Beaucoup de médecins qui ne font plus partie de ce monde et qui ont servi la médecine et la population méritent de la considération. Ils méritent que l'on baptise quelque chose en leurs noms, à l'image des Messaoudi, des Makdeche Nasser, des Medjouti, des Sid Rouhou, et aussi Ameur Soltane Cherif, un chirurgien de l'hôpital Mustapha Pacha .Pourquoi la polyclinique de l'EPSP de Bordj-Menaïel située du côté sud de Tahrir n'a pas été baptisée au nom du regretté Tafat Bouzid Abdelkrim ? Médecin en chef, ce dernier a donné le meilleur de lui-même pour la santé au point de devenir le médecin de famille pour les patients de la localité de Bordj-Menaïel, l'homme est au centre des débats puisqu'il a été à l'origine de la création de l'association de la formation continue avec les Achour Hamid, Amar Sid Rouhou, Tahar Naili et d'autres. Une association qui activait dans tous les domaines par des journées scientifiques avec la participation des médecins de l'EPH, de l'EPSP, des médecins privés et dont les thèmes étaient diversifiés, à savoir l'oncologie, le rhumatisme, le diabète, les maladies chroniques de l'hypertension, rhumatologie, les maladies gynécologiques. Qui était Tafat Bouzid Abdelkrim ? Un enfant de la localité de Bordj-Menaïel qui a eu un cursus universitaire des plus excellents et qui dès son jeune âge décida de faire des études de médecine, un docteur généraliste acharné, un homme au bon cœur qui saisissait l'opportunité de son travail de rendre des services aux plus démunis et à qui actuellement les gens témoignent de son sérieux et de son engagement pour le travail bien fait. Il était serviable, honnête, aimant le travail et très rigoureux. Qui de nous ne se souvient pas de lui. Le centre de soins de la polyclinique de Tahrir de Bordj-Menaïel souffre de vétusté avec des insuffisances tous azimuts, malgré sa richesse en moyens humains, étant donné qu'il possède des médecins qualifiés et compétents tels que Tafat Bouzid Abdelkrim docteur, chef de service, Gourari Hocine, et d'autres, qui sont des personnes du paramédical de grande importance. Cette polyclinique située du côté de la cité Tahrir agonise et ne répond nullement aux attentes et besoins de la population locale. Il suffit de pénétrer la structure pour se rendre compte que les salles de soins manquent de moyens matériels indispensables. La Polyclinique de Tahrir est une enceinte héritée de l'époque Turque et qui faisait office de garnison pour les soldats turcs ainsi que l'armée coloniale française. La preuve, il a été découvert des vestiges de canons de l'ère ottomane où actuellement deux canons font le décor de l'APC de Bordj-Menaïel. Cependant, un véritable massacre de ce lieu a fait l'objet de destructions et de pillage, et dire que cet endroit est le véritable repère de l'histoire de la ville de Bordj-Menaïel plus précisément le Fort turc. A peine le portail de l'établissement de l'EPSP franchi, on se croirait dans une gare routière où les gens attendent le passage du train. Malheureusement, ce n'est pas le cas puisqu'il s'agit là de mères qui attendent leur tour afin de vacciner leurs bébés, dans un long couloir exigu. On s'aperçoit également que les consultations médicales se déroulent dans des conditions catastrophiques. «En période estivale, on suffoque de chaleur et en hiver, nous sommes sujet à des infiltrations d'eau de pluie. La réhabilitation de ce centre de soins s'avère urgente», affirme un paramédical. Le centre de soins est devenu très étroit, il est dans un état de détérioration important et s'avère très exigu pour prendre en charge autant de malades. Il y a urgence en la matière, il faudrait d'autres structures adéquates qui prodiguent des soins de qualité au profit d'une population qui a connu, ces derniers temps, un essor démographique important au niveau de la localité de Bordj-Menaïel. A quoi sert une polyclinique, si elle ne dispose pas d'une radiologie ? Une polyclinique est une clinique polyvalente qui doit disposer d'un laboratoire d'analyses, d'un bloc des urgences, des services ophtalmologie et pédiatrie, d'un service d'urgences et de lits pour une prise en charge. La structure n'est pas bien lotie en moyens d'accueil, les malades sont contraints d'attendre leur tour, les habitants de la commune de Bordj-Menaïel dénoncent le manque flagrant d'infrastructures de base. Cette unité de soins qui dispose de bons médecins ne peut pas répondre à la demande des patients qui s'y rendent quotidiennement, elle s'avère trop exiguë et ne peut contenir le flux important de patients au quotidien. Les médecins auscultent dans des conditions de gêne du fait de l'exiguïté du lieu qu'on qualifie souvent de «boîte d'allumettes», qui offre un spectacle des plus désolants. Cependant, ce sont les médecins, le personnel administratif et les infirmiers qui subissent le plus les difficultés qu'engendre cette situation. Les autorités concernées doivent réagir pour apporter les mesures nécessaires à cet état de fait. La polyclinique de Tahrir n' est plus entre de bonnes mains puisque les Gourari Hocine ne font plus partie du décor, il est parti pour savourer une retraite d'un travail bien accomplie mais l'enceinte elle, a besoin de rénovation et au plus vite les Messaoudi, les makdeche, les Tala, les Medjouti les Gourari(un autre medecin de grande envergure Décédé recemment ) et dont la plupart se souviennent de lui, à Dieu nous appartenons et à lui nous retournons, nous n'oublierons jamais le Docteur Alem ramdane specialiste des urgences lui aussi est parti vers l'au délà, ces derniers méritent amplement que les services hospitaliers au sein de l'hopital soient baptisés à leurs noms.