Les relations entre le ministère de la Formation et de l'Enseignement professionnels avec les opérateurs économiques, la création des 18 Centres d'excellence, les nouveaux métiers miniers et ferroviaires et leurs rapports avec le grand gisement minier de Gara Djebilet, les nouvelles spécialités liées aux technologies émergentes. l'intelligence artificielle et la cybersécurité, la numérisation, la qualité des formateurs.La ministre de la Formation et de l'Enseignement professionnels, Nacima Arhab, a été, ce mercredi, l'hôte de l'émission ''L'Invité du jour'' sur Chaîne III de la Radio algérienne, où elle a fait le tour d'horizon sur un ensemble de sujets importants qui relèvent de son secteur et abordés lors de son passage sur les ondes de la Chaîne III. Pour commencer, la ministre de la Formation professionnelle a déclaré qu'aujourd'hui et sous l'ère de la mondialisation, le secteur de la formation professionnelle est devenu un levier économique par excellence. En Algérie, la formation professionnelle a atteint un seuil plus élevé qu'auparavant. Aujourd'hui, l'Etat accorde un intérêt particulier au secteur de la formation professionnelle, car il s'agit d'un réservoir humain pour les futures métiers. « Notre objectif est de trouver un stagiaire pour chaque contrat d'apprentissage et, surtout, l'insertion des diplômés de la formation et de l'enseignement professionnels soit fait selon les besoins du marché national », a-t-elle dit, soulignant que l'interopérabilité avec l'ANEM permet désormais un suivi précis de l'insertion professionnelle des diplômés. Abordant le sujet de la rentrée de la formation professionnelle Session février 2026, la convive de la Chaîne III l'a qualifié d'active, dynamique et d'un événement national, à travers lequel « plus de 285.000 nouveaux stagiaires et apprentis ont rejoint les établissements de formation à travers le territoire national, tous modes confondus », a rappelé la ministre. Naciba Arhab a fait observer que le lancement officiel de cette rentrée a eu lieu à Tindouf, « une wilaya stratégique en lien direct avec les projets miniers », précise-t-elle. « Nous avons lancé plus de 30 nouvelles spécialités, dont sept qualifiantes et diplômantes dans les techniques minières et quatre qualifiantes en techniques ferroviaires », a-t-elle précisé, ajoutant que « plus de 200 stagiaires se sont inscrits dès cette rentrée dans ces spécialités ». Cette orientation répond directement aux besoins générés par le projet de Gara Djebilet, nécessitant des compétences spécifiques, allant des conducteurs d'engins lourds aux métiers techniques liés à l'extraction et à la transformation. La ministre a également détaillé l'introduction de nouvelles spécialités liées aux technologies émergentes. « L'intelligence artificielle et la cybersécurité ouvrent des voies d'emploi nationales et internationales », a-t-elle déclaré sur les ondes de la Chaîne III. Au sujet de la relation avec les opérateurs économiques, la ministre a indiqué que celle-ci est désormais « structurée à travers des mécanismes permanents ». « Nous avons mis en place 18 centres d'excellence, dont 10 déjà opérationnels et huit autres bientôt inaugurés, notamment celui dédié à la production pharmaceutique à Constantine, qui servent de plate-formes de connexion avec les opérateurs publics et privés », a-t-elle affirmé. Ces centres permettent d'identifier la demande en compétences, aussi bien en quantité qu'en technicité, à l'échelle nationale et locale. La ministre a cité l'exemple du centre d'excellence de Bordj Bou-Arréridj, orienté vers les techniques du froid et de l'électroménager, où l'insertion professionnelle est assurée immédiatement après la formation, notamment dans la zone industrielle de ladite wilaya. Concernant la qualité des enseignants-formateurs des Centres de formation professionnelle, Naciba Arhab a fait savoir que « la formation des formateurs et des conseillers est au cœur de notre plan stratégique ». Elle a indiqué qu'un plan est mis en place chaque année, appuyé par un réseau pédagogique national, tout en précisant que « certains formateurs sont formés directement au sein des usines et chez les opérateurs économiques », renforçant ainsi le caractère pragmatique et opérationnel de la formation. Enfin, et sur la question de l'état d'évolution de la numérisation dans son secteur, la ministre a déclaré qu'il s'agit d'un levier de performance. « Depuis février 2025, les inscriptions sont totalement numérisées via la plate-forme Tekwin. Les stages et contrats d'apprentissage sont gérés par la plate-forme Temhin, offrant une cartographie nationale de la demande », dira Naciba Arhab sur les ondes de la Chaîne III.