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Dynasties républicaines
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 03 - 05 - 2009

Le président Wade, qui se revendiquait haut et fort du libéralisme, avait, au nom du Sopi (le changement), mis un terme au long règne des socialistes sénégalais. La victoire électorale du président Wade a été nette et sans bavure. Une majorité de citoyens, lassés par le trop long et plutôt inefficace règne des dirigeants post-indépendance, avaient finalement opté en avril 2000 pour le changement prôné par l'avocat libéral.
Réélu en 2007, le président Wade a depuis longtemps abandonné son mot d'ordre fondateur. Les structures politiques sénégalaises, incontestablement démocratiques, ont montré leur adaptabilité à des changements d'hommes. En effet, le changement d'homme à la tête du pays ne s'est guère traduit par un changement concret pour le citoyen. «Socialiste» ou «libéral», le Sénégal reste une démocratie présidentielle, largement organisée autour des confréries maraboutiques et du clientélisme. Il n'empêche, dans un continent ou les transformations démocratiques ont lieu dans la douleur, quand elles ont lieu, le Sénégal fait figure d'exemple. Au-delà de l'alternance au sommet, la vie politique existe vraiment et les acteurs sont représentatifs des courants et tendances qui traversent le pays.
Le tableau est cependant nuancé par le recul des libertés publiques depuis quelques années. Dans un contexte de crise et de trop faibles performances économiques, le président Wade a plusieurs fois remanié la Constitution sans l'aval des assemblées et l'instrumentalisation de la justice à des fins de règlements de comptes politiques est une pratique particulièrement inquiétante.
Mais le sujet de préoccupation essentiel est bien dans la succession du président Wade, qui, à quatre-vingts ans, n'a ni dauphin ni successeur désigné. Son parti, le Parti démocratique sénégalais (PDS,) s'est vidé des personnalités susceptibles de représenter une alternative, le Président s'étant employé à écarter tous les prétendants trop pressés ou ceux dont les prétentions lui déplaisaient. Pour les observateurs, le Président, en se débarrassant de concurrents potentiels, pavait la voie à son fils Karim. Ce dernier, homme d'affaires dynamique, a confirmé son ascension lorsque son père lui a confié la responsabilité des préparatifs du sommet de l'Organisation de la Conférence islamique. Karim Wade a eu la haute main sur les importants contrats d'infrastructures et d'aménagement de la capitale. Beaucoup ont vu dans cette désignation une sorte de mise en selle.
Mais Abdoulaye Wade a toujours réfuté les intentions qu'on lui prêtait, car il n'était nullement question de mettre son fils en orbite présidentielle. Au lendemain d'élections municipales marquées par la défaite du camp présidentiel, un remaniement voit l'entrée au gouvernement de Karim Wade en tant que ministre d'Etat, à la tête d'un département aux prérogatives élargies. La nouvelle a surpris le landerneau politique dakarois, d'autant que le nouveau ministre fait partie du contingent des candidats les plus largement battus. Pour de nombreux hommes politiques sénégalais, il s'agit là, outre d'une marque de népotisme évident, de la matérialisation d'une stratégie visant à faire de Karim Wade un postulant crédible pour la candidature aux futures présidentielles.
Démocratique ou non, le Sénégal fera-t-il partie de ces étranges dynasties républicaines qui se sont multipliées ces dernières années ?


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