Alors que le point de passage frontalier de Rafah, entre la bande de Gaza et l'Egypte, a recommencé à fonctionner, ce lundi 2 février, après vingt-et-un mois de fermeture presque totale, les Nations unies ont qualifié cette réouverture limitée de « progrès positif ». « Nous nous félicitons de la réouverture du point de passage de Rafah », a dit le porte-parole du Secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, lors d'un point de presse à New York. « Comme nous l'avons déjà indiqué, les civils doivent être autorisés à partir et à revenir volontairement et en toute sécurité, conformément au droit international ». Il a également estimé que « les fournitures humanitaires essentielles doivent pouvoir entrer en quantités suffisantes et avec moins de restrictions par Rafah et tous les autres points de passage». Dynamique contradictoire La réouverture du point de passage de Rafah s'inscrit dans un cadre défini de manière précise. Cette réouverture, qui était prévue dans le plan américain présenté en octobre dernier, est ainsi « limitée au passage des habitants » du territoire palestinien. Si elle juge cette avancée « positive », l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) souligne toutefois une « dynamique contradictoire ». Elle note ainsi qu'« au cours des dernières 24 heures, 30 Palestiniens ont été tués dans des frappes aériennes », alors que le cessez-le-feu est en vigueur depuis octobre 2025. Le porte-parole du Secrétaire général a également noté les violences au cours du weekend. « Nous sommes très préoccupés par les meurtres de civils et les frappes aériennes israéliennes. Une fois de plus, nous condamnons tous les meurtres de civils », a-t-il dit. Sam Rose, directeur des affaires de l'UNRWA à Ghaza, a rappelé sur le réseau social X que la peur et l'incertitude persistent dans l'enclave palestinienne. « L'accès est limité, les préoccupations en matière de protection persistent et les besoins humanitaires restent aigus en raison des contraintes opérationnelles actuelles ».