L'expérience pilote de cogestion des pêcheries artisanales, axée sur l'utilisation des récifs artificiels et menée à Oran dans le cadre d'une coopération algéro-japonaise, sera prochainement étendue à d'autres wilayas côtières, notamment Skikda, Tizi Ouzou et Tipaza, avant d'être progressivement généralisée à l'ensemble du littoral national, a annoncé hier dimanche le directeur général de la pêche et de l'aquaculture, Miloud Tria. S'exprimant lors d'un atelier à Alger intitulé «Approche de cogestion des pêcheries artisanales à travers l'utilisation des récifs artificiels», organisé dans le cadre d'un programme de coopération technique avec l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA), M. Tria a souligné l'importance de cette initiative lancée en 2021, visant à renforcer la gestion participative et durable des ressources halieutiques. Dans ce contexte, il a insisté sur l'intérêt de cette approche pour la durabilité de la pêche artisanale, rappelant qu'environ 65 % de la flotte nationale est constituée de pêcheurs artisanaux ne pouvant pas opérer en haute mer, ce qui engendre, selon lui, une forte pression sur les zones côtières. Il a estimé ainsi que les récifs artificiels constituent une alternative rationnelle pour une exploitation durable des ressources halieutiques. Mettant en avant l'importance des récifs artificiels comme outil stratégique pour la restauration des habitats marins et le soutien de l'activité des pêcheurs, le directeur général a indiqué que l'expérience menée à Oran en partenariat avec la JICA a produit des résultats positifs.