Handball/Excellence messieurs: l'ES Ain Touta champion d'Algérie    L'USTHB d'Alger, première au classement national    Mbappé va prolonger de trois ans au PSG !    Les produits locaux commercialisés dans toutes les régions du pays    Concours de recrutement externe d'attachés et secrétaires aux AE: Lamamra s'enquiert du déroulement des épreuves    La rupture des relations diplomatiques entre Alger et Rabat ne tolère aucune médiation    Accession en Ligue 1: historique pour le MC El Bayadh, l'USM Khenchela retrouve l'élite après 50 ans    Conférence de solidarité avec le peuple sahraoui, "un message fort" pour soutenir la cause juste    Agriculture: l'élagage d'arbres aux milieux urbain et péri-urbain soumis à une autorisation préalable    Le projet de loi relative à l'investissement contribuera à libérer l'esprit d'initiative    Développement de l'innovation dans le bâtiment: un mémorandum de coopération entre les secteurs de l'Habitat et des Startup    Front El Moustakbal appelle les étudiants à s'impliquer davantage dans la vie politique et sociale    Bejaia: naissance de trois lionceaux au parc Tifrit d'Akbou    Inès Ibbou: "mon trophée au tournoi d'Oran est un stimulant avant les JM"    Le Président Tebboune nomme les présidents et les commissaires d'Etat près les six tribunaux administratifs d'appel    Armée sahraouie: nouvelles attaques contre les retranchements des forces d'occupation à El Farsya et Haouza    18 troupes d'Inchad prennent part à la 9e édition du festival international "Samâa soufi"    Juventus : Accord trouvé avec Pogba ?    "Andaloussiate El Djazair": prestations de l'association "Nassim Essabah" et de Romaïssa Kaïd Youcef    Production de méthyl tert-butyl éther: Un nouveau complexe pétrochimique à Arzew    Hors course    Ministère de l'Intérieur: Le wali de Khenchela démis de ses fonctions    Des boulangers qui font fi de la santé du consommateur: De la pâte à pain pétrie à même le sol    Hassi Bounif: L'auteur présumé des CBV ayant entrainé la mort arrêté    EHU et urgences médicales du CHU: Deux individus arrêtés pour vol    Affaire du groupe Metidji: 10 ans de prison requis contre Sellal    Air Algérie, Tassili Airlines et ENTMV: Programme complémentaire pour la saison estivale    Le comédien Ahmed Benaissa n'est plus    Le nouveau baccalauréat et l'immense champ des arts    RECHERCHE FÊTE DESESPEREMENT    L'ONU mobilise 30 millions de dollars    Le consensus se consolide    Le contrôle du Donbass «presque achevé», selon Moscou    Une large concertation sociale s'impose    L'appel d'Arkab    Une manœuvre dissuasive    L'unité pour la prise en charge des AVC opérationnelle    Le centre de Bouchaoui , cette véritable bouée!    Tabi sur la bonne voie?    Le PSG favori pour accueillir Mané?    Leão évalué à 100 millions d'euros    Ghorbal, Etchiali et Gourari retenus    Conservatrice du patrimoine et guide de musée dévouée    Sur les traces des étudiantes de 1956    Une résidence universitaire rebaptisée    Comment défaire une démocratie ? Le cas de la Tunisie sous Kaïs Saïed    La nouvelle guerre de l'information ou «La vérité si je mens»    Des faussaires de billets de banque arrêtés    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Malheureusement, nous n'avons pas eu un Mandela en 62
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 07 - 12 - 2013

Mandela Nelson est mort. Le monde va saluer sa vie, son œuvre, son sourire, sa mort et sa philosophie. Et nous Algériens ? Faire de même dans la longue procession de l'hommage. Mais au-delà ? Un regret secret, une amertume. Le chroniqueur l'avait écrit un jour : Et si on avait eu Mandela en 62 et pas Benbella ? Et on avait eu la Vérité avant la Réconciliation et pas la Réconciliation sans la vérité, comme avec Bouteflika ? Et si.
On ose alors le tabou parce que c'est un grand rêve éveillé : une Algérie qui n'aurait pas chassé les Français algériens mais qui en aurait fait la pointe de son développement, de son économie et la pépinière de sa ressource humaine. Une Algérie de la couleur de l'arc en ciel. L'Afrique du Sud de Mandela a eu son OAS, ses Pieds noirs, ses colons, ses fermiers blancs, ses radicaux noirs, ses traîtres, ses torturés et ses Aussarresses et ses Larbi Ben M'hidi. Sauf qu'avec Mandela le choix avait été de faire passer le pays avant les procès et les vengeances et de construire, en ouvrant les bras. La valise ou la mort n'était pas le slogan de Mandela malgré l'histoire douloureuse de cet homme touché dans sa chair, et l'histoire des siens tués, torturés, assassinés. L'homme avait une vision que nous n'avons pas eue et a sauvé son pays de la guerre civile et des tueries et des grandes vanités chauvines. Le «62» de l'Afrique du Sud, par cet homme, n'a pas connu sa crise de l'été, les guerres fratricides entre clans, les massacrés de Oued Sly, ni les coups d'Etat cycliques ni la main mise des casernes et des polices politiques sur le pays. Parce que Mandela voyait loin, les Blancs n'ont pas été chassés et massacrés ou exclus au nom d'Allah ou de l'identité. Les chars n'ont pas roulé vers la capitale de ce pays pour y violer la légitimité et on n'aurait pas cédé à l'illusion du socialisme, nous n'aurions pas été malades du butin et du bien-vacant et nous aurions évité les révolutions agraires et futiles qui ont détruit la propriété et la valeur du travail et notre patriotisme n'aurait pas été dégradé en propagandes et persécutions. Un Mandela algérien nous aurait évité la seconde guerre des années 90, sa fausse conclusion par référendum risible et un président à vie, unique dans le monde, parce que un Mandela algérien aurait imposé la dignité des deux mandats et pas plus.
Nous aurions fait les bons choix, nous aurions jeté les armes, les machettes dans l'océan, nous aurions choisi de sourire à l'adversaire et pas de l'assassiner et nous aurions fait coïncidé, chaque jour venant, le mot liberté et le mot libération. Un Mandela algérien nous aurait appris que la violence subie n'est pas nécessaire à rendre, justement pour casser le cycle.
Un Mandela algérien nous aurait évité le pays actuel, ses mauvaises convictions, nos mauvais jours et des molles dictatures et ses gabegies. Nous aurions perdu moins de vies et moins de temps et nous aurions été un grand pays. Car cet homme est l'un des très rares à avoir donné sens à la décolonisation. Toutes les autres épopées ont mal fini : la décolonisation glorieuse y a été menée à la dictature hideuse ou sournoise. Au massacre, aux caricatures sanguinaires et au sous-développement. C'est dire que l'on ne décolonise pas avec les armes, mais avec l'âme. Décoloniser n'est pas vaincre le colon mais le démon en soi. Adieu l'homme au sourire qui dénoue.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.