Judo / Open africain 2019 de Dakar : les Algériens Rebahi et Ezzine en or    Détérioration du passage «provisoire» sur l'oued Tamendjar à El Ancer (Jijel) : Financer en urgence un pont vital    Le Plan de réhabilitation du barrage vert, d'une dimension stratégique d'importance    Présidentielle du 12 décembre : signature par les médias de la charte d'éthique des pratiques électorales    Faire du partenariat avec les start-up "un chantier ouvert" à toutes les volontés sincères    "El-Mouggar-2019", point de départ du processus d'intégration économique africaine    France 24, Le Drian et Tebboune ..!    10e Fica : une sélection documentaire à la hauteur    Marches pacifiques à Batna, Tébessa et Bordj Bou Arreridj    Tebboune lâché par son Directeur de campagne    PRESIDENTIELLE : Bengrina promet un développement global    EN - Belmadi : "Je ne suis pas surpris par le résultat du Botswana face au Zimbabwe"    mca : Sakhri «On a eu l'accord de Medouar pour jouer le CABBA à Bologhine»    PRESIDENTIELLE DU 12 DECEMBRE : Les 5 candidats signent la Charte d'éthique    LOGEMENTS AADL 2 : Ouverture du site pour le retrait des attestations de pré-affectation    SE PLAIGNANT DE LEUR SITUATION : Les imams menacent de recourir à la grève    Belkacem Sahli trompé par son notaire    Asphyxie au monoxyde de carbone: 13 personnes sauvées en 24 heures à Constantine    Le pays "ne sera plus le même" après la contestation    Les assurances du ministère de la Santé    Qui est responsable, Air France ou Czech Airlines ?    Les travaux de dragage entamés    NAHD : Saoudi : «Prêts à saisir la justice pour récupérer le bilan»    Mohamed al-Tubal, première recrue hivernale    Maya    L'AIE voit un marché calme avec une offre abondante    Appel à un sit-in devant le siège de Total à Montréal    Une élue FLN écartée de l'exécutif de l'APW    Les Chiliens appelés aux urnes pour voter une nouvelle Constitution    La directrice du FNPOS mutée à Constantine    Les manifestants durcissent leur mouvement    Un livre révèle l'infiltration des Emirats en Algérie    La sexualité dans la société arabo-musulmane : tabou, obsession, honte et honneur    "J'ai voulu raconter cette ville qui m'habite encore"    Participation de quatre artistes algériens    Une trentaine d'exposants au rendez-vous    Ouverture prochaine d'une direction régionale de l'Onda à Béchar    El Harrouch: Camion contre voiture, 3 morts et 2 blessés    Pour fraude fiscale de plus de 670 milliards de centimes: Cinq personnes arrêtées dont trois employés des impôts    Bouira: Journée de formation sur le diabète    Ligue 1 - Match retard PAC - USMBA: Encore une bourde de la LFP !    Human Rights Watch: La «vague d'arrestations vise à affaiblir toute tentative d'opposition»    Concours de la calligraphie arabe    Chikhi Kamel-Eddine, nouveau P-dg    Belkaroui et Zerdoum suspendus trois matchs    Le quitus de L'APN    La présence américaine en Syrie conduirait à une résistance armée populaire    Massacre d'une famille à Ghaza: la diplomatie palestinienne condamne l'agression israélienne    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Un homme libre exemplaire
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 08 - 03 - 2009

Le patriotisme aux Etats-Unis est une vertu célébrée. A condition de ne pas être trop libre à l'égard du puissant lobby israélien. Deux universitaires américains, Stephen Walt et John Mearsheimer, auteurs d'une étude intitulée «Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine », avaient apporté la démonstration que la domination du lobby sioniste conduisait les Etats-Unis à mener une politique contraire à leurs intérêts nationaux. Ils avaient été littéralement carbonisés.
Pourtant, leur thèse vient d'être spectaculairement corroborée par la cabale lancée aux Etats-Unis contre le diplomate Charles W. Freeman, pressenti pour occuper le poste de président du National Intelligence Concil. L'AIPAC fait mine d'être en retrait, mais ses sbires, dont David Rosen, son ancien directeur, qui doit comparaître devant un tribunal en avril pour espionnage au profit d'Israël, ont lancé une campagne particulièrement indigne contre Freeman. A leurs yeux, Charles Freeman a fait montre d'un franc-parler « déplacé » sur la politique israélienne. Freeman signifie « homme libre », il ne l'est que trop pour le lobby.
La cabale menée contre lui a été si intense, massivement relayée par les médias, qu'il a décidé de se retirer, malgré le soutien publiquement exprimé par l'amiral Denis Blair. Non sans clairement s'exprimer, dans une lettre rendue publique, sur un « lobby puissant décidé à empêcher que soit diffusée toute opinion autre que la sienne, et encore moins de laisser les Américains comprendre les tendances et les événements au Moyen-Orient ».
Dénonçant la stratégie de ce groupe qui «touche le fond du déshonneur et de l'indécence », il souligne que son objectif est « le contrôle du processus politique par l'exercice d'un droit de veto sur la nomination des personnes qui contestent le bien-fondé de son point de vue, la substitution d'une justesse politique de l'analyse et l'exclusion de toutes les options pour la prise de décisions par les Américains et notre gouvernement autres que celles qu'il favorise».
Charles Freeman relève avec pertinence l'ironie d'être accusé par un «groupe ayant aussi clairement l'intention de faire appliquer une adhésion à la politique d'un gouvernement étranger, dans ce cas le gouvernement d'Israël». Le veto sioniste à la nomination de Freeman est la démonstration éclatante de l'impossibilité pour un patriote américain de servir son pays en conservant sa liberté d'esprit. Sa lettre est bien celle d'un homme libre qui casse un tabou en pointant du doigt la mise sous tutelle des Etats-Unis par un groupe prêt à toutes les manipulations. Ceux qui nourrissaient des illusions sur la capacité de Barack Obama à mener une politique plus équilibrée au Moyen-Orient devraient se réveiller définitivement. Sa marge est infime. Les néoconservateurs sionistes les plus ineptes - Perle, Wolfowitz... - ont disparu, mais cela n'a en rien entamé l'hégémonie d'Israël sur les appareils d'Etat US.
Le renoncement de Freeman, avec une mise en cause publique du lobby, n'est pas un cadeau pour Obama. Sa capacité à mener le « changement » est en cause. Les patriotes qui osent penser différemment et distinguer entre l'intérêt des Etats-Unis et celui d'Israël n'ont pas leur place dans un système hyperpuissant mais soumis.
A moins, chose improbable au vu des orientations dominantes des médias américains, que cette lamentable mais néanmoins significative affaire ne provoque un vrai débat sur l'influence disproportionnée d'une organisation entièrement dédiée à la défense d'un Etat étranger. Y compris contre les intérêts des Etats-Unis.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.