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« Tentative de freiner indirectement les développements économique et technologique de la Chine » Pr Hamada à propos du bombardement par les Etats-Unis des installations pétrolières iraniennes
Le doyen de la Faculté des hydrocarbures et de la chimie à l'Université de Boumerdès, le professeur Boudjema Hamada a indiqué, avant-hier dimanche, que le but du bombardement par les Etats-Unis des installations pétrolières iraniennes, est non seulement de porter un coup à l'Iran, mais également de tenter de freiner indirectement les développements économique et technologique de la Chine. « La Chine a pris une avance particulière en termes d'économie et de technologie. Ainsi, pour ralentir son élan, il faut réduire ses approvisionnements en énergie », a-t-il dit. Intervenant sur les ondes de Chaîne III de la Radio nationale à l'émission ''L'invité du jour'', Pr Boudjema Hamada a considéré que l'escalade militaire en Iran et au Golfe alimente les craintes d'une perturbation majeure des exportations de pétrole dans la région, qui demeure l'un des principaux pôles de production énergétique au monde, est une guerre où l'économie mondiale est mise en jeu. « Celui qui a accès à ces sources-là peut développer son économie », a-t-il dit. Faisant remarquer que si cette guerre va perdurer dans le temps, la Chine va trouver des difficultés pour s'approvisionner en sources énergétiques indispensables à son développement. Pour le doyen de la Faculté des hydrocarbures et de la chimie à l'Université de Boumerdès, les seuls bénéficiaires de cet état de fait sont la Russie et les Etats-Unis parce que les deux pays produisent et exportent le pétrole et le gaz de schiste. « Malgré les sanctions qui lui sont imposées, la Russie va profiter de cette situation, car elle va trouver les pays qui vont la solliciter pour s'approvisionner, même si c'est sous sanction », a poursuivi Pr Boudjema Hamada. Evoquant les répercussions sur les cours du pétrole, notables avec une hausse de plus de 30 % sur le prix du baril de Brent qui dépasse désormais les 92 $, l'invité de la Chaîne III de la Radio nationale a affirmé qu'il est encore prématuré de parler de choc pétrolier. « Je pense qu'il est prématuré de parler du choc pétrolier aujourd'hui, car les capacités de stockage ne sont pas encore épuisées », a ajouté Pr Boudjema Hamada pour qui, le choc pétrolier peut se produire dans quatre à cinq mois, si la situation va perdurer. Pour le moment, et au vu de l'évolution de la situation, le prix du pétrole, comme celui du gaz, a-t-il indiqué encore, va continuer à augmenter et cela va s'impacter sur les prix aux stations de service, sur les prix des matières premières issues du pétrole et des gaz. Faisant remarquer que les pays les plus impactés par cette crise sont ceux dont la demande en sources énergétiques est importante, citant comme exemples le Pakistan, l'Inde, la Chine, la Corée du Sud et le Japon. « Il y a également d'autres pays européens qui sont confrontés à cette situation. Donc, pas mal de pays qui sont dans une situation un peu délicate en termes de sources énergétiques », a-t-il observé.