L'expert en relations internationales Badis Khenissa est revenu, hier lundi, à Alger, sur l'interview qu'a accordée le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, aux représentants de la presse nationale, diffusée samedi à partir de 21h sur les chaînes de Télévision et de Radio nationales. Analysant les principaux axes de l'interview accordée par le Président de la République aux médias nationaux, l'expert en relations internationales a affirmé que l'accent mis par le Président de la République sur les projets structurants, à l'image du projet de Gara Djebilet, illustre une vision stratégique globale. S'exprimant sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale à l'émission «L'invité du jour», Badis Khenissa, a indiqué que la stabilité politique est un préalable indispensable à toute stabilité économique durable. «Cette approche permet d'inscrire l'action publique dans une méthodologie claire de diversification économique», a estimé l'expert en relations internationales. Rappelant que le projet de Gara Djebilet constitue un point de départ et un point d'inflexion, ouvrant la voie à une série de projets à forte valeur ajoutée, capables de réduire les importations et de positionner l'Algérie sur les marchés d'exportation, l'invité de la chaîne III de la Radio nationale a également insisté sur le changement de paradigme voulu par le Président de la République. L'Algérie, a poursuivi l'expert en relations internationales, ne veut plus être uniquement un pays de gisements, mais un véritable pays industriel. Qualifiant le projet de Gara Djebilet de mythe géologique devenu une réalité industrielle. Non sans mettre en avant les retombées régionales et continentales de ces projets, notamment à travers le développement des infrastructures ferroviaires, portuaires et énergétiques, qui renforcent le rôle de l'Algérie comme pays pivot en Afrique. L'excellente qualité du minerai (plus de 52% de teneur en fer) et le consensus des experts internationaux sur sa rentabilité en faisaient du gisement de fer de Gara Djebilet, à Tindouf, un atout stratégique avec sa ligne ferroviaire minière de l'Ouest récemment inaugurée, a indiqué le chef de l'Etat lors de son entrevue périodique avec les médias nationaux. Assurant que l'impact économique sera double et rapide. «Cette mine permettra à l'Algérie dans deux à trois années maximum, d'en finir avec l'importation de minerai de fer», a-t-il dit. Le chef de l'Etat a, à l'occasion cité un avis de recrutement pour 500 postes à la Société Nationale Ferroviaire et évoqué la création potentielle de 18.000 emplois au total, générés par l'écosystème du projet.