Les dizaines de chefs d'Etat et ministres dont Narendra Modi, Antonio Guterres et Emmanuel Macron qui ont assisté au sommet de l'IA à New Delhi en Inde, les 19 et 20 février 2026, publieront, le 21 février 2026, une déclaration sur la manière de réguler l'usage de l'intelligence artificielle et ont appelé à l'établissement rapide de règles communes afin de garantir une utilisation sûre de l'IA. Le boom des blogs et des messageries électroniques donne aux TIC une place de plus en plus vaste dans notre société. Ainsi, le monde est devenu une grande maison de verre, un acquis contre les régimes totalitaires dans la mesure où l'information n'est plus le quatrième pouvoir mais le pouvoir lui-même (voir l'American Herald Tribune du 11 août 2018 (USA) – « Dr Abderrahmane Mebtoul : «Algeria still faces significant challenges ». Avec l'avènement d'Internet et le développement formidable qu'il connaît depuis quelques années et les retombées de l'application de l'intelligence artificielle qui révolutionne le monde, marginalisant les pays qui ne la maîtrisent pas, avec des impacts économiques, psycho-sociologiques, militaires et sécuritaires, mettent en demeure tout Etat et toute entreprise – de quelque importance qu'elle soit – de s'adapter et d'en faire l'usage le plus judicieux et le plus productif., la sécurité et la compétitivité les obligeant à obtenir l'information en temps réel le temps la maîtrise du temps étant le principal défi en ce XXIème siècle. D'où l'importance de la gestion stratégique des nouvelles technologies qui sont pour une Nation et l'entreprise l'un des moteurs essentiels de sa performance globale et de sécurité. Cela explique que les grandes puissances et les nations émergentes utilisent les Services de renseignement et de contre-espionnage, en mettant en place, si on se limite à l'Economique, un service d'information économique pour aider leurs des entreprises engagées dans le commerce extérieur. Selon le Financial Times, pour 2025 les investissements dans l'intelligence artificielle ont dépassé les 320 milliards de dollars au niveau mondial. Les analystes prévoient un l'investissement 1847,5 milliards de dollars cumulé horizon 2030 et que l'IA pourrait contribuer jusqu'à 14% du PIB mondial, soit environ 15 700 milliards de dollars. Uniquement pour les USA, sans compter les autres espaces en expansion, notamment en Russie, Europe, l'Asie, l'Inde mais surtout la Chine où, selon l'agence officielle chinoise, entend devenir le numéro un mondial de l'intelligence artificielle d'ici 2030. Le président Donald Trump pour garder le leadership, a annoncé 500 milliards de dollars d'investissements pour développer le secteur. Les Etats-Unis, la Chine et le Royaume-Uni sont en tête du classement mondial de l'IA, publié par le Stanford Institute for Human-Centered AI (Etats-Unis), le 21 novembre 2024, la France se classant 6e devant l'Allemagne. Pour l'Afrique, nous avons le classement suivant pour les 15 premiers pays d'Afrique par ordre décroissant : premier en Afrique – Ile Maurice – rang mondial 61ème – Egypte rang mondial – 62ème – Afrique du Sud rang mondial – 77ème – Tunisie rang mondial 81ème – Rwanda rang mondial 84ème – Maroc rang mondial 88ème – Sénégal rang mondial 91ème – Bénin rang mondial 97ème – Kenya rang mondial 101ème – Nigeria rang mondial 103ème – Botswana rang mondial 110ème – Seychelles rang mondial 112ème – Cap Vert rang mondial 119ème – Algérie rang mondial 120ème au niveau mondial – Namibie rang mondial 125ème. En conclusion, nécessitant des compétences pointues, bon nombre de pays vont favoriser l'exode de cerveaux dont ceux provenant de l'Afrique. Je suis persuadé que l'Afrique sera s'adapter à ces nouvelles transformations qui auront un impact stratégique sur son devenir et le devenir du monde en retenant la substance du développement, ses compétences, grâce à une nouvelle gouvernance, passant par des sous intégrations régionales, en dynamisant la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF)et en mutualisant les dépenses d'investissement dans le savoir. Abderrahmane Mebtoul Professeur des universités Expert international