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6 000 postes de travail à promouvoir
Publié dans La Nouvelle République le 20 - 02 - 2019

«Le complexe Sider El Hadjar a accueilli sous la forme d'un contrat à durée déterminée pour chaque salarié, 1600 jeunes de différents métiers. C'est ce qu'il est en mesure de réaliser si ce n'est en mieux le technoparc d'Annaba s'il venait à être réalisé. Si l'on se refère à l'étude déjà établie, le technoparc de Annaba est en mesure de créer 6000 postes de travail directs et indirects au profit des jeunes des deux sexes issus des universités et des instituts», la déclaration a été faite par un des participants à la conférence animée par la ministre de la Poste, des Communications et des Technologies de l'Information Houda Imane Feraoun.
C'était lors de la visite de travail qu'elle a effectué à Annaba cette dernière fin de semaine. En fait, la ministre s'était limitée à la mise en service du câble sous-marin Medex. En fibre optique, il raccorde le réseau algérien à l'international à partir d'Annaba. A l'hôtel «Sheraton» où elle a présidé une rencontre avec les ingénieurs et techniciens de son secteur, la représentante du gouvernement a estimé que Medex concrétise la démarche de consolidation de la souveraineté nationale dans le domaine des télécommunications. Elle devait ajouter qu'il s'agit du résultat de : «L'utilité à placer la confiance dans les jeunes compétences nationales». Cette dernière affirmation a interpellé de nombreux jeunes venus avec l'espoir de voir la ministre aborder le dossier portant réalisation du Technoparc de Annaba ont été déçus. La ministre n'y fera même pas allusion dans ses réponses aux représentants de la presse.
Notamment lors de la conférence qu'elle a animée au niveau du siège de la direction en charge de la gestion du Medex. Houda Imane Feraoun a été interpellée. Comme l'ont été ses devanciers auxquels avait été remis le dossier portant projet de réalisation de technoparc d'Annaba. Ce dernier a été caractérisé par des reports successifs du lancement des travaux et l'absence d'une quelconque gestion des 17 ha qui lui sont dévolus. Et pourtant, c'est une des plus hautes institutions du pays à savoir le Conseil de Participation de l'Etat qui en a décidé ainsi sur la base de ses résolutions N°07/74 du 15 janvier 2007 et 03/78 du 30 juillet 2007.
L'on avait cru pourtant en un début de matérialisation dès 2008 avec l'accord du ministre de l'Industrie et des mines à l'époque de libérer la surface bâtie et non bâtie de l'entreprise Prosider. Depuis il n'en a rien été même si des délégations ministérielles s'étaient succédées avec toujours les mêmes promesses et les mêmes engagements. Et pourtant les uns et les autres avaient affirmé que le projet d'aménagement d'un techno parc des Techniques d'information et de communication (TIC) à Annaba est porteur d'une dynamique pour toute la région. L'on avait même précisé que cette initiative favoriserait l'implantation d'entreprises innovantes. A chaque visite du site par des hauts responsables, des centaines de jeunes issus des universités, des instituts et des centres de formation espéraient en une réactivation du projet pour sa matérialisation.
Ces jeunes l'ont dit et répété : une fois réalisé, les activités abritées par le techno parc de Annaba connaîtront un développement rapide de par l'offre immobilière de 30.000 m² en bâti et 14ha de terrain nu appelés à héberger des milliers d'ambitions. «Que ce soit lors des visites des ministres ou les sorties des walis, ce dossier a été constamment abordé à travers des questions restées sans réponse. Douze années après, force est de dire que le résultat des études techniques lancées par l'état pour l'équivalent de 200 millions DA sommeille dans un des tiroirs de l'administration publique. Une autre enveloppe financière d'un montant de 575 millions DA prévue pour la réalisation de la première tranche du techno parc de Annaba est toujours en souffrance.
A Sidi Amar, à El Hadjar comme à Pont Bouchet, des milliers d'hectares sous forme de patrimoine mobilier et immobilier des entreprises publiques économiques dissoutes sont à l'abandon. La même situation caractérise ceux implantés dans la commune chef-lieu, route de l'avant-port, Seybouse et autres. Bon nombre de ces entreprises dissoutes disposent à ce jour de leurs outils de production. Libérées de la mainmise négative de l'état pour activer dans le cadre d'un partenariat avec des jeunes, ce patrimoine économique deviendrait une référence nationale eu égard aux nombreuses sollicitations. C'est dire que le techno parc de Annaba constituera un partenariat qui contribuera essentiellement au renforcement des compétences dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de création de l'emploi et du développement socio économique.


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