Dans le cadre de leur engagement continu en faveur de la santé publique, les Laboratoires Beker ont tenu, le 21 janvier 2026 à Alger, une rencontre médias exclusive consacrée à la lutte contre l'hépatite C. Le manque de dépistage, les retards de diagnostic et les difficultés de prise en charge de certaines populations freinent encore la lutte contre cette pathologie en Algérie. Elle demeure méconnue et sous-diagnostiquée. De nombreux patients découvrent leur infection tardivement, souvent après l'apparition de complications graves. Si l'accès aux traitements s'est amélioré depuis une décennie, les spécialistes estiment que la généralisation du dépistage précoce reste un levier essentiel pour réduire la propagation du virus. Renforcer la sensibilisation et faciliter l'accès aux tests constituent aujourd'hui des priorités sanitaires. Des traitements locaux pour améliorer l'accès aux soins Lorsque Beker lance son traitement contre l'hépatite C en 2016, le contexte est marqué par la rareté des solutions thérapeutiques et leur coût élevé. En misant sur la production locale, le Laboratoire a contribué à démocratiser l'accès aux médicaments, tout en accompagnant ses actions par des campagnes de prévention. Cette approche repose sur un travail concerté avec les professionnels de santé, les autorités publiques et la société civile afin d'inscrire la lutte contre l'hépatite C dans la durée. Un objectif chiffré pour inverser la courbe de la maladie Intervenant lors de la rencontre, le professeur Nabil Debzi, chef de service d'hépato-gastro-entérologie au CHU Mustapha-Pacha, a rappelé qu'environ 1 % de la population algérienne serait porteuse du virus. Selon lui, viser l'élimination totale de la maladie à court terme reste irréaliste. En revanche, la prise en charge de 100.000 patients par an permettrait de réduire significativement la prévalence de l'hépatite C et d'en limiter les conséquences sanitaires à moyen terme. Toxicomanie : un facteur clé dans la propagation du virus La question de la toxicomanie a occupé une place centrale dans les échanges. Les personnes dépendantes aux drogues injectables figurent parmi les populations les plus exposées, notamment en raison de la réutilisation de seringues, principal vecteur de transmission de l'hépatite C et du VIH. Les spécialistes ont souligné que sans un accompagnement social et médical adapté, les traitements antiviraux perdent une partie de leur efficacité. Le cri d'alerte des associations de terrain Les représentants des associations ont dressé un tableau préoccupant de la situation. La présidente de l'association El Hayat, a rappelé que la toxicomanie touche désormais des profils variés, y compris des jeunes diplômés et des personnes insérées socialement. Elle a également dénoncé le manque de structures spécialisées à Alger, qui ralentit la prise en charge des patients et accentue les risques de transmission. Dépistage, prévention : le décalage entre chiffres et réalité Pour Yacine Zaoui, président de l'association AIDS Algérie, les statistiques officielles ne reflètent qu'une partie de la réalité. Faute de dépistage à grande échelle, de nombreuses personnes vivent avec le virus sans le savoir, contribuant involontairement à sa propagation. Il plaide pour une stratégie de prévention plus inclusive, intégrant les populations les plus vulnérables. Sensibiliser pour mieux prévenir : l'engagement renouvelé de Beker Le Laboratoire Beker a réaffirmé sa volonté de poursuivre son engagement aux côtés des professionnels de santé, des associations, des autorités publiques et des médias. Dans cette optique, une course de sensibilisation baptisée ''Courir ensemble contre l'hépatite C'' sera organisée le 30 janvier prochain au stade 5-Juillet à Alger. Dix ans après le lancement de son traitement, le Labo rappelle que seule une mobilisation collective et durable permettra de relever le défi de l'hépatite C en Algérie.