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Une grande école du ballon rond
Publié dans La Nouvelle République le 27 - 06 - 2019

La localité de Bordj-Ménaïel manque d'infrastructures sportives, mais cela n'empêche que les jeunes continuent à travailler avec seulement du baume dans les cœurs !
Rien ne va plus à Bordj-Ménaïel dans le domaine de la jeunesse et des sports, la localité de la ville du quinze et demi, plus connue par les Coquelicots est parmi les circonscriptions les plus mal loties en matières d'infrastructures sportives et dire que cette formation footballistique vient de réussir l'exploit de deux accessions consécutives de la régionale deux à la régionale une puis à celle de l'inter-région : ne dit-on pas que les grands clubs ne meurent jamais.
La formation footballistique de la JSBM de Bordj-Ménaïel, cette grande école du ballon rond qui a fourni de talentueux footballeurs à l'image des frères Amrous (Amar, Ahmed, Omar, Hocine, Sadek, Tayeb et tant d'autres...), les Tonkin père et fils : Hocine, Mohamed, Youcef, Abdelkrim et Redouane dont le père Hocine voua toute sa vie au service des jeunes et du sport.
Des générations entières de footballeurs ménaïlis garderont en eux et à jamais, cette fierté d'avoir été à la belle école des Ménaïlis, un surnom que portait l'un des plus grands formateurs de Bordj-Ménaïel en l'occurrence Cheikh Ramdani plus connu par Brahim Tri, allusion à la triplette qu'il formait avec les talentueux Hocine Tonkin et Amar Amrous. La Jeunesse sportive de Bordj-Ménaïel est un club de football algérien basé dans la même localité ville et qui a été fondé en l'an 1932 dans l'ancien café des Touamas et qui aujourd'hui est devenue le petit montagnard, un café historique appartenant à Papa Naili Mohamed. Qui ne connaît pas ce lieu. Toutes les équipes huppées de la nationale Une et Deux en connaissent un bout, et tous les politiciens à l'image des Nahnah, Gozali, el Khatib et autres se sont arrêtés pour siroter un café.
Ecrire l'histoire de cette formation de la JSBM (Jeunesse sportive Bordj-Ménaïel), ancienne dénomination durant l'époque coloniale mais dont les couleurs du club à sa création étaient le Rouge et Noir dans un contexte un peu particulier avec cette présence de la France coloniale qui contrôlait tout et d'où l'esprit du nationalisme qui commençait à germer au sein de la population, l'amour de la patrie était plus fort que tout au monde : la preuve, le chahid Salah Taldjerad a été le digne représentant d' une équipe de football qui a combattu pour une noble cause, celle de l'indépendance de l'Algérie. La Jeunesse sportive de Bordj-Menaïel possède un palmarès éloquent (champion d'Algérie, finaliste de la coupe d'Algérie, quart de finale de la coupe d'Afrique de la CAF). Elle a réussi à former des talents qui feront les beaux jours de grandes équipes à l'instar du MC Alger, tels les regrettés Tayeb Amrous, Sadek Amrous, Ramdani Brahim et autres, Hocine Amrous (JSK).
Parler de la JS Bordj-Ménaïel, c'est se souvenir de la belle époque footballistique de l'équipe des Coquelicots, celle que l'on surnommait Jil Sakakine avec ses grandes stars, Ferhat Malick, Triki Hacene, Attalah Said, Yahia Smallah, Hattab Boualem, Kerrz Zoubir (actuellement malade), Madene Slimane, les frères Tonkin, les frères Hamadache, les frères Benabi, les frères Achour, les frères Bessami (Kaci et Abderahmane), les frères Zemoul, les pères et fils Chaouchi, les frères Amrous, les Agraniou (Achour Damas et son cousin Missoum), sans oublier le stratège algérien le regretté Madene Slimane, une pépite d'Or inoubliable et autres joueurs aux qualités indéniables qui pratiquaient le jeu à onze avec amour, sérieux et assiduité en respectant les couleurs du club.
C'étaient des joueurs au football à l'état pur. Des artistes du ballon rond au sens propre du mot à l'image de Youssef Ouriachi, ou Hocine Amrous (JS Kabylie), un joueur d'inspiration qui dans les années postindépendance a eu le mérite d'être retenu en Equipe nationale pour occuper le poste de libero aux côtés des Mohamed Haouchine, Mohand Cherif Hannachi, un fait marquant au sein des Fennecs : Hocine Amrous était devenu une pièce maitresse dans la formation des Genêts. Il était très difficile de pouvoir s'imposer aussi facilement au sein d'un club comme la Jeunesse sportive de Kabylie. Hocine Amrous l'a fait facilement et il a été très vite adopté par le grand public connaisseur.
La JSBM dans le temps évoluait en division d'honneur. Elle ne possédait pas un palmarès éloquent, mais cela n'empêche que la formation des Rouge et Noir réussit à former de grands et talentueux joueurs qui ont fait les beaux jours de grandes formations très huppées de l'élite tels le Mouloudia club d'Alger. Hocine Amrous a remporté des championnats et des coupes d'Algérie avec la JSK. Sadek Amrous a été champion d'Algérie, détenteur de la coupe d'Algérie et détenteur de la coupe d'Afrique en 1976. Un exploit retentissant dans l'histoire du football algérien et du MCA, à l'image des grands Bachi, Tahir Hacene, Bachta, Mahiouz sans oublier la grande idole, la coqueluche inoubliable, et l'incomparable maestro qu'était Draoui Aïssa, un joueur né en date du 30 janvier 1950, l'un des meilleurs inter gauche, un footballeur qui ne court pas sur un terrain.
Un footballeur doué qui trottine mais sa maîtrise du ballon, avec son seul pied gauche, a fait merveille et tous les Algériens, et spécialement les Mouloudéen furent séduits par ses qualités footballistiques. Il porte le numéro 10 au sein des Verts, un numéro qui lui sera refusé avec le Mouloudia d'Alger où il s'exilait à l'aile gauche, à cause d'un milieu de terrain fort imposant avec Bachta, Mahyouz et la personnalité du docteur Bachi, l'animateur de l'équipe. Natif de Skikda, une localité qui a donné au football algérien, l'un des meilleurs talents, Draoui Aïssa, avec un don du dribble. Il donnera la pleine mesure de son talent à la suite de son passage au centre militaire des sports de Beni-Messous où il apprenait à être plus collectif. Il fut le patron de la formation des jeux méditerranéens d'Alger et la fierté et un exploit retentissant réussi par la JSMS sous les couleurs Noire et Blanche frappées de la lettre «V» (signe de victoire alors que la couleur noire était celui du deuil suite aux massacres de Sétif, Guelma et Kherrata en mai 1945).
Sous le maillot du V noir, l'équipe réussit l'exploit retentissant de remporter le championnat d'Afrique du nord dans les années 1947-1949 en battant la grande équipe de l'OHD (Hussein-Dey) sur le score d'un but à zéro, but inscrit par Laidi Bouchache. Palmarès : finaliste de la Coupe d'Algérie en 1967, demi-finaliste en 2001, champion de Ligue deux en 1967, une Coupe d'Algérie en junior puis plus rien, si ce n'est d'être reconnu comme un club formateur. Revenons à la JS Bordj-Ménaïel, ce mythique club qui vient d'être honoré par la wali de Boumerdès et en guise de récompense, il a été offert à l'équipe dirigeante la coquette somme de 950 millions de centimes, une somme qui n'est pas suffisante pour affronter la division inter-régions et auquel de longs déplacements attendent la formation des Coquelicots à l'image de Tamanrasset, Sétif où figurent deux formations des HautsPlateaux USMS et le SAS, la formation de Souf et autres.
Aussi, le premier magistrat de la wilaya doit se pencher sur le cas du complexe Omnisport qui est gelé depuis plusieurs années et la rénovation du stade Chahid Salah-Takdjerad par la pose d'un nouveau tartan synthétique et la construction de la tribune officielle en remplacement de celle qui a été détruite lors du tremblement de terre du 21 mai 2003. Cela n'empêche que des dizaines de footballeurs jouent à l'extérieur et s'ils arrivaient à être compris par les dirigeants actuels, ils seront d'un grand apport pour la formation de Bordj-Ménaïel à l'image des Achour USM Bel-Abbès…


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