«Le dialogue doit prendre en considération les craintes légitimes de l'opposition»    Plus de 82 % des citoyens satisfaits des services de police    Omari insiste sur l'accompagnement des projets agricoles    Les modalités de fonctionnement d'un compte d'affectation spéciale fixées au JO    Rentrée sociale et balance des paiements au menu    Signature d'une convention entre le secteur des forêts et l'unité d'ingénierie    Hassan Rabehi à Ouargla évoque le rôle capital des médias    ARRESTATION DU DIRECTEUR DE L'AGENCE FONCIERE D'ORAN : Plusieurs hauts responsables impliqués dans un scandale immobilier    TISSEMSILT : Des coupures intempestives d'électricité au quotidien    30 milliards de dollars dilapidés au ministère du Travail    CLASSEMENT MONDIAL DES ARMEES : L'ANP parmi les 30 puissances mondiales    COUR SUPREME : Tayeb Louh placé sous mandat de dépôt    COUR DE JUSTICE DE MOSTAGANEM : Le nouveau président et le procureur général installés    Drame du concert de Soolking : 5 morts et 17 blessés    BIR EL DJIR (ORAN) : Le nouveau maire suspendu par le wali    RENTREE SCOLAIRE A MASCARA : Plus de 230.000 élèves bientôt sur les bancs de classes    JUSTICE : Zeghmati veut nettoyer son secteur    Naples: Lozano a signé (officiel)    Real Madrid: Neymar, un pied qui inquiète    Vers la fin du pouvoir militaire ?    Les chaines qui diffuseront les rencontres de nos Pros, ce vendredi    Les souscripteurs montent au créneau    Benflis insiste sur le départ du gouvernement    Amrani reste    Velud : "Je suis confiant pour la qualification"    «Les manœuvres marocaines à Guerguerat menacent la sécurité de toute la région»    L'ONU craint une fragmentation    Le Soudan se dote de nouvelles institutions    Une nouvelle coalition pour barrer la route à Matteo Salvini    Le projet de convention nationale finalisé aujourd'hui    Où en est l'aménagement du futur parc de Sidi-Ghilès ?    "Il y a beaucoup d'arnaques"    Tôt ou tard, le rêve redémarrera !    Grande offensive des affaires religieuses    Où est passé le ministre des Moudjahidine ?    Ligue 2 : Le RCA et l'OMA autorisés à jouer à domicile    Slimani : Tout pour aider son nouveau club    CAN-2019 (U23) : La sélection nationale en stage à Sidi Moussa    Un sommet avant le SommetV: Poutine en villégiature à Bormes-les-Mimosas    Constantine - Marchés des fruits et légumes: Chute relative des prix et timide reprise des activités    Après d'importants travaux de restauration: Les Arènes d'Oran ouvertes aux visiteurs    Tiaret: Le cimetière, ce lieu de rencontre des vivants    Artistes en herbe à l'affiche    Au deuxième trimestre : L'économie allemande s'est contractée, l'export souffre    Carlos Lopes: Avec la ZLEC, "les Africains ont avantage à faire du commerce intra-africain"    Appel à l'investissement privé    L'opposition s'inquiète de l'entrée en vigueur de l'état d'urgence    Javier Bardem appelle à protéger les océans    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La langue algérienne n'appartient pas qu'aux Français !
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 13 - 09 - 2012

Oui, c'est vrai, la langue française n'appartient pas qu'aux Français. Mais le problème est-il dans la langue, comme pour la religion, de ceux qui la pratiquent ou ceux qui l'utilisent pour mieux tromper l'ennemi ?
Alors que l'école publique de l'ex-Benbouzid a un mal fou à trouver de bons précepteurs en langue française dans le deuxième pays francophone du monde, pour la «très heureuse» ministre française de la Francophonie, Yamina Benguigui, la langue française n'appartient pas qu'aux Français ; comprendre par là que la langue occitane appartient aussi aux Algériens et surtout à eux, qui ne peuvent rester de lourds handicapés monolingues. Mais pour reprendre la confession d'un ami faite en «mode veille» au chroniqueur, «comment s'amouracher d'une langue, lorsque son pays d'origine (la France), nous est interdit d'aimer depuis plus de dix lustres, après un «viol»… trop violent qui aura duré 132 ans ?!».
Récemment encore, lors du forum mondial sur la langue française à Québec, le très «dogmatique» Abdou Diouf, le «plus blond des Africains» et néanmoins secrétaire général de la francophonie a plaidé, avec des larmes aux yeux, pour la cause de la langue de Molière, gravement menacée par l'anglais, ce «sabir» le plus partagé sur la planète des bipèdes. Abdou Diouf, c'est-à-dire celui qui se présente comme un «indigné linguistique», s'est même laissé aller à dire devant les membres de l'OIF qu'une langue «ne peut survivre à l'enfermement, elle ne circule jamais mieux qu'avec ses locuteurs. On ne peut vouloir le rayonnement de la langue française et, dans le même temps, fermer ses frontières à ceux qui parlent français, qui étudient le français, qui créent en français ». Et c'est justement là que le nœud gordien ne risque pas de se dénouer de sitôt. Pour s'en convaincre, il suffit de demander à un jeune Algérien, choisi au pif, sa destination préférée pour se rendre compte du «désamour» flagrant qui le sépare de l'ex-Gaule. Non, assurément, la France n'est pas aimée en Algérie, même si sa langue, résistant à l'arabisation au rabais des seventies, continue à être pratiquée par des Algériens, considérés à juste titre comme de meilleurs francophones que les Québécois. Parce que la cohabitation linguistique ne peut être possible que si la circulation des personnes, (avant l'argent !), est entièrement libre, vouloir la promotion d'une langue, fut-elle le français, en tant qu'espace culturel et véhicule de dialogue, ne peut être «désaccouplé» d'autres valeurs comme le respect de l'Autre, de son histoire, de sa langue et de sa liberté de conscience. Entre l'Algérie et la France, le contentieux mémoriel est si pesant qu'adhérer à l'espace francophone revient à trahir ceux qui sont morts en combattant le «roumi», cette hydre atlantiste, même si notre meilleur «butin de guerre» reste cette belle langue de Lamartine.
Entre réalité historique et hypocrisie politique comme dirait l'autre, en Algérie, nombreux sont ceux qui pensent que l'Organisation internationale de la francophonie cache mal son (mauvais) jeu, celui de servir des «intérêts» qui ne sont pas forcément ceux des autres peuples de la même sphère linguistique.
Mais cela veut-il dire que l'Algérie n'adhérera pas un jour (qui viendra) à l'organisation chère à la «très Algérienne» Yamina Benguigui ? Selon le très docte Wikipédia, la francophonie, en tant que fait de parler français, «est une composante de la politique étrangère de la France (…)».
Largement de quoi se méfier et réveiller des souvenirs dolents pour un peuple qui veut entendre parler de tout sauf d'une corde «assassine» dans la maison d'un pendu «sacrifié». Mais par qui SVP ?!


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.