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Maurice Audin revient cette semaine !
Publié dans La Nouvelle République le 22 - 09 - 2018

L'annonce par le président français, Emmanuel Macron, de la reconnaissance de l'Etat français de sa responsabilité dans l'enlèvement et l'assassinat de Maurice Audin relance le débat sur l'histoire de la colonisation, et ouvre une nouvelle ère dans les relations entre la France et son ancienne colonie.
Optimiste, la fille du martyre, Michèle Audin, estime que la reconnaissance officielle de la responsabilité de l'Etat français dans cette affaire est «la fin de l'affaire Audin et le début d'une histoire apaisée». «Il faut aller de l'avant, dit-elle, pour une histoire apaisée sur la guerre d'Algérie», soutenant que «le moment est venu». Cela dit, pour la fille de Maurice Audin, Néanmoins, «il reste beaucoup de choses à faire». Car, tout ce qu'a fait Emmanuel Macron, par son annonce, c'est de combler la distance qui existait entre la vérité, connue déjà depuis 1957, et la version officielle qui évoquait son évasion. Il manque par exemple de savoir comment il a été véritablement assassiné, et par qui. Il manque surtout de connaitre le sort des autres disparus de la guerre d'Algérie, algériens ou français.
Pour Michèle Audin, «ce n'est pas une chose simple, mais il faut le faire", d'autant, a-t-elle rappelé, que le président Macron a ordonné l'ouverture des archives et appelé les personnes détenant des archives à les faire connaître. Macron avait affirmé, sur ce dossier, que la République ne saurait «minimiser ni excuser» les crimes et atrocités commis durant ce conflit, précisant que cette reconnaissance vise notamment à «encourager le travail historique sur tous les disparus de la guerre d'Algérie». Il a indiqué qu'une dérogation générale, dont les contours seront précisés par arrêtés ministériels après identification des sources disponibles, «ouvrira à la libre consultation tous les fonds d'archives de l'Etat qui concernent ce sujet», appelant ceux qui auraient des documents ou des témoignages à livrer à «se tourner vers les archives nationales pour participer à cet effort de vérité historique».
L'Etat français va-t-il jusqu'au bout de cet engagement ? Cela ne réveillera-t-il pas les vieux démons colonialistes en France ? Dans le même registre, l'historien français Alain Ruscio a appelé cette semaine, suite à la reconnaissance officielle de l'assassinat de Maurice Audin, à la continuité du combat pour la vérité sur les dizaines de milliers d'Algériens ayant connu le même sort. «Pour moi, c'est une victoire symbolique. Mais il faut que le combat continue pour les dizaines de milliers d'Algériens qui ont connu le même sort que Maurice Audin», a-t-il dit dans un entretien à l'APS, saluant le combat de Pierre Vidal-Naquet, historien français mort en 2008 qui s'était beaucoup investi dans un travail de vérité sur l'assassinat par l'armée française de Maurice Audin, en juin 1957.
Pierre Vidal-Naquet était un des premiers militants anticolonialistes français à avoir dénoncé l'usage systématique de la torture pendant la guerre de libération nationale. Il a été le premier à avoir fait un travail d'historien sur cette disparition pour défendre la thèse de sa mort sous la torture. Son livre, L'Affaire Audin, édité en 1958, a grandement contribué à la prise de conscience sur la torture. Dénonçant l'attitude des anciens chefs d'Etat français sur cette question, Alain Ruscion estime que ceux-là «ont brillé par leur médiocrité». «Je relève une grande médiocrité de la part de ces présidents à ce sujet», a-t-il dit, encensant au passage Emmanuel Macron qu'il qualifie d'«homme novateur» par rapport à ces prédécesseurs. Mais il avertit qu'il ne faut pas croire qu'il est «dans la catégorie des anticolonialistes».


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