La sélection algérienne de football affronte, cet après-midi (17h), le Nigeria dans un choc décisif dont l'enjeu est clair : une place en demi-finales de la coupe d'Afrique des Nations 2025. Un rendez-vous de très haut niveau face à une formation nigériane réputée pour sa puissance physique et son intensité, une force que ses supporters considèrent comme une véritable garantie défensive capable de faire échouer les attaques adverses. Les résultats obtenus par les Super Eagles lors du premier tour ont été minutieusement analysés par le sélectionneur algérien et son staff, sous tous les angles. Car en face, le Nigeria arrive fort de son sans-faute dans le groupe C. Sur le papier, certaines de ses rencontres semblaient déséquilibrées, notamment face à une sélection mozambicaine qualifiée parmi les meilleurs troisièmes, mais comme souvent, Ademola Lookman et Victor Osimhen ont assumé le poids offensif de l'équipe. De leur côté, les Verts arrivent revigorés par leur dernière victoire face à la RD Congo. Un succès libérateur qui a renforcé la confiance et permis d'aborder cette rencontre capitale avec sérénité. Les joueurs algériens ont longuement étudié les vidéos des derniers matchs nigérians. Discussions, analyses et échanges ont permis de tirer les meilleures conclusions. Le message est clair : il est hors de question de rentrer à la maison si près du but. Lors d'une analyse menée par deux experts étrangers sur les réactions des sélectionneurs africains après la qualification de l'Algérie, un constat revient avec insistance : l'équipe nationale algérienne n'inspire pas seulement le respect, mais une véritable crainte chez ses adversaires directs. Pour un animateur d'une chaîne de télévision africaine, « la question n'est plus de savoir pourquoi les Verts sont forts, mais pourquoi les sélectionneurs des plus grandes nations africaines les voient déjà comme des champions potentiels ». Les témoignages croisés des sélectionneurs d'Egypte, du Maroc, du Nigeria et de la Côte d'Ivoire vont bien au-delà du simple statut de favori. Ils décortiquent ce qui les inquiète réellement : la solidité tactique, la force mentale et l'impact psychologique de cette équipe algérienne. Le but de Boulbina, qualifié par certains de miracle ou de coup du sort, est analysé différemment par les professionnels : ce n'est pas de la chance, mais une signature. La preuve qu'ils ont affaire à un adversaire particulier. Pour Ossama Hassan, sélectionneur égyptien, « c'est une équipe qui refuse l'abdication. Ce n'est pas un simple fait de jeu, mais l'aboutissement logique d'un processus mental. Elle ne plie jamais sous la pression, elle s'en nourrit ». Même son de cloche chez le sélectionneur des Lions de l'Atlas : « Cette victoire n'est pas due au hasard. Ce n'est pas un exploit, c'est une manifestation de solidité psychologique. Ce n'est pas une équipe qui réagit, c'est un groupe qui a un plan, notamment pour les moments décisifs ». telle une équipe algérienne marathonienne, incapable d'abandonner le parcours, refusant l'effondrement, trouvant toujours l'énergie nécessaire pour un sprint final. Eric Chelle, sélectionneur du Nigeria, le reconnaît sans détour : « Le problème n'est pas de neutraliser une ou deux stars. L'Algérie a une diversité de solutions offensives qui compliquent tout ». Mahrez, Amoura, Hadj Moussa, Boulbina : autant de profils différents qui transforment la préparation défensive adverse en véritable casse-tête. « Pour une défense, c'est un cauchemar », résument les analystes, soulignant que l'engagement collectif prime largement sur l'exploit individuel. Plus troublant encore, le sélectionneur nigérian a admis l'existence de tensions internes au sein de son groupe, évoquant des désaccords entre joueurs clés comme Osimhen et Lookman, ainsi que des problèmes de primes. Une déclaration qui alimente l'idée que la bataille psychologique pourrait déjà pencher du côté algérien avant même le coup d'envoi. Hosam Hassan évoque des images qui rappellent la CAN 2019. Regragui parle du même esprit, de la même fin victorieuse. Pour eux, ce n'est pas seulement une équipe que l'on affronte, mais une histoire récente, une légende encore vivante, capable de gérer pression, fatigue et polémiques. En résumé, pour de nombreux observateurs, l'Algérie est aujourd'hui l'équipe à battre. Le sélectionneur ivoirien Eric Des Mercéfailles conclut sans détour : « Je place l'Algérie parmi les principaux favoris pour soulever la coupe. Et je dirais même que nous avons de la chance de ne pas les croiser trop tôt. Tougaï et Chergui de retour, programme individualisé pour Bennacer Jeudi après-midi, la sélection nationale a poursuivi sa préparation à travers une séance d'entraînement principalement consacrée aux ajustements technico-tactiques. Dans un souci de gestion de l'effort après l'enchaînement des rencontres, le staff technique a opté pour un programme équilibré, permettant aux joueurs de récupérer tout en conservant une intensité de travail maîtrisée. Cette séance a été marquée par le retour de Mohamed Amine Tougaï et de Samir Chergui, ce dernier ayant réintégré le groupe après plusieurs jours d'absence consécutifs à la blessure survenue lors du deuxième match de la phase de groupes face au Burkina Faso. En revanche, Ismaël Bennacer n'a pas pris part à l'entraînement collectif et poursuit un programme individualisé. Enfin, les partenaires de Luca Zidane ont rallié Marrakech hier matin (vendredi). Une ultime séance d'entraînement a été programmé.