Sortie de la 50e promotion à l'Ecole de Commandement et d'Etat-major de Tamentfoust à Alger    Drame de Melilla: le Forum diplomatique de solidarité avec le peuple sahraoui condamne la répression sanglante de migrants africains    JM/Boxe : Houmri bat le Marocain Assaghir et passe en demi-finale    Voyage à travers l'histoire des monnaies anciennes des pays participant aux JM Oran-2022    Industrie pharmaceutique :196 unités de production locale de médicaments et de dispositifs médicaux    Aménagement des horaires de travail de 07h00 à 15h00 pour les wilayas du sud du pays    Salon de l'Enseignement supérieur: vers l'instauration d'un enseignement de qualité pour l'édification d'une économie du savoir    Zones franches: dispositif administratif flexible et cahier des charges rigoureux pour garantir la transparence    187e anniversaire de la bataille de Mactaâ: pour rappeler l'héroïsme de l'Emir Abdelkader    Des températures caniculaires, mardi et mercredi, sur des wilayas du Sud du pays    Santé: une "grande importance" accordée à l'application des protocoles thérapeutiques en oncologie    JM Oran-2022 : engouement populaire sans précédent, l'autre succès de la 19e édition    Conseil de la nation présentation du projet de loi définissant les règles générales applicables aux zones franches    Les colons attaquent encore Al-Aqsa    Les anciens ministres Ould Abbes et Barkat condamnés à 6 et 4 ans de prison ferme    Coup d'envoi de la 13e édition    Deux dossiers retenus pour la présidence de la FAF    JM: la présence de jeunes de la communauté nationale établie en France, très importante    CN: le président de la Commission des AE reçoit le président du Groupe d'amitié France-Algérie    Festival européen de musique: le groupe "Travel Diaries" enflamme le public    OL : Aouar ne va pas prolonger son contrat    JM: le badminton et la lutte décrochent l'or, le karaté do termine avec l'argent    Sétif: Trois morts dans un incendie de forêt    Examens du BEM: Un taux de réussite de 55,98%    Face aux séismes    Exportations hors hydrocarbures: L'objectif de 7 milliards de dollars accessible    Football: Algérie-Maroc, aujourd'hui à 17h00: Les Verts pour la confirmation    Alger: Incendie dans le parc de l'ETUSA, 16 autobus détruits    A l'initiative de Mohamed Afane: La maison d'Oran d'Yves Saint Laurent retrouve une nouvelle vie    Des contrats menacés par le blocus pétrolier    Plus de 30 villageois dont des enfants tués    La base constitutionnelle seule au menu    Tosyali décroche le trophée    Echos d'un procès figé    Bâtonnat d'Alger: au boulot    Plus de peur que de mal    La réussite au BEM fêtée avec faste    Le FFS dérange les forces occultes    Comme une lettre à la poste    Peut-on réussir la transition?    Riga débarque    Le club otage des forces occultes    Comment l'émigration a lutté contre l'OAS    C'est parti pour la 13e édition    Karima et Yousra enchantent le public    Alerte Algérie : le prisonnier d'opinion Mohamed Azouz Benhalima est en danger    Le mouvement des réformes (1986-1991), précurseur du Hirak    Carnage à Melilla ou l'épouvantail de l'immigration    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



3 semaines pour convaincre, tâche difficile
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 16 - 04 - 2012

Il a été donné hier le coup d'envoi de la campagne électorale officielle. Pendant les trois semaines qu'elle durera, les quarante-quatre partis politiques mais aussi les représentants des listes indépendantes vont aller à la rencontre des citoyens pour tenter de les convaincre, d'abord à se rendre aux urnes et ensuite de voter de préférence pour leurs candidats respectifs. La tâche s'annonce malaisée pour eux concernant le premier objectif, à considérer l'indifférence affichée par les Algériens pour la chose électorale et l'agitation post-campagne officielle à laquelle elle a donné lieu dans les milieux se préparant pour l'échéance du 10 mai.
Pourtant les Algériens démontrent qu'ils sont friands des joutes électorales et des débats qu'elles suscitent comme le prouve leur intérêt soutenu pour l'événement de ce genre qui se déroule en France. Il semble qu'autant ils se sentent concernés par les enjeux de l'élection présidentielle française, autant ils ne voient pas l'intérêt qu'ont pour eux les élections législatives nationales. Ce paradoxe, s'il en est, n'est pas pour surprendre, car si les Algériens se passionnent pour des élections étrangères plutôt que pour celles de chez eux, c'est qu'en Algérie la chose électorale a toujours donné lieu à des mascarades dont ils ont fini par se lasser et à refuser de leur servir de caution.
Depuis qu'elles ont fixé l'échéance des élections législatives, les autorités, et Bouteflika au plus haut de leur niveau, ont tenté de persuader les Algériens que le scrutin du 10 mai se déroulera dans les conditions qu'ils apprécient et envient pour ceux qu'organisent les Etats démocratiques. Les partis politiques ayant opté pour la participation à ce scrutin leur ont emboîté le pas pour essayer de convaincre ces citoyens qu'effectivement le 10 mai va constituer une rupture avec la malsaine tradition électorale dont l'Algérie a été coutumière, pour peu néanmoins qu'ils aillent voter massivement.
Maintenant qu'ils sont descendus dans l'arène, ces partis sauront-ils développer les arguments qui feront tomber la défiance populaire affichée et marquée à l'égard d'une compétition électorale qui se résume pour beaucoup de citoyens à la course à une fonction lucrative. C'est mal parti pour eux en raison du peu ragoûtant spectacle qu'ont donné à voir d'eux certaines de ces formations à l'occasion de la confection de leurs listes électorales.
Le pouvoir lui aussi a peu fait pour imposer la certitude qu'il y a réellement du nouveau qui a été apporté aux mœurs électorales algériennes. Il a certes pris l'initiative d'une batterie de dispositions censées garantir la transparence et la régularité du scrutin. Mais celles mises à l'épreuve à l'amont de ce scrutin ont révélé la virtualité de leur efficacité. Ce qui a fortiori fait déjà proclamer à une fraude électorale déjà en action par des partis engagés dans la compétition. Autant dire que ce n'est pas ce qui va inciter les citoyens à se départir de leur indifférence. Ce n'est pas par ailleurs en interdisant de campagne les partisans du boycott électoral que les autorités vont parvenir à faire aller les électeurs aux urnes. Un pareil arbitraire ne fera au contraire que justifier aux yeux de beaucoup qu'il n'y a rien de changé dans la pratique électorale algérienne et donc qu'il y a inutilité à voter le 10 mai.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.