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Question de lobby
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 20 - 05 - 2017

La France de Macron ressemblera-t-elle à celle de Hollande ou de Sarkozy concernant le dossier sahraoui ?
La question mérite d'être posée et la réponse est presque devinée à travers le traitement de la candidature de Leïla Aïchi, sénatrice de Paris, membre du Modem, aux législatives dans la 9ème circonscription des Français établis à l'étranger. L'investiture de la candidate algéro-française a suscité un tollé tel que «La République en marche» (LREM) d'Emmanuel Macron a décidé de ne plus se présenter dans cette circonscription à cause de la pression du lobby marocain en France.
Leïla Aïchi, qui n'a jamais caché son soutien à la cause sahraouie, a été attaquée sur ses convictions, le Maroc et sa diaspora en France se sont mobilisés pour faire avorter une candidature qu'ils accusent de «faute morale», la qualifiant d'«inadmissible». Que lui reproche-t-on au fait ? La partie marocaine lui reproche ses sympathies avec le dossier sahraoui après qu'elle ait organisé, en 2013, à Paris un colloque parrainé par le Sénat français sur le Sahara occidental. Leïla Aïchi avait dénoncé, à cette occasion, l'alignement systématique de la France sur les positions du Maroc «malgré les graves violations des droits de l'homme constatées par les ONG humanitaires». Elle s'est également alarmée sur l'indifférence internationale sur le sort réservé au peuple sahraoui. Elle avait prévenu d'un glissement de la situation vers la radicalisation, estimant que si aucune solution n'est trouvée, on risque de se retrouver avec un «nouveau Nord-Mali».
La sénatrice ne faisant que rappeler la légitimité internationale concernant cette colonisation. Cet épisode dans la guerre que livre Rabat à tous ceux qui se mettent du côté du droit international illustre, encore une fois, l'animosité du Makhzen à l'égard de l'Algérie lui reprochant d'être derrière les victoires de la diplomatie sahraouie. Pourtant, cette bataille a montré l'étendue du lobby marocain, en collaboration avec les cercles sionistes français, et démontré l'incapacité de la diplomatie algérienne, quoique la candidature de Leïla Aïchi soit une question franco-française, à appuyer les positions algériennes à l'extérieur.
Cette affaire pose une autre question, celle du poids d'Alger dans l'élection de Macron. Si Lamamra déclarait à qui voulait l'entendre que Macron est un ami de l'Algérie et à lire le message dithyrambique de Bouteflika, le félicitant, il est à parier que de l'Elysée on ne voit pas les choses sous le même angle. Les différents courants qui traversent LREM, à quelques semaines des législatives françaises, et les exigences des alliances devront certainement peser lourd sur l'avenir des relations algéro-françaises.


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