Dans quelques jours, s'ouvrira à Alger la 4e édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF-2025), prévue du 4 au 10 septembre. L'Algérie veut en faire la grande édition du genre. Dans ce but, l'exposition, qui se tiendra au Palais des Expositions des Pins Maritimes à Alger, accueillera plus de 2.000 exposants représentant 75 pays, ainsi qu'environ 35.000 visiteurs professionnels.Le montant des accords commerciaux et des investissements devrait dépasser 44 milliards de dollars. En juillet dernier, en visite à Alger où il a été reçu par le Président Abdelmadjid Tebboune dans le cadre des préparatifs de cet événement, le président du Conseil consultatif de la Foire, Olusegun Obasanjo, a affirmé que l'IATF-2025, qui bénéficie d'un grand intérêt et du soutien des autorités algériennes, sous la direction du Président Tebboune, avait-il souligné, marquera une nouvelle étape dans le processus d'émancipation économique du continent africain, à travers la dynamisation du commerce et de l'investissement entre les pays du continent. Il a estimé que l'IATF est véritablement le plus grand événement économique et commercial du continent, expliquant que les opérateurs économiques africains, notamment les industriels, les investisseurs et les hommes d'affaires, et les entreprises des secteurs privé et public, y trouveront l'occasion de contribuer au renforcement de la résilience économique du continent dans le contexte des mutations accélérées que connaît le monde aujourd'hui. Olusegun Obasanjo a souligné l'importance de la complémentarité et de la solidarité entre les économies du continent pour promouvoir le commerce intra-africain dans le cadre de la ZLECAf (Zone de libre-échange du continent africain), qui constitue, avait-il dit, une opportunité pour l'émancipation économique et l'édification de l'Afrique que nous appelons de nos vœux. Plus récemment, dans un entretien à l'APS, le secrétaire exécutif et directeur des opérations de l'organisme panafricain basé à Abuja (Nigeria), Samuel Ayodele, a souligné l'importance de cet événement qui représente une occasion de concrétiser des applications concrètes en matière de libéralisation tarifaires et d'harmonisation des règles d'origine, ce qui devrait accélérer la mise en œuvre effective de l'accord de la ZLECAf. Il a ajouté que les accords et contrats qui seront signés à cette occasion ouvriront la voie à une plus grande fluidité du commerce dans le cadre de l'accord, soulignant que l'IATF sera également un instrument de coordination des politiques et d'unification des normes. Ayodele estime que la mobilisation d'investissements au profit de projets industriels et d'infrastructures compatibles à l'accord de la ZLECAf accélérera les efforts de libéralisation commerciale et soutiendra la mise en place de chaînes d'approvisionnement africaines capables de réduire la dépendance vis-à-vis des marchés extérieurs. Concernant l'organisation de cet événement par l'Algérie, le responsable a affirmé que cela reflète son ambition de se positionner comme un pôle majeur de l'intégration économique africaine et une «force fédératrice» œuvrant à rassembler les acteurs africains et à dynamiser les initiatives liées à la ZLECAf. Il a mis en avant le rôle stratégique du positionnement géographique de l'Algérie, à la croisée de l'Afrique subsaharienne, de l'Europe et du bassin méditerranéen, qui l'habilite à devenir un relais vital pour les échanges régionaux et les flux d'investissements. Selon lui, l'organisation de l'IATF en Algérie traduit son engagement en faveur de la facilitation des échanges, de la levée des barrières non tarifaires et de l'amélioration du climat des affaires, en cohérence avec les efforts d'intégration économique continentale. A ce propos, pour rappel, en avril dernier, lors d'un Conseil des ministres qu'il a présidé, le président de la République avait ordonné la mise en place de toutes les facilitations nécessaires à la participation des partenaires africains à l'IATF 2025 et de l'ensemble des mesures et dispositions à même de contribuer à sa réussite au profit des économies nationale et africaine. Il avait également ordonné une coordination étroite et la conjugaison des efforts entre le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national et le ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l'étranger et des Affaires africaines, afin d'assurer le plein succès de cet événement.