«Khat el Assil» tient son 2ème Congrès à Béjaïa    Le Premier ministre de la République de Corée, en visite officielle à Alger    Rencontre la semaine prochaine pour finaliser les procédures    Un programme d'aménagement de plus de 150 km de pistes agricoles    Oussama Sahnoune éliminé    Festival culturel national de théâtre d'expression amazighe    Complexe sidérurgique Sider El Hadjar (Annaba): Des protestataires bloquent la chaîne de production    Réunion sur la réforme du Conseil de sécurité: L'Algérie défend la place de l'Afrique à l'ONU    «Les gilets jaunes imités»: Protestations en Hollande, Croatie et Israël    Report de la présidentielle 2019: Le RND dit «non» à Makri    Lutte contre le trafic de drogue: Saisie de 132 kg de kif    Illoula Oumalou: Journée d'information sur l'emploi    AIN EL TURCK (ORAN) : Une bagarre rangée entre élus de l'APC    CENTRE NATIONAL DU PERMIS DE CONDUIRE : Les auto-écoles soumises à un nouveau cahier des charges    MEILLEUR FILM DE SENSIBILISATION CONTRE LA DROGUE : La DGSN remporte le premier prix    UNIVERSITE DE MOSTAGANEM : Un Forum sur les activités artistiques dans le primaire    Hocine AIT AHMED / 15 Décembre ou la fin d'un exil    Les écrits journalistiques de Bennabi dans la presse algérienne    L'opposant Bédié évoque une alliance avec l'ex-président Gbagbo    Présidentielle 2019 :l'art de bricoler un mandat à blanc    Riyad Mahrez dans la short-list    Giresse vise la demi-finale de la CAN-2019    L'urgence d'explorer d'autres solutions    Les discussions avec les partenaires étrangers avancent    Rencontre SAA-opérateurs économiques de la région    Le calendrier fixé    La mémoire, madame, la mémoire !    Le satisfecit d'Alger    Trump veut un référendum au Sahara Occidental    Le Hamas débouté par la justice européenne    «Ach dak temchi lezine...»    «Investir dans la ressource humaine pour promouvoir le patrimoine culturel»    Comme dans la vie    En bref    Accidents de travail : 26 décès depuis le début de l'année    Culture : L'artiste-peintre Mohamed Bachir Bouchriha expose    Sidi Bel Abbès : Formation sur la gestion des risques    Une femme découverte pendue dans sa maison    Tebessa: Peine capitale contre l'auteur d'un crime    Son frère interpellé en Algérie: L'assaillant du marché de Noël à Strasbourg tué    Ligue des champions (16es de finale): JSS - IR Tanger, aujourd'hui à 17h45- Faire le plein à domicile    Coupe de la CAF - 16èmes de finale Aller : USMBA - Enugu Rangers aujourd'hui à 16 h 00 - Rude mission pour les Belabbésiens    Le Stade Malien en quête de revanche    Entame de l'édition 2018 à Oran    "La Maison-Blanche projette un coup d'Etat au Venezuela"    Mustapha Lehbiri opère un mouvement partiel    Naïma Salhi crache son venin sur l'Identité nationale    La CAF face aux retraits de dernières minutes    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Maurice Audin revient cette semaine !
Publié dans La Nouvelle République le 22 - 09 - 2018

L'annonce par le président français, Emmanuel Macron, de la reconnaissance de l'Etat français de sa responsabilité dans l'enlèvement et l'assassinat de Maurice Audin relance le débat sur l'histoire de la colonisation, et ouvre une nouvelle ère dans les relations entre la France et son ancienne colonie.
Optimiste, la fille du martyre, Michèle Audin, estime que la reconnaissance officielle de la responsabilité de l'Etat français dans cette affaire est «la fin de l'affaire Audin et le début d'une histoire apaisée». «Il faut aller de l'avant, dit-elle, pour une histoire apaisée sur la guerre d'Algérie», soutenant que «le moment est venu». Cela dit, pour la fille de Maurice Audin, Néanmoins, «il reste beaucoup de choses à faire». Car, tout ce qu'a fait Emmanuel Macron, par son annonce, c'est de combler la distance qui existait entre la vérité, connue déjà depuis 1957, et la version officielle qui évoquait son évasion. Il manque par exemple de savoir comment il a été véritablement assassiné, et par qui. Il manque surtout de connaitre le sort des autres disparus de la guerre d'Algérie, algériens ou français.
Pour Michèle Audin, «ce n'est pas une chose simple, mais il faut le faire", d'autant, a-t-elle rappelé, que le président Macron a ordonné l'ouverture des archives et appelé les personnes détenant des archives à les faire connaître. Macron avait affirmé, sur ce dossier, que la République ne saurait «minimiser ni excuser» les crimes et atrocités commis durant ce conflit, précisant que cette reconnaissance vise notamment à «encourager le travail historique sur tous les disparus de la guerre d'Algérie». Il a indiqué qu'une dérogation générale, dont les contours seront précisés par arrêtés ministériels après identification des sources disponibles, «ouvrira à la libre consultation tous les fonds d'archives de l'Etat qui concernent ce sujet», appelant ceux qui auraient des documents ou des témoignages à livrer à «se tourner vers les archives nationales pour participer à cet effort de vérité historique».
L'Etat français va-t-il jusqu'au bout de cet engagement ? Cela ne réveillera-t-il pas les vieux démons colonialistes en France ? Dans le même registre, l'historien français Alain Ruscio a appelé cette semaine, suite à la reconnaissance officielle de l'assassinat de Maurice Audin, à la continuité du combat pour la vérité sur les dizaines de milliers d'Algériens ayant connu le même sort. «Pour moi, c'est une victoire symbolique. Mais il faut que le combat continue pour les dizaines de milliers d'Algériens qui ont connu le même sort que Maurice Audin», a-t-il dit dans un entretien à l'APS, saluant le combat de Pierre Vidal-Naquet, historien français mort en 2008 qui s'était beaucoup investi dans un travail de vérité sur l'assassinat par l'armée française de Maurice Audin, en juin 1957.
Pierre Vidal-Naquet était un des premiers militants anticolonialistes français à avoir dénoncé l'usage systématique de la torture pendant la guerre de libération nationale. Il a été le premier à avoir fait un travail d'historien sur cette disparition pour défendre la thèse de sa mort sous la torture. Son livre, L'Affaire Audin, édité en 1958, a grandement contribué à la prise de conscience sur la torture. Dénonçant l'attitude des anciens chefs d'Etat français sur cette question, Alain Ruscion estime que ceux-là «ont brillé par leur médiocrité». «Je relève une grande médiocrité de la part de ces présidents à ce sujet», a-t-il dit, encensant au passage Emmanuel Macron qu'il qualifie d'«homme novateur» par rapport à ces prédécesseurs. Mais il avertit qu'il ne faut pas croire qu'il est «dans la catégorie des anticolonialistes».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.