Tottenham : Une offre pour En-Nesyri ?    [Vidéo] La déferlante Casbah-Bab El Oued en puissance    Sous le signe de solidarité avec les pompiers à Bouira    Prix littéraire Méditerranée 2021 : Boualem Sansal lauréat    Législatives du 12 juin: Ennahda appelle les citoyens à se rendre massivement aux urnes pour choisir leurs représentants    Football / Coupe de la Ligue : USMA-MCA éclipse tout    La stabilité de la région tributaire du respect par le Maroc de ses frontières internationales    LE 8 MAI 1945, LE 8 MAI 2021, UN MÊME MOT D'ORDRE : RENDEZ-NOUS L'ALGERIE !    V 116 : Le Hirak change d'itinéraire    Coronavirus: 219 nouveaux cas, 142 guérisons et 8 décès    Equipe nationale de football : Algérie - Mauritanie le 3 juin à Blida    UA: échange de vues entre Boukadoum et Faki au sujet des travaux du CPS    Insistance sur la nécessaire implication dans le processus électoral    Elaboration d'une feuille de route relative à l'enseignement de Tamazight    La journée de la mémoire "n'est pas exclusive aux seules massacres du 8 mai 1945"    L'opération Barkhane ne devrait pas durer plus que quelques années    Covid-19: des autorisations d'exportation de masques "prochainement délivrées"    Les réserves d'eau du pays "suffisantes jusqu'à l'automne prochain"    Massacres du 8 mai 1945: Des films sur la résistance et la révolution programmés à Sétif    Juanfran pas tendre avec Neymar : "Il est insupportable"    Mahrez: "difficile de remporter la ligue des champions si..."    Un jeudi apocalyptique à M'sila    Coopération : lancement officiel du projet de création d'un Conseil d'affaires algéro-mozambicain    La recherche de solutions aux différentes revendications doit se faire dans le cadre d'une approche progressive    Mahrez a mis Paris à ses pieds    Messaoudi (JSS) maintient le cap    L'opposition conteste la prise de pouvoir par les militaires    Sonatrach évoque une reprise de ses activités en Libye    2 personnes trouvent la mort sur la RN 47    Tajine de poulet sucré-salé    Les pompiers exigent la réintégration de leurs collègues    Relâchement généralisé et persistant    Les prix se consolident    L'ouverture de bureaux de change n'est pas envisageable    La Cnas lance une application au profit des femmes enceintes    Algérie-Libye : une position ferme et réaliste (1re partie)    Le Parlement adopte l'amendement de la loi sur la Cour constitutionnelle    Inexistant au centre-ouest du pays : Le projet de CHU relancé à Chlef    563 LSP à Souidania : Le projet en stand-by    Les démarches de sa prise en charge engagées    Les candidats retiennent leur souffle    Les agents agréés de l'Otan aux abois    L'armée hausse le ton    L'UA condamne les attaques terroristes au Burkina-Faso, Mali et Niger    Un policier tué dans une attaque jihadiste sur des puits de pétrole    «Nous voulons la vérité des faits sans complexes»    Appel à l'exploitation économique du patrimoine culturel    Le roman de Salim Bachi parait aujourd'hui    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





On achève bien les moutons !
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 16 - 12 - 2009

Parce que les mots ne doivent être que le vêtement, sur mesure rigoureuse, de la pensée», disait je ne sais quel esprit génial, la vraie fausse fable qui suit se prête à une lecture à grilles multiples, selon qu'on la perçoit sous l'angle du p(ô)vre homme ou du riche bipède ; croyant en l'immanence de la peu humaine vérité, ou algéro-sceptique, jusqu'à se tirer un gros pruneau dans le dos arqué de sa propre existence.
L'histoire, à raconter jusque dans l'oreille des macchabées, a pour décor (sur) naturel un infra-bourg, coincé à mi-distance entre la montagne de Z'dama au nord et les maquis d'El-Gaâda au sud. Chalachou est un tyranneau au tour de cou si gros que certains le prennent pour un squale trop repu, maquillé en derviche trop tourneur pour ne pas sentir le vent... tourner. Son tour de taille aussi large qu'un diable des mers abyssales et son estomac aussi gros qu'un reptile pantagruélique, Chalachou veut cacher toute la poussière, accumulée une vie dissolue durant, sous un tapis plus rapiécé que vermoulu.
Ne pouvant choisir l'âge de son temps indécis, la fable dira que Chalachou décida de faire bonne oeuvre contre mauvaise conscience. Pour ce faire et en guise d'abat-faim, Chalachou offre d'abord à ses congénères du village dix moutons chacun pour leur faire prendre une revanche carnée contre une vie au ras des pâturages. En contrepartie de sa magnanimité trop primesautière pour relever de la race des rusés, Chalachou exigea de chacun de ses congénères d'aller voir l'imam du village pour l'embrasser chaudement sur le front avant de l'adjurer... de prier pour l'âme tourmentée de Chalachou le repenti.
Ce dernier, en guise d'épitaphe ad vitam aeternam, léguera pour la postérité des m(aux)ots si abscons que l'histoire retiendra que quelques bribes inscrites en lettres sanguinolentes sur la paroi de l'estomac d'un vautour momifié: «Quand la vérité met le poignard à la gorge, il faut baiser sa main blanche, quoique tachée du sang des uns et des autres...». Quelques temps indécis plus tard, Chalachou sera décoré avec une étoffe de couleur pourpre autour de son cou gigantesque, avec écrit dessus en lettres géantes: «Il ne faut jamais montrer la lame trop aiguisée à une bête de sacrifice, vouée par un terrible et immuable destin à toujours expier la faute de l'homme, forcément faillible et si peu preux face aux coups de Jarnac assénés par sa propre main souillée dans son propre dos, trop froid pour être promis aux seules gémonies». Ainsi aimait parler Chalachou au (x) reste (s) de ses congénères...


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.