Tenante du titre, l'Algérie s'avance vers la Coupe Arabe 2025 (1er au 18 décembre au Qatar) avec la ferme ambition de conserver son trophée. Une ambition légitime, partagée par bon nombre de nations arabes, toutes désireuses de s'imposer dans une compétition relevée, où les promesses fusent… souvent avant que les buts ne suivent. Comme à chaque tournoi, les déclarations d'avant-match laissent entrevoir des victoires «assurées». Mais au coup de sifflet final, seule l'attitude des joueurs sur le terrain reste comptable. Ont-ils été à la hauteur de leur engagement ? La question reste posée, surtout lorsque des sélections aux moyens modestes parviennent à créer la surprise. Bougherra sous pression ? Une interrogation revient sans cesse : Madjid Bougherra dispose-t-il de la liberté nécessaire pour constituer son groupe comme il l'entend ? Certains estiment que les récents échecs, notamment lors des compétitions précédentes, auraient pu être évités avec des choix plus audacieux ou mieux accompagnés. Pourtant, nul ne doute de ses qualités de sélectionneur. Mais il est temps, pour lui comme pour les joueurs, de répondre présent à la hauteur des attentes populaires. L'Algérie possède un vivier de jeunes talents capables de renverser les scores et de hisser l'équipe en finale. Encore faut-il leur donner les moyens et l'environnement pour s'exprimer pleinement. Les dernières rencontres ont laissé un goût amer : jeu brouillon, ambitions bridées, incertitudes trop nombreuses...De quoi mettre en cage les espoirs d'un peuple toujours fidèle. Une compétition plus ouverte que le CHAN Contrairement au CHAN, réservé aux joueurs locaux, la Coupe Arabe est ouverte à tous les internationaux algériens, quel que soit leur championnat. Une opportunité en or pour élargir le champ des possibles. En 2021 déjà, des cadres évoluant dans les pays du Golfe, à l'image de Raïs M'Bolhi ou Youcef Belaïli, avaient renforcé l'effectif. Cette année, Bougherra pourrait réitérer cette stratégie, avec des joueurs comme Adil Boulbina (Al-Duhail, Qatar) ou Abderrahim Deghmoum (Al-Masry, Egypte). L'intégration des joueurs évoluant en europe Grande nouveauté envisagée : l'intégration de joueurs évoluant en Europe. Selon DZfoot, jusqu'à cinq noms sont sur la table. Le défi ? La Coupe Arabe ne figurant pas au calendrier FIFA, les clubs ne sont pas obligés de libérer leurs joueurs. Il faudra donc négocier au cas par cas. Parmi les profils les plus accessibles : Houssem Mrezigue et Mohamed Azzi, tous deux évoluant au Dynamo Makhachkala (Russie), dont le championnat sera à l'arrêt en décembre. Leurs expériences passées en sélection A' font d'eux des choix logiques. L'expérience de Slimani ? Un autre nom circule avec insistance : Islam Slimani. L'attaquant du CFR Cluj (Roumanie) pourrait effectuer un retour pour encadrer les plus jeunes. Parmi les autres pistes offensives figurent Nadhir Benbouali (Györ, Hongrie) et le prometteur Rayan Kolli (Queens Park Rangers, Angleterre), international U23 dans le viseur du staff. Certains pourraient être testés dès la prochaine trêve internationale en octobre, notamment lors des deux matchs amicaux contre la Palestine. Malgré ces possibles renforts, l'ossature issue du CHAN 2023 devrait être conservée, avec quelques rotations selon les besoins. L'Algérie, qualifiée directement pour la phase finale en raison de son classement FIFA (au même titre que le Maroc, l'Egypte et la Tunisie), devra assumer son statut de favorite. En résumé Il faut rappeler que la Coupe arabe 2025 coïncide avec la CAN. Certaines nations, y compris l'Algérie, pourraient être contraintes d'aligner une sélection A' pour éviter les conflits de calendrier. De leur côté, plusieurs sélections moins bien classées (Libye, Mauritanie, Soudan, Djibouti, Comores, Somalie, etc.) devront passer par un tour préliminaire dès novembre.