Samedi 4 novembre 2017 : Le Premier ministre libanais Saad Hariri annonce, à la surprise générale, sa démission en accusant le Hezbollah chiite et son allié iranien de «mainmise» sur le Liban et en disant craindre pour sa vie. «J'annonce ma démission du poste de Premier ministre», a déclaré M. Hariri, qui se trouve, actuellement en Arabie Saoudite La «démission», totalement inattendue ( car il avait un plan de charge fourni : il devait présider des réunions à Beyrouth, avec le FMI, la Banque mondiale et tenir une série de discussions sur l'amélioration de la qualité de l'eau à son retour de Riyad, où il devait se rendre pour une visite de travail. Aucune indication ne laissait présager que l'homme avait une quelconque intention d'annoncer sa démission.), volontaire ou forcée, intervient un an après sa nomination. Le mouvement du Hezbollah chiite fait partie de son gouvernement. «Je sens que ma vie est visée», a-t-il dit, affirmant que le Liban vivait une situation similaire à celle qui prévalait avant l'assassinat, en 2005, de son père Rafic Hariri, ex- Premier ministre. Le Hezbollah est un allié crucial du régime de Bachar al-Assad dans la guerre en Syrie voisine. Il est soutenu par Téhéran et est le seul parti libanais à avoir gardé ses armes après la fin de la guerre civile au Liban (1975-1990). Bête noire d'Israël, le Hezbollah refuse d'abandonner son arsenal, principale pomme de discorde dans le pays. «L'Iran a une mainmise sur le destin des pays de la région ( ). Le Hezbollah est le bras de l'Iran, non seulement au Liban mais également dans les autres pays arabes», a dénoncé Hariri, connu pour être un proche de Ryad. Et «ces dernières décennies, le Hezbollah a imposé une situation de fait accompli par la force de ses armes», a ajouté le Premier ministre démissionnaire, qui lisait son discours derrière un bureau, devant un drapeau libanais. Le Liban a connu davantage de divisions avec la guerre en Syrie, entre détracteurs et partisans du régime de Damas. Et, Hariri (qui a, aussi, la nationalité saoudienne, comme son défunt père et... dont la société, Oger, détient une créance de neuf milliards de dollars auprès du royaume) est farouchement hostile au régime syrien. Un timing et un lieu d'annonce qui sont surprenants. L'Arabie, nouveau gendarme du Moyen-Orient ? Pression américaine ? Après l'Irak et la Syrie, le Liban... Un agenda en passe d'être quasi-totalement exécuté.. et Israël sera «sécurisé» pour bien longtemps. Projet extravagant dans le sillage des mouvements indépendantistes qui ont défrayé la chronique ces dernières semaines : Des «Pieds-noirs» (de France) décident de créer un «gouvernement provisoire en exil». Les initiateurs cherchent à acquérir... un territoire «entre Gênes et Alicante» et ils auraient même adressé un courrier au président A. Bouteflika auprès duquel ils ont sollicité une audience pour lui «présenter l'initiative» . Pour un «bout de territoire» en Algérie.... et la Tunisie ?... et le Maroc ? Pris, disent-ils, entre la France, la «mère patrie» et l'Algérie, le «berceau». Rien que ça ! Voilà donc des septuagénaires et plus qui retombent en enfance. L'âge, un véritable naufrage ! Il faudrait, peut-être, réveiller certains de nos ancêtres, pour réclamer un bon bout d'Andalousie et de sud de la France, occupés par les Berbères durant plusieurs siècles. En tout cas, bien plus que 130 ans. Dimanche 5 novembre 2017 : Première semaine de campagne électorale pour les locales du 23 novembre: selon la presse et les spécialistes de la com', quasi- unanimes : slogans vides, monotonie et panne d'idées chez les candidats, et affiches de «mauvais goût» frisant le débile et le démagogique... avec, toujours, la religion subliminalement ou grossièrement vôtre. «Panne au décollage !». Pas de programmes présentés et de solutions aux problèmes. Heureusement, les leaders des partis en présence commencent à faire feu de tout bois avec, parfois, des «sorties» langagières assez rugueuses (ce qui est en train de devenir une «marque déposée» chez nos «dirigeants» quand, à court d'arguments, ils versent dans la violence verbale. Mais, pourquoi donc cette «timidité», parfois explosive, des candidats : Peut-être en raison de leur «peur panique» de ne pas être élu ou ré-élu ? Peut-être la crainte de voir les citoyens, leur sortir, lors des débats publics, les lacunes ou les dépassements ? Ou, alors, l'habitude d'attendre la «locomotive» du parti, c'est-à-dire le «chef» et ses adjoints, investir le terrain ? En tout cas, voilà des comportements qui risquent de porter préjudice au taux de participation et donc dentacher la légitimité du scrutin. Mais de cela, s'en soucie-t-on vraiment, l'essentiel étant de dépasser le cap et de voguer vers l'élection présidentielle. Lundi 6 novembre 2017 : Phrase du jour : On savait que l'Algérie est bonne cliente de la Russie en armes, mais on ne savait pas que cette dernière fournissait aussi les chefs de parti. Ainsi, le Sg du FLN annonce qu'il est revenu de là-bas (où il a participé à une conférence internationale, représentant le chef de l'Etat), «ramenant avec lui un missile» et qu'il «appuiera sur le bouton contre tous ceux qui osent critiquer le FLN». Mardi 7 novembre 2017 : Résultats d'une enquête, certes française mais pouvant nous intéresser (en grande partie), n'ayant rien à nous mettre sous les dents sur le sujet, et sachant combien notre Administration reste encore «hexagonale», sur «Les amours contrariées de la com' publique et de la com' politique». Principal intérêt : dresser un état des lieux des relations - parfois compliquées - entre directeurs de cabinet et directeurs (ou chargés) de la communication, «le tandem communicant» comme le présente Cap'Com, le bureau d'études. Selon l'étude, la dimension de communication est, ainsi, «omniprésente» dans les missions d'un cabinet. Ainsi, 42% des collaborateurs de cabinet disent y consacrer entre le quart et la moitié de leur temps de travail, 14% entre la moitié et les trois quarts et 16% plus des trois quarts de leur activité. Seuls 28% des collaborateurs de cabinet y consacrent moins du quart de leurs temps. Toute la question est alors le sens donné au mot «communication». Sur ce point, l'enquête montre que les collaborateurs de cabinet en ont une appréhension très large, qui correspond au champ de la «communication politique». En font partie, selon 68% des répondants, la rédaction de discours et d'éditoriaux, ainsi que l'animation des réseaux sociaux des élus. De même, la communication sur le projet de l'exécutif (réunions, bilan...) relève plutôt (47%) ou exclusivement (39%) de la communication politique. Enfin, les relations presse et les relations publiques des élus avec les réseaux institutionnels, associatifs et politiques relèvent, aussi, plutôt (46%) ou exclusivement (48%) de la communication politique. Mais la perception du champ politique, au sein des cabinets, va nettement au-delà de ces interventions très typées. Ainsi, 56% des collaborateurs de cabinet estiment que les relations presse et médias de la collectivité relèvent du champ politique, et donc de leur compétence. Cette proportion atteint même 87% pour la communication de crise, qui fait, pourtant, appel à des techniques et des savoir-faire, de plus en plus, professionnels. Dans ces conditions, que reste-t-il à la communication institutionnelle ? Aux yeux des collaborateurs de cabinet, relèvent plutôt de cette dernière la communication interne de la collectivité (89%), tout ce qui touche à l'image, la charte graphique ou au logo (88%), la communication numérique (70%), ainsi que la réalisation des publications comme le magazine, le journal, ou la lettre de la collectivité (67%). Enfin, d'autres missions apparaissent davantage partagées entre communication politique et institutionnelle. C'est le cas de la démocratie locale, de la concertation, et des instances participatives, avec une répartition deux tiers / un tiers. C'est aussi le cas de la communication financière (50/50) ou du protocole dans l'organisation des cérémonies, manifestations et fêtes (55/45). Au final, près de la moitié des chefs - ou directeurs de cabinet - (46%) estiment que la communication politique et son pendant institutionnel relèvent, conjointement, du cabinet et du service de la communication, tandis qu'un tiers d'entre eux (34%) pensent que la communication politique relève du cabinet et la communication institutionnelle du service de la communication. Restent 19% des directeurs de cabinet pour estimer que les deux formes de communication relèvent du seul cabinet et seulement 2% pour juger qu'elles incombent, uniquement, au service de la communication. Enfin, les directeurs de cabinet sont également partagés sur l'organisation de la fonction communication, au sein des collectivités. Ainsi, 42% d'entre eux pensent que cette fonction doit être assurée par un service rattaché au cabinet, tandis que 40% estiment qu'elle doit être mise en œuvre par un service rattaché, à la fois, au cabinet et à la direction générale. A l'inverse, 13% estiment que la fonction communication doit être carrément intégrée au cabinet, alors que 5% jugent au contraire qu'elle doit être rattachée, exclusivement, à la direction générale. Mercredi 8 novembre 2017 : Encore un autre gros scandale financier international, une évasion fiscale à l'échelle planétaire. Après le «Panama Papers», voilà donc un nouveau-né, le «Paradise Papers». 13,5 millions de documents fuités. Pour ne pas déroger à la règle, et pour toujours figurer en bonne place dans, au moins, ce classement, quatre Algériens sont cités : un moudjahid célèbre, un fils d'un gros patron d'entreprise, le frère d'un neveu d'un ancien ambassadeur, un ex-ministre de l'Energie (pas celui auquel vous pensez !) . Ils se trouvent en très bonne compagnie puisque la reine d'Angleterre Elisabeth II, le jeune Premier ministre canadien, des proches du président américain Donald Trump et des sportifs connus figurent dans la liste. Enfin un «classement international qui nous «honore» . Déjà plus de 120 personnalités politiques. Affaire et listes à suivre donc ... Jeudi 9 novembre 2017 : Les deux tiers des ministres français de l'actuel gouvernement sont des inconnus pour une majorité de Français, révèle un sondage Internet Odoxa-Dentsu Consulting. Seules sept personnalités du gouvernement, sur les 19 testées (17 ministres et 2 secrétaires d'Etat), sont connues d'une majorité des sondés. On aimerait bien avoir un sondage pareil en Algérie, encore que les changements sont si nombreux et si inattendus qu'il serait difficile de dégager ne serait-ce qu'un échantillon. Vendredi 10 novembre 2017: Dans un classement établi par le Centre islamique royal pour les études stratégiques, à Amman, cinq personnalités algériennes font partie d'une liste de 500 personnalités les plus influentes du monde musulman pour l'année 2018. Parmi les personnalités présentes dans ce classement, le président Abdelaziz Bouteflika, le chercheur et universitaire le Docteur Mustapha Chérif, la romancière Ahlam Mosteghanemi et... deux chefs des zaouias algériennes: Cheikh Abdelalatif Belkaid, et le Cheikh Nasser Al Khairi. L'étude se base pour établir ce classement sur la popularité de la personnalité dans le monde musulman, sur l'importance de sa présence dans les réseaux sociaux et surtout sur ses actions réalisées pour rehausser l'image de l'Islam. Dans le Top 50 ne figure aucune personnalité algérienne. Encore un classement... étranger... «mal foutu !» Samedi 10 novembre 2017: Certains journaux relèvent les déjà nombreux «couacs» de communication de Rabah Madjer... dont le peu diplomatique «aveu» concernant une certaine finale de la Can 80, durant laquelle les Algériens, affrontant le Nigéria, se sont vus «contraints de lever le pied... pour sauver leur peau car le stade était en ébullition». Voilà donc un titre de champion d'Afrique remis en cause. Faut-il s'en étonner lorsqu'on connaît la nature «épidermique» des Algériens toujours douteux et toujours sur le qui-vive, se croyant toujours ciblés par on ne sait quel complot d'envieux (voir plus tard la réaction violente, irrespectueuse, surprenante et inexplicable, sinon par un «compte à régler» de R. Madjer, aux observations du journaliste Maâmar Djebbour qui posait une question à Ryiad Mahrez lors d'une conférence de presse d'après-match). Ajoutez-y l'inexpérience relationnelle et surtout, quel que soit le niveau de formation, la propension à mettre sa «vérité» au niveau de la fonction occupée, oubliant que, bien souvent, et encore bien plus chez nous, bien des fonctions de décision ne sont occupées que par hasard ou par chance ou par «coup de pouce»... ou par fraude (pour les élus !) Lundi 13 mars 2017 : Hadda Hazem, directrice du quotidien arabophone El Fedjr' entame une grève de la faim pour protester contre «l'asphyxie financière dont est victime son journal, ne recevant plus, depuis le 9 août, de la publicité institutionnelle, ainsi que de la publicité privée.... en guise de représailles contre ses prises de position politique non favorables au régime». Mort en cascade annoncée (ou programmée, c'est selon ) de la presse indépendante nationale, puisque bien des titres ont déjà disparu... pour certains fortune faite, pour d'autres bonjour les dégâts et le chômage. A mon avis, il serait temps de promulguer la loi sur la publicité. Cela ne va pas arranger, peut-être, le «pouvoir» mais, au moins les choses seront claires... à la seule condition qu'il y ait bien plus de transparence (dont au moins les tirages et les bilans qui, normalement, selon la loi, doivent être publiés chaque jour et chaque année) dans la gestion des journaux (et demain des télés et des sites d'information électroniques). Mardi 14 novembre 2017: La compagnie aérienne royale marocaine a répondu à sa manière aux déclarations du ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, au sujet des «choses» transportées par la RAM. Dans une publicité diffusée, ce soir, sur sa page facebook, la RAM a profité de la qualification du Maroc pour répondre à Messahel avec un message très subtil: «Effectivement, nous ne transportons pas que des passagers nous accompagnons aussi nos Lions en Russie», révèle le message publicitaire de la compagnie marocaine. Bien que le message soit subtil et fortement communicatif, la RAM reconnaît qu'elle ne transporte pas seulement que des passagers. L'aveu ! De plus, les réseaux sociaux ont noté que le supporteur de la «réclame» ressemblait beaucoup plus à un Russe qu'à un Maghrébin. Malgré tout, on souhaite aux équipes marocaines et nord-africaines et arabe un plein succès et les Algériens, j'en suis sûr, pas chauvins et pas rancuniers pour un sou, au fond, les soutiendront, vainqueurs ou vaincus. «Charlie Hebdo», par la voix de Riss, accuse le directeur du site d'information «Mediapart » de «condamner à mort une deuxième fois» sa rédaction. Comment en est-on arrivé à un tel bras de fer entre deux médias ? Récap' : 1/ «Charlie Hebdo» se moque d'Edwy Plenel, lui reprochant son «silence» au sujet des accusations de viol contre l'islamologue Tariq Ramadan. 2/ Edwy Plenel répond en évoquant une «campagne générale de guerre aux musulmans» (ce qui est assez vrai, si l'on note que bien d'autres médias ont emboîté le pas au journal satirique pour s'en prendre, bien plus, à Tariq Ramadan qu'à Edwy Plenel... qui venait de publier un Manifeste. La belle occase !). 3/ Tribune de soutien à Edwy Plenel signée de 130 personnalités de gauche pour la plupart. Pour elles, la «Une» de «Charlie Hebdo» est «diffamatoire et haineuse». 4/ «Plenel condamne, une deuxième fois, Charlie Hebdo'» avec un édito «glaçant», signé Riss. A mon avis, «Charlie Hebdo», en baisse de lectorat après son succès passager suite à l'attentat terroriste ( 7 janvier 2015) qui avait coûté la vie à douze personnes de sa rédaction dont un Algérien, tente de relancer ses ventes en exploitant le filon «islamiste» (par de l'information provocatrice) désormais payant, tant pour les politiciens de droite et autres ex-gauche (dont Manuel Valls) que pour la presse à sensation. Selon l'ONG Freedom House', en 2017, 30 gouvernements (sur les 60 étudiés), dont les «Grands» de ce monde, ont «manipulé» Internet pour «déformer l'information en ligne» : commentateurs payés, trolls, bots, comptes automatisés... Et, l'année 2017 marque la septième année consécutive du déclin de la liberté sur Internet. A suivre