La revanche de Tayeb Zitouni    La Cour de Tipasa dément    Pourquoi l'Arabie saoudite profitera le plus du chaos    Des instructions pour accélérer la cadence des travaux    L'APN convoque une réunion "importante" en présence du MAE    La FAF sort de son mutisme et dénonce une "campagne de médisance    Maintien du confinement partiel jusqu'au 13 juin    L'UGCAA et l'Anca appellent à la reprise des activités économiques et la réouverture des commerces    Djerad plaide pour l'allègement de la dette    L'Algérie rappelle son ambassadeur en France    Les commerçants réclament la reprise de leurs activités    Décès d'El-Youssoufi: le Président Tebboune rend hommage à un "homme d'Etat chevronné"    ORGANISATION D'UNE SOIREE A ORAN : L'affaire devant le juge d'instruction    Plus de 20.000 civils tués ou blessés en 2019 dans seulement 10 conflits    DERNIER MEMBRE EN VIE DU GROUPE DES 22 : Le président Tebboune reçoit Othmane Belouizdad    TOSYALI ORAN : Troisième exportation de 10.000 tonnes de rond à béton vers les Etats-Unis    LA SAISON BAS SON PLEIN A ORAN : Le thon cédé entre 1000 et 1300 DA le kg    TAXES SUR L'IMPORTATION DES VEHICULES NEUFS : Les précisions de Ferhat Ait Ali    L'OPPOSANT KARIM TABBOU PRIVE D'UN APPEL TELEPHONIQUE : La Cour de Tipasa dément    PROTECTION CIVILE A MOSTAGANEM : 1339 interventions durant le mois de Ramadhan    Le MJS et le COA décidés à travailler dans un "climat de sérénité"    Diplomate yéménite: "le Maroc n'a aucune souveraineté sur le Sahara occidental"    Décès de Abderhamane El Youssoufi: une étoile du Grand Maghreb s'éteint    137 nouveaux cas confirmés et 8 décès enregistrés en Algérie    Le massacre des Ouffia à El-Harrach (Alger): un crime qui révèle la barbarie de la France coloniale    Affaire d'enregistrement sonore: les présidents de l'USB et du CABBA convoqués    Covid19-Championnat d'Algérie: Medouar sceptique sur une éventuelle reprise    Essais nucléaires: une illustration des crimes français contre l'homme et la nature    La prison rouge de Ferdjioua (Mila), témoin de la barbarie de la France coloniale    Covid19: Djerad plaide pour l'allègement de la dette des pays en développement    Décès de Guy Bedos: Un artiste épris de justice s'en va    4 médecins et 6 paramédicaux testés positifs au Coronavirus    Tayeb Zitouni nouveau SG du RND    PLFC 2020: la Commission des finances et du budget de l'APN examine les amendements proposés    Le porte-parole du Quai d'Orsay s'exprime    Saâdaoui, l'homme par qui le scandale est arrivé    Biskra, la Mitidja du Sud    PLFC 2020: traiter les effets de la crise tout en soutenant le pouvoir d'achat    RC Relizane: Un parcours en deçà des prévisions    Non, demain ne ressemblera pas à hier    En hommage aux victimes du Covid-19: Une minute de silence, hier, à l'Institut «Cervantès» d'Oran    Un important dispositif policier dissuade les manifestants    Les feuilles de l'automne    L'infrangible lien…    La Grèce renforce le contrôle à sa frontière avec la Turquie    Les lecteurs du versant sud de Tizi Ouzou privés de journaux    Je veux partir seul au paradis !    Les victimes algériennes du Covid-19 en attente de rapatriement    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La fin des subventions ?
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 20 - 06 - 2017

Le plan d'action du gouvernement Tebboune sera exécuté dans un délai très court par l'APN : les débats sont prévus ce mardi et devront être clôturés vendredi soir par son adoption. C'est en quelque sorte une première dans les annales de notre Assemblée qu'un programme de gouvernement soit examiné, discuté et adopté en quatre jours. A un moment où tous les clignotants de l'économie nationale sont au rouge. Emploi du temps serré du gouvernement ou approche des vacances ? D'autant que ce plan d'action porte sur des mesures, qui risquent de devenir vite impopulaires, sans explications et débats approfondis. Parce que le gouvernement Tebboune, face à l'érosion des réserves de change et la baisse des recettes pétrolières veut s'attaquer de front à l'un des piliers, sinon la colonne vertébrale du système économique algérien : sa politique sociale avec la subvention des prix des produits de large consommation.
En 2016, il y a eu près de 18 milliards de DA pour les transferts sociaux. Car dans son plan d'action le gouvernement veut supprimer, même progressivement, la politique de subventions des prix, pour aller à « la vérité des prix ». Il est clairement indiqué dans ce plan d'action que l'exécutif compte engager « une évaluation de l'efficacité des dépenses publiques orientées vers les différentes subventions et exemptions fiscales, en vue de réduire celles destinées à des activités ne générant aucune retombée positive pour l'économie ou la société ». Certes, le gouvernement compte consulter un large panel d'acteurs, dont la société civile sur cette question de l'abandon des subventions. Mais, dans le fond, ce gouvernement et celui qui l'a précédé veut s'attaquer à un problème de fond, la rareté des réserves de change du fait de l'indigence des exportations hors hydrocarbures, et donc de la faiblesse de l'économie nationale, par de fausses solutions de replâtrage conjoncturelles dont les couches sociales les plus vulnérables seront les premières victimes.
Avec la libéralisation progressive des prix des produits pétroliers à travers la loi de finances 2016 et 2017, des taxes de plus en plus pesantes sur des pans entiers de l'activité économique, et maintenant l'abandon progressif des politiques de subventions, qui ont assuré une si fragile paix sociale, le gouvernement Tebboune veut aller vite vers des réformes économiques très coûteuses sur le plan social. D'autant que le gouvernement ne semble pas cibler les vraies subventions, ces centaines de milliards de dinars qui grèvent lourdement les dépenses de l'Etat et mettent à mal les équilibres financiers: celles des entreprises publiques employant des milliers de travailleurs, déficitaires, qui ont cessé depuis longtemps de produire de la valeur ajoutée, qui ne produisent en fait presque rien, et que l'on s'obstine à ne pas jeter à la casse, ou à revendre à des repreneurs capables de les ressusciter ?
La fin des subventions commence par là, assainir une fois pour toutes ces goulots d'étranglement de l'économie nationale, soit appliquer stricto sensu les bons principes du capitalisme : la cession à des repreneurs de ce parc de PME qui assèchent le budget de l'Etat. Là, on saisit mieux, même si l'on peut ne pas être d'accord, les récentes déclarations d'Ahmed Ouyahia, lorsqu'il avait appelé, en parlant du nouveau gouvernement, à la mise en place d'un nouveau modèle de gestion, et que « la démagogie et le populisme doivent céder la place au travail ». Il est vrai que le chef du RND n'a jamais été populaire, et son modèle économique, depuis les lointaines années 1990, tout autant. Mais, parfois, il est bon de percevoir ce que ne veut pas dire cet homme.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.