Face au PAC, l'on pensait que l'USMBA était en mesure de rester sur sa lancée, d'autant plus qu'elle recevait sur son antre. Cependant, et au grand dam des milliers de ses fans, les « Vert et rouge » ont marqué le pas dans une rencontre où ils ont frôlé la correction. Ce revers a donné lieu à diverses spéculations, et chacun y est allé de sa propre analyse. Ahuris par cette défaite, les supporters s'interrogent sur les réelles capacités de l'équipe. Cela s'est vérifié à travers la physionomie de la rencontre. Les Académiciens ont mis à profit la faiblesse des locaux pour imprimer un rythme d'enfer au match où tout a basculé en défaveur de Cherif El Ouazzani et sa troupe qui ne résistèrent guère à la domination des poulains du technicien espagnol José Maria Nogues. Entre les deux équipes, il n'y avait pas photo. En effet, l'USMBA n'a pas résisté aux coups de boutoir des gars du Paradou, laissant l'initiative à un adversaire hyper motivé et enhardi. Le plus étonnant a été l'incapacité des locaux à réagir et à construire convenablement leurs actions, même si, par moments, ils tentaient d'équilibrer les débats. En vérité, ils ne faisaient que retarder l'échéance au vu de la domination des banlieusards. Face à la pression des Pacistes, dans le camp unioniste, on a commis des erreurs d'appréciation, ce qui déboucha sur le but lorsque Benkhelifa matérialisa la domination des siens. Même plus, la suite aurait pu être meilleure pour les Algérois lesquels avaient moult opportunités de corser l'addition. L'équipe bel-abbésienne a bien tenté de réagir, mais sans pour autant inquiéter l'adversaire. Avec la multitude de balles perdues et des déchets dans le jeu, les joueurs de Cherif El Ouazzani ont fait preuve de maladresse. L'USMBA était censée pourtant conserver sa dynamique sur ses bases face une équipe entreprenante, composée de jeunes joueurs aguerris techniquement et tactiquement, et qui ont fait montre d'une bonne gestion des efforts durant ce débat. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, l'USMBA, qui était tenue de livrer un match tactique compte tenu de l'enjeu, a évolué avec une composante chamboulée. Contraintes, aléas de la rencontre ou erreur stratégique ? Seul l'entraineur détient la réponse. Ceci dit, tout en reconnaissant que le coach de l'USMBA n'avait pas toutes les cartes en mains. Les absences de trois titulaires ont pesé lourd sur le rendement du groupe. Il est vrai aussi, qu'en l'absence de ces cadres, Cherif El Ouazzani a été contraint de procéder à des variantes, où l'animation offensive faisait défaut. Lors de cette rencontre, les opportunités de l'USMBA se comptèrent sur les doigts d'une main. C'est dire que les locaux n'ont pas inquiété leurs adversaires en abusant de balles imprécises en direction des avants, littéralement mis sous l'éteignoir par les défenseurs adverses. Cherif El Ouazzani s'est rendu à l'évidence dans les vingt dernières minutes du match en intégrant Belhocini, Mamache et Sabia pour ranimer l'offensive. Mais c'était peine perdue. Il faut dire que cette défaite a laissé place à une certaine lassitude chez les plus radicaux des supporters, lesquels sont envahis par le doute, craignant d'autres revers de leur équipe et les lacunes d'un effectif pouvant concurrencer les grosses cylindrées du championnat.