Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le Conseil mondial de la diaspora algérienne (CMDA) souligne à propos de la libération de Boualem Sansal, qu'il s'agit d'un «geste d'ouverture et de souveraineté». Les rédacteurs dudit communiqué, en l'occurrence Mme Farida Ghezali, présidente du CMDA et son fondateur Karim Zeribi saluent la décision du président de la République Abdelmadjid Tebboune, d'accorder la grâce à l'écrivain Boualem Sansal, à la suite de la demande respectueuse formulée par le président Allemand Frank-Walter Steinmeier, en ajoutant que « ce geste illustre la souvraineté de l'Algérie et sa dignité dans la conduite de ses affaires diplomatiques ». Il rappelle que « la diplomatie ne se pratique ni dans la posture, ni dans l'invective, mais dans le respect mutuel entre Etats souverains et dans la recherche d'un dialogue équilibré. » Par ailleurs, le CMDA « regrette les excès verbaux et les attitudes hostiles de certaines personnalités politiques françaises, aujourd'hui éloignées des responsabilités à l'image de Bruno Retailleau, dont les propos caricaturaux et dépassées relèvent d'un autre temps et ne correspondent en rien aux pratiques d'une diplomatie moderne, fondée sur le respect et la coopération. » A l'inverse, le Conseil mondial de la diaspora algérienne « salue le ton plus respectueux et constructif adopté par M. Sébastien Lecornu, Premier ministre français, M, Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur, M. Jean-Noël Barrot, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères dont les postures empreintes de dialogue et de considération mutuelle peuvent utilement contribuer au réchauffement durable des relations entre la France et l'Algérie. Ce à quoi aspire la diaspora algérienne établie en France », conclut le communiqué.