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Déclin du football à l'Ouest : Autopsie d'une situation alarmante
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 20 - 06 - 2012

Les années passent et se ressemblent pour le football oranais et celui de l'Ouest en général. A cette cadence, notamment avec cette mentalité, le sport-roi est appelé à disparaître à l'Ouest, car il y des signes qui ne trompent pas en football.
La saison 2010/2011 a confirmé la chute de ces clubs avec leur éviction du «big four» durant la première année du professionnalisme. L'exercice écoulé a été marqué par une tâche noire pour le football de l'Ouest qui continue de se «noyer». Le MCO, qui a évité d'extrême justesse la relégation, a traversé l'une des périodes les plus noires de son histoire. L'ASMO semble avoir signé un bail avec l'antichambre de l'élite après avoir raté de nouveau la saison dernière son retour parmi l'élite.
Le MC Saïda, malgré les efforts consentis par les responsables et son statut de club formateur, vient de rétrograder. Le SAM a failli passer à la trappe en raison de la guerre des clans qui continue de faire des ravages. L'USMBA, en dépit d'une accession tirée par les cheveux, se trouve dans une impasse. Idem pour le CRT qui vient pourtant contre vents et marées de rejoindre la Ligue 2. Ceci sans parler des SCMO, USMO, RCGO, FCO, RCO, ASPTTO et bien d'autres clubs. Comment ces derniers sont-ils tombés aussi bas ? Les raison sont multiples. Les clubs de l'Ouest, il faut le reconnaître, sont gérés dans la confusion par des dirigeants qui ne répondent pas aux critères exigés par cette noble fonction. La grandeur des clubs dépend de la grandeur des hommes qui les dirigent. Ensuite, il y a cette politique de deux poids deux mesures des autorités locales dans le dispatching des subventions et des contributions financières.
A Témouchent par exemple, les héros de l'accession sont totalement négligés. Le MCS n'a pas trouvé preneur à la présidence. L'USMBA a du mal à démarrer la nouvelle saison. Mais de l'autre côté, à Sétif par exemple, les autorités sont parties prenantes indirectement dans la gestion du club et à l'écoute de ses doléances. A Bordj Bou Arreridj, les autorités ont sauvé le CABBA d'une crise qui avait débouché dans un premier temps sur la démission du président Messaoudène. A Oran, le wali et le DJS ont prouvé une réelle volonté d'aider les clubs oranais, mais ont-ils trouvé un écho favorable ? Là est toute la question. Ceci ne nous empêche pas de dire que ce déséquilibre dans le soutien financier des autorités locales porte préjudice aux clubs de l'Ouest.
Cette situation est perçue comme une humiliation insupportable et de nombreux observateurs estiment que c'est une suite logique d'une politique qui laisse place à toutes les spéculations. Les dirigeants de l'Ouest, pourquoi le nier, sont devenus par la force des choses beaucoup plus « serviteurs » des autres clubs en se transformant en recruteurs, pour ne pas dire valets, des autres équipes. Cette confusion est née à cause des conflits internes entre anciens joueurs, anciens dirigeants et les opportunistes qui veulent s'accaparer du pouvoir en utilisant l'impact qu'engendre un domaine comme celui du football. Les autorités, en l'absence de véritables interlocuteurs et gestionnaires, refusent d'injecter de l'argent dans la confusion née des conflits internes au sein des équipes de l'Ouest dont les présidents, ou plutôt les dirigeants, ont perdu de leur notoriété. C'est certain, ce déclin a une raison: la dégradation de la mentalité née des conflits des AG et ce, avec la passivité des instances censées réagir, ne serait-ce que pour contrôler où va l'argent de l'Etat et de veiller à ce que la réglementation soit respectée. Les mensonges, le manque de moyens ne permettant pas de faire un travail dans la durée et assurer une certaine stabilité à tous les niveaux.
En somme, et en dépit de l'instauration du professionnalisme, certains dirigeants de l'Ouest agissent en amateurs, associant par exemple d'illustres « inconnus » dans les grandes décisions liées à l'avenir de leurs clubs. Encore plus, les clubs de l'Ouest du pays n'intéressent plus les meilleurs joueurs, ce qui explique le manque d'ambition sur le marché des transferts. Plus grave encore, certains présidents d'autres clubs se sont permis le luxe de transférer des joueurs de l'Ouest vers les clubs tunisiens sans que personne bouge le petit doigt. En tous cas, la gestion d'un club dépend essentiellement du respect qu'imposent ses dirigeants, de leur compétence et leur crédibilité qui leur permettent de défendre les intérêts de leurs clubs.
Une chose et sûre, la réalité confirme la situation désastreuse dans laquelle se trouve le football de l'Ouest, exception faite pour le WAT qui semble tenir le coup parce que tout simplement ses dirigeants sont jaloux de leur équipe. L'heure a sonné pour se concerter, établir un état des lieux et trouver les solutions qui s'imposent. La sonnette d'alarme a été tirée depuis belle lurette, mais on persiste dans les luttes internes, compliquant encore plus la situation.


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