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Devoir de quoi ?
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 05 - 12 - 2017


Demain débarque à Alger Macron, le jeune président français, apprenti humoriste en terre africaine. Dans ses bagages, des demandes, des exigences et des contrats à signer en contrepartie d'un mot gentil pour le Palais, des visas en gros et d'une recommandation auprès de la préfecture de Paris et de l'Hôtel de Bourvallais. Voilà pour le troc, pour le reste, on verra dans 150 ans si l'Algérie reste toujours sous le protectorat français. Si on est théoriquement loin de l'incident de la climatisation, version 21e siècle, de celui de l'éventail, on est encore plus loin de cette repentance si chère à notre pays. Pourtant, Macron, candidat, nous avait presque fait pleurer en évoquant la question, lors de son passage électoral à Alger. Ce n'est pas qu'il ait vraiment parlé de repentance ni de demander pardon à genoux, mais il a déclaré que la colonisation est un crime contre l'humanité, suffisant pour qu'il devienne notre «ami», selon Ramtane Lamamra. Mais Macron n'est pas notre ami, loin s'en faut, et si ça se trouve, il a plus d'affinités avec notre voisin de l'Ouest qu'avec notre histoire qui ne veut pas oublier. Demain, il n'y aura ni repentance ni devoir de mémoire, encore moins quelques mots d'excuse de nous avoir affamés et massacrés pendant 132 ans. Si Macron ne va pas parler des bienfaits de la colonisation, encore heureux, il n'ira pas non plus nous présenter ses plus plates excuses de nous avoir spoliés de nos richesses, déporté nos combattants, volé notre honneur et les crânes des premiers résistants. Il est clair que l'Algérie d'aujourd'hui n'a que faire de cette reconnaissance et la priorité est donnée aux affaires et à la double nationalité offerte en prime. Demander pardon à la France est devenu d'une ringardise absolue, mal apprécié des salons et tellement dépassé. Le temps est de tourner la page. Mieux, la déchirer et faire comme si l'histoire de l'Algérie ne commence que le 5 juillet 1962 en fermant tous les musées du Moudjahid. Sur cette question particulière, Macron est Hollande. Il est Sarkozy, Chirac, Mitterrand, Giscard, Pompidou et de Gaulle à la fois. Le devoir de mémoire pour la France est sélectif, bon pour confondre la Turquie à propos des Arméniens et quand il s'agit de notre histoire, elle est subitement frappée d'amnésie. Quoi ? L'Algérie ? C'est qui ça, je connais pas. La repentance ? Jamais entendu ce terme, ça veut dire quoi au juste ? Le pardon ? Non, vraiment pas, qui le demande à la fin ? Allez, restez tranquilles si vous voulez toujours de votre place sur une terrasse parisienne et oublier, nous, on fera de même. Alors, elle n'est pas belle la vie avec Alzheimer !

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