sont battus farouchement et qui ne voulaient pas lâcher, l'armée coloniale a choisi de les envoyer en Nouvelle Calédonie, une prison à ciel ouvert au milieu de l'océan Pacifique. Quelques uns parmi ces durs exilés avaient juré de revenir pour continuer la lutte ; ils sont revenus au pays.
Des ouvrages de qualité mais à vocation coloniale
Ils émanent d'auteurs connus et venus au lendemain de l'occupation française. Gustave Flaubert est venu par le port de Skikda, pour une mission spécifique : visiter les ruines romaines, toutes les ruines romaines pour l'élaboration de son roman «Salambô».Pour cela il a dû faire le tour du Bassin Méditerranéen jusqu'en Palestine. Fromentin, écrivain et peintre a écrit des romans sur l'Algérie dont le plus célèbre. «Un été dans le Sahel» met en valeur surtout la beauté des régions du Sud. Beaucoup ont même élu domicile à la porte du désert comme André Gide au XXe siècle et qui à la faveur d'un long séjour à Biskra a mis en forme son célèbre roman «Les Nourritures terrestres».
Revenons au XIXe siècle pour retrouver les écrivains intéressés par l'Algérie colonisée. Pierre Loti a aussi fait plusieurs séjours en Algérie au cours desquels il a composé «Le mariage de Loti, et Pêcheurs d'Islande».Quant à Alphonse Daudet connu pour «Les Lettres de mon moulin, et Tartarin de Tarascon» dont le décor est souvent algérien est un écrivain atypique. Il rejoint par le style et la thématique diversifiée Guy de Maupassant auteurs de reportages et plus souvent nouvelliste que romancier. Il ne faut omettre Théophile Gautier l'un des premiers à venir en Algérie tout de suite après l'occupation et a consacré au pays colonisé un roman qu'il a intitulé «Théophile Gautier et l'Algérie».
A chacun sa stratégie pour le choix des thèmes
La vie est faite de différence, ceci est valable pour les hommes de plume. Ils écrivent chacun son style et ses thèmes de prédilection. Les uns sont branchés sur l'exotisme, d'autres sur les personnages atypiques ou l'actualité coloniale, cherchant à faire des investigations sur le pays nouvellement conquis sur le plan des particularités sociales et surtout linguistiques. Gustave Flaubert a fait un travail de reconstitution de l'empire romain qui s'étend sur l'ensemble du pourtour méditerranéen. C'est une œuvre de longue haleine qui a nécessité des connaissances, une méthode de recherche efficace, une bonne carte de géographie indiquant clairement les noms de lieux historiques. Son travail qui relève du mouvement naturaliste consiste à avoir le maximum de renseignements pour élaborer son roman «Salambô».
Eugène Fromentin a écrit des romans psychologiques à coloration coloniale. Il a aussi consacré à l'Algérie du XIXe siècle des tableaux de peinture d'une grande valeur qui illustre la volonté de l'auteur d'inscrire ses œuvres dans le mouvement orientaliste. Il approfondit ses connaissances dans les mœurs de la population d'Algérie et lui consacre deux romans marquants: «Un été dans le Sahara, une année dans le Sahel» parlent des paysages dans toutes leurs spécificités. Ils l'intéressent plus que la population vivant dans la misère en tant que peintre venu du pays colonisateur.
Quant à Pierre Loti, il a été écrivain mais marin de métier pendant quarante ans. Ayant été dans la marine, il a parcouru le monde, de l'Amérique à l'Asie et à l'Europe. L'Algérie semble l'avoir intéressé, mais en tant que colonie il devait s'y sentir comme chez lui. A propos d'Algérie, il écrit «Les nouvelles algériennes» qui racontent la Casbah, d'Alger et de ses environs. Cependant, en tant qu'officier de marine, Pierre loti a passé quarante ans à voyager en mer. Il avait une prédilection pour la Turquie. Alphonse Daudet a fait de longs séjours en Algérie au cours desquels il a visité des régions dont Miliana et à cette occasion il a mis en forme des récits divertissants «Les Lettres de mon moulin». Dans Tartarin de Tarascon, il a mis en scène un Tarasconnais, chasseur de lions embusqué, la nuit, du côté du champ de manœuvre pour tirer sur un lion quand tout à coup une forme animale fit son apparition.
«C'est sûrement un lion» se dit-il, il lui tira dessus deux coup de fusil. Et l'animal s'affaissa. Le lendemain, au lieu d'un lion, on trouva à cet endroit un grand âne gisant dans le sang. Quant à Guy de Maupassant, il est beaucoup plus nouvelliste que romancier, certaines de ses nouvelles s'inspirent de la vie en Algérie et en Tunisie. Il a par ailleurs fait beaucoup de reportages sur l'Algérie et la Tunisie.
Ces reportages étaient destinés à des journaux de la métropole. Il les réalisait au fur et à mesure de ses voyages dans ces deux pays, en style alambiqué qui s'attachait au moindre détail pour mettre en valeur les couleurs, les sons, les formes qui donnent de la vie aux textes et crée une sorte d'illusion du réel. Il s'est intéressé aux paysages en faisant abstraction totale des habitants autochtones. Il en est de même des nouvelles toujours agréables à lire tant il donne de l'allure aux décors ; ce qui rend vivants ses textes et on a l'impression de voir un monde en effervescence en lisant.
Théophile Gautier ou le désir d'Orient
Il disait être tenté de voir l'Orient de l'Algérie d'avant la colonisation française qui a tout dénaturé. A défaut d'aller en Orient comme Lamartine et Gérard de Nerval, Théophile Gautier est venu en Algérie 15ans après l'occupation. Il voulait faire un voyage pittoresque, il en a tiré deux faits marquants à Alger : les Aïssaoua et la danse des djinns.
Mais là où les connotations coloniales se font sentir c'est lorsqu'il dit qu'il salue l'œuvre civilisatrice de la France, pourtant cette œuvre détruit l'originalité et l'orientalisme du pays, puis pour être plus claire, il avoue : «Je suis parti en Algérie pour m'extasier sur une Algérie pittoresque et colorée et la décrire comme telle».
Rien à voir avec Albert Camus et Jean Richepin nés en Algérie et qui ont dépeint le pays de l'intérieur mais avec un regard de pieds noirs. Il faut ajouter à ce beau tableau Jean Claude Brialy né aussi en Algérie et qui s'est dit ami de notre pays au point de l'honorer en écrivant un bel ouvrage sur les gorges de la Chiffa «La fontaine des singes» qu'il a jadis connue.


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