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Des manifestants bruyants mais pacifiques
Publié dans La Nouvelle République le 11 - 03 - 2019

Hier également, les lycéens et collégiens ont parcouru les rues pour manifester contre la candidature du Président sortant pour un nouveau mandat à l'occasion des élections présidentielles du 18 avril prochain.
Les jeunes manifestants ont porté dans la rue l'ambiance qu'ils ont l'habitude de créer dans les stades lors des grands derbys, avec leurs chants rythmés par la derbouka et même parfois les étendards des équipes algéroises de football. Comme les autres jours, les groupes de manifestants circulent selon un circuit balisé par les barrages de police qui sécurisent certaines artères au centre-ville d'Alger. Entre deux circuits, les manifestants se rassemblent un instant en sit-in pour chanter ou lancer des slogans puis se remettent à circuler et repartent en suivant quasiment le même circuit fermé.
Une fois encore, les manifestants ne trouvent aucune contrainte à passer d'un lieu à l'autre sauf quand ils s'approchent de bâtiments institutionnels, dans la mesure où les voies qui y mènent sont protégées par un cordon policier que les manifestants respectent d'ailleurs très souvent sans qu'il y ait une quelconque insistance d'un côté ou de l'autre. De nombreux manifestants ont compris que le message porté par leurs revendications inscrites sur les banderoles ou criées à haute voix qui se résume, a été noté et enregistré par le pouvoir. Les manifestations qui se déroulent dans la rue ont tendance à faire oublier les activités en salle organisées par les pouvoirs publics dans la perspective des élections présidentielles du 18 avril.
Ainsi, selon un confrère, la circonscription administrative de Cheraga (Alger) a organisé, samedi, à la salle des fêtes Hamza de Dely Ibrahim, une rencontre de sensibilisation de la société civile sur les élections présidentielles à laquelle ont pris part des moudjahidine, des enfants de chouhada, des scouts, l'Union nationale des femmes algériennes (UNFA) et des représentants du mouvement associatif. Sur fond d'informations fausses publiées sur les réseaux sociaux et de manipulations d'images sur Youtube.
Ainsi, dans un communiqué, la direction générale de la Sûreté nationale a démenti formellement les allégations partagées sur les réseaux sociaux annonçant la mort d'un policier lors des manifestations du vendredi. Hier, les lycéens, et surtout les filles, ont compris que la manifestation de rue ne comporte pas que son côté festif et que s'ils restent trop longtemps à battre le pavé, le risque de croiser les délinquants provocateurs et agresseurs augmente à mesure que l'on s'approche de la soirée.
A Alger-centre, les lycéens avaient déjà quitté les lieux dans l'après-midi pour laisser place aux jeunes venus de localités environnantes, voire de wilayas voisines, qui se sont installés avec leurs chants de stades pour quitter eux aussi les lieux avant 17h, sur les conseils des policiers qui les ont dispersés et canalisés. Vendredi dernier, à Alger, selon un communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), un nombre important de délinquants s'est manifesté dans le but de commettre des actes de saccage et de vandalisme.
Rideaux fermés pour certains commerces
Hier également, à Alger, les commerces étaient assez nombreux à avoir leurs rideaux baissés, les uns en réponse à un appel à la grève, les autres de crainte d'un débordement imprévisible de manifestations imprévues. Certains commerçants ont baissé le rideau à moitié pour pouvoir continuer à exercer leurs activités tout en étant prêts à fermer en cas de danger qui menacerait directement leur local.
Le cas des pharmacies est à part, le risque de vols de psychotropes étant avéré dans ces situations de désordre sur la voie publique créée par les mouvements dans tous les sens des marcheurs, les pharmaciens ont été particulièrement vigilants, car il ne s'agit pas de priver les malades des médicaments dont ils ont besoin. Mais, heureusement pour le consommateur, tous les commerçants n'ont pas fermé. Les marchés des produits agricoles frais étaient ouverts ainsi que les cafés et autres pizzerias et les vendeurs de l'informel étaient également derrière leurs étals et avec leurs camionnettes.
La grève d'hier a été appelée improprement «manifestation de désobéissance civile», alors qu'elle a concerné, non pas le service public qui a continué à fonctionner normalement au grand soulagement des usagers, mais principalement le commerce de produits qui ne sont pas du tout de première nécessité.


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