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Présence ottomane en Algérie et au Maghreb
Publié dans La Nouvelle République le 17 - 10 - 2019

Les participants au séminaire international sur «la politique Ottomane dans l'espace maritime et saharien de la région du Maghreb, à l'ère contemporaine (1518-1918)», ouvert mardi à Laghouat, ont plaidé pour l'écriture de l'histoire véritable de la présence ottomane en Algérie et au Maghreb, «qui ne soit ni falsifiée ni superficielle».
Lors de cette rencontre tenue à l'université «Amar Thelidji», des intervenants ont estimé que «l'existence ottomane au Maghreb est une période importante dans l'historiographie de la région, en dépit des tentatives de certains occidentalistes de cacher la vérité de cet état historique». Le directeur des archives nationales, Abdelmadjid Chikhi, a appelé, à ce titre, les historiens, juristes et chercheurs en histoire, à œuvrer à «faire prévaloir la primauté de l'objectivité, à choisir la terminologie exacte dans l'écriture sur la présence ottomane dans la région et de se référer au document émis par la population et les dignitaires de l'Algérie à l'Etat Ottoman».
«La présence ottomane au Maghreb Arabe, l'Algérie en particulier, découle de la volonté du peuple algérien d'adhérer, de sa propre volonté, à l'Etat ottoman et dont les documents historiques existants en témoignent», a soutenu M. Chikhi, ajoutant que «l'Algérie n'était pas des provinces de l'Etat ottoman, mais un partenaire dans la politique de ce dernier». «L'Algérie eut des traités et des conventions avec d'autres pays, ce qui témoigne que le pays entretenait des relations de partenariat avec l‘Etat Ottoman et n'était pas une province ottomane», a-t-il expliqué.
Selon l'intervenant, cette présence ottomane en Algérie a donné lieu à «l'émergence d'un Etat Algérien avec les principaux composants nécessaires à tout Etat moderne, dont l'unité nationale, l'intégrité territoriale, le pouvoir central et la souveraineté extérieure». Pour sa part, le président du Conseil national d'évaluation de la recherche scientifique et du développement technologique, Mustapha Khiati, a indiqué que «l'Algérie était, durant l'ère ottomane, une puissance mondiale qui a assumé un grand rôle, et que le colonialisme français tendait tant bien que mal d'effacer l'archive inhérent à l'histoire de l'Algérie durant la présence ottomane».
«L'Algérie s'est attelée, durant cette ère, à tracer ses frontières actuelles, à préserver son unité et ses valeurs morales, religieuses et ses composantes linguistiques, en dépit des défis rencontrés, dont les tentatives d'invasions menées par les flottes navales étrangères», a ajouté le conférencier. Pour sa part, Mustapha Kara, conseiller à l'ambassade turque en Algérie, a estimé qu' «il ne peut y avoir une écriture juste et une bonne lecture de l‘histoire de la Turquie sans une compréhension de l'histoire du Maghreb Islamique, à l'instar de la présence Ottomane en Algérie qui est partie intégrante de l'histoire de l'Etat turc contemporain». Pour le diplomate, le choix du thème du séminaire revêt une grande importance et devra ouvrir la voie à de nouvelles recherches académiques sérieuses et de qualité sur la question.
Le directeur du centre turc «El-Farabi» pour les recherches et études à Istanbul, Abdallah Kazaldjek, a mis en avant l'importance de rechercher dans les archives d'histoire de l'ère ottomane au Maghreb, avant d'annoncer la conclusion, au terme de cette rencontre internationale, de conventions de coopération scientifique entre cette institution (El-Farabi) et l'université de Laghouat, pour le développement de la recherche entre les deux parties. Le séminaire donnera lieu également à l'organisation d'une exposition sur les documents, manuscrits et correspondances (lettres), remontant à l'ère ottomane en Algérie.
Initié par la direction générale des Archives nationales, en coordination avec la direction générale de la Recherche scientifique et du Développement technologique, et l'Université et le Centre de recherches et d'études islamiques de Laghouat, le séminaire (15-16 octobre) regroupe plus de 120 participants, entre enseignants universitaires et chercheurs dans le domaine, nationaux et étrangers (turcs, espagnols et marocain). Les participants braqueront les lumières sur la politique Ottomane au Maghreb arabe durant la période de 1518 à 1918, à travers des interventions scientifiques sur un certains nombre de thèmes, dont «l'expansion Ottomane dans le Sahara algérien», «les liens entre les confréries soufies et l'autorité Ottomane en Algérie», «la place de la flotte navale algérienne dans le cadre de la coopération algéro-ottomane», «les formes d'organisation ottomane dans le monde rural et saharien» et «la position politique de l'Etat ottoman vis-à-vis de l'impérialisme européen en Afrique du Nord au 19ème siècle».
Il est également prévu l'animation, lors de cette rencontre, des ateliers sur des thèmes traitant, entre autres, des «Liens commerciaux entre l'Algérie et les pays d'Afrique subsaharienne sous l'ère ottomane», «les aspects de l'influence linguistique algéro-turque durant l'ère ottomane» et «les communautés des régions intérieures de l'Algérie, leur rôle économique et leur lien avec le Beylik». Les travaux du séminaire seront sanctionnés par la conclusion de conventions de coopération entre universités algériennes et étrangères.


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