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Le pays doit-il avancer… en arrière ?
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 02 - 03 - 2014

Le pays doit-il reculer… pour mieux avancer, où doit-il tout simplement avancer… en arrière ? Sans aucune autre forme de profession de foi non déclarée, le pays a changé de «religion» passant sans mouiller le... drapeau de la main sur le (gros) cœur à la main calleuse dans les deux poches, ouvertes aux quatre vents. Résultat «truqué» des courses: un BNB (bonheur national brut) en chute libre et des pelotons d'algéro-sceptiques de plus en plus «râlants». Mais, selon un crypto-think tank qui jure ne pas nous conter fleurette, il paraît que le parachute le plus doré au monde se trouverait bel et bien sous nos cieux désemparés. Il est même offert en papier-cadeau à chaque Algérien, de jour comme de nuit, du landau jusqu'au tombeau, de dimanche à jeudi, le week-end (à nous) inclus ! En franco-arabo-vernaculaire dans le texte, cela veut dire que parmi tous les peuples de notre (dé) veine, l'Algérien est celui qui ressemble le plus à son pays, l'Etat-mamelle tombant carrément dans les bras ouverts du peuple-gamelle. L'autre preuve par nos propres yeux que le pays a le coeur... trop à gauche est ce record imbattable du montant à dix chiffres, consacré chaque année aux transferts dits «sociaux», selon le langage vachement abscons des «exégètes» de la chose économique.
Ces «lâchers d'argent» vus par les œillères de nos gabegies sont l'oseille «chipée» dans la poche de ceux qui triment la tête dans le cambouis, pour la déposer encore en suée dans la main manucurée de tous ceux qui se prélassent sous l'imperméable de nos incuries grandeur nature. Parce que si l'Algérien du juste milieu paye moins de quarante dinars par jour (vécu) de loyer plus que modéré, l'Etat est malus et le bled est bonus. On se noierait même dans une eau dessalée puisée de la mer de nos gaucheries que c'est encore l'Etat qui trinque et le bled qui boit la tasse. Se chauffer au dinar symbolique et s'éclairer (sans aucune lanterne) contre moins qu'un kopeck, c'est toujours l'Etat qui se brûle les doigts et le bled qui se dore sous le soleil le plus généreux de toutes les lumières. Aller à l'école publique sur le dos bosselé du beylik pour apprendre que lire et écrire n'est pas mieux qu'une bonne «affaire» de sous, c'est l'Etat qui refait ses classes et le bled qui fait dans la sublimation percutante. Rouler carrosse avec un carburant deux fois bon marché que de la flotte embouteillée, l'Etat fait toujours du patinage... artistique, au moment où le bled roupille en costard-pyjama sur un hamac en peau de mammouth. Travailler (ou aller simplement au travail) pour quatorze foutues minutes par jour seulement (!), c'est l'Etat qui va toujours chercher (à la nage !) le blé au grand large et le bled qui remercie l'immanence de manger par louchées entières du pain bénit. Une histoire qui rappelle ce cauchemar «éveillé» vieux comme nos lassitudes éternelles, celle de ce chef-matelot, pour éviter à sa felouque de sombrer dans les fonds de l'océan, est obligé de jeter du lest jusqu'à ne laisser que le chef-cuistot à bord. Mais lequel d'entre le maître à bord et le dernier des cuistots a le droit «naturel» de marcher sur le macchabée encore chaud de l'autre… cadavre mi-mort, mi-vivant? La réponse revient, surtout, à savoir lequel de l'Etat perdant-perdant ou du bled gagnant-gagnant doit monter sur le dos de l'autre pour aller scier la branche vermoulue sur laquelle est assis celui qui est le plus haut juché...

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