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Selon le DG de la CNAS: La carte Chifa ne remet pas en cause la gratuité des soins
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 20 - 09 - 2018

La Caisse nationale d'assurances sociales (CNAS) est «en bonne santé financière», a déclaré hier mercredi son directeur général, Tidjani Hassan Haddam, qui a également rassuré sur l'accès aux soins, même sans carte Chifa dans les hôpitaux. Le premier responsable de la CNAS est revenu ainsi sur les récentes déclarations du ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad Zemali, relatives à la détention d'une carte Chifa pour l'accès aux soins dans les structures hospitalières. «Le ministre a fait un diagnostic sur le système de gestion de la sécurité sociale, et on a constaté qu'un des effet du déséquilibre de la sécurité sociale est le manque de cotisants pour la CNR, qui a des difficultés de gestion et pour pérenniser la pension de nos retraités», a-t-il expliqué à la radio nationale. «La Caisse a un problème de gestion, et c'est la CNAS, au détriment de sa trésorerie, qui a aidé pendant trois ans la CNR a pérenniser les pensions». «Pour revenir, a-t-il dit, aux propos du ministre, il faut savoir que le système de sécurité sociale doit être pérennisé, et ce que le ministre a dit, c'est que dans les hôpitaux on doit présenter la carte Chifa». Mais, ajoute-t-il, «la carte Chifa ne remet nullement en cause la gratuité des soins et le libre accès aux soins dans les structures de santé. La carte Chifa est une identification des assurés, et une des causes du déséquilibre de notre système de sécurité sociale est l'informel».
Prenant la défense du ministre du Travail, le DG de la CNAS affirme que la présentation de la carte Chifa aux établissements hospitaliers «est une manière pour connaître l'identité de l'assuré», car, souligne-t-il, «le système de sécurité sociale en Algérie est généreux, il prend en charge toutes les catégories de nos concitoyens, et quand la carte Chifa est demandée dans les hôpitaux, c'est pour identifier les personnes, mais ne remet pas en cause l'accès aux soins». Quant à l'accès aux structures de santé des non-détenteurs de carte Chifa, M. Haddam a botté en touche, affirmant que la demande de présentation d'une carte Chifa «c'est pour lutter contre l'informel». Selon le DG de la CNAS, il y a 14 millions de carte Chifa qui couvrent 39 millions de citoyens, et «la quasi-totalité de la population est prise en charge par la sécurité sociale. Il reste l'informel, précise-t-il, et les entreprises qui ne déclarent pas leur employés. «Nous voulons identifier ces entreprises, et on fait de la pédagogie et de la sensibilisation pour lutter contre l'informel».
Selon son directeur général, la CNAS recouvre à peu près 1.000 milliards (Md) de DA par an, dont 52% vont à la CNR, 42% à la CNAS, et le reste est ventilé entre l'assurance chômage et le fonds national de péréquation sociale. Entre 2015 et 2017, la CNAS a, dans le cadre du soutien inter-caisses, financé à hauteur d'un peu plus de 800 Md de DA la CNR, et en 2018, c'est l'Etat qui a débloqué une subvention de 500 Md de DA au profit des retraités.
Par ailleurs, M. Haddam a assuré que la situation financière de la CNAS est «bonne», indiquant qu'elle a assuré près de 300 Md de DA par an en prestations médicales, dont une hausse de 10% pour les dépenses en assurances, alors que «les remboursements pour le médicament représentent 65% de nos dépenses». «Cela veut dire que la facture du médicament dépasse 200 Md de DA, et que dans les 65% des dépenses il y a 96% qui vont au tiers payant», a expliqué le DG de la CNAS. «Il n'est pas question de remettre en cause le tiers payant», a-t-il affirmé.
La CNAS est, par ailleurs, en train de lutter contre les fraudeurs, a-t-il déclaré, notamment contre les sous-déclaration des employeurs, mais également les non-déclarations. «Nous sommes en train d'auditer notre système de recouvrement pour les non-déclarations, car notre recouvrement est important pour pérenniser le système de sécurité sociale, dans la mesure où tout employeur est obligé de déclarer ses employés au salaire juste», en plus des «employeurs qui ne s'acquittent pas de leurs cotisations et ne déclarent pas leurs employés». Selon M. Haddam, il y a actuellement en Algérie 355.000 employeurs tous secteurs confondus, alors que la CNAS ne compte que 600 contrôleurs. «En 2017, on a fait plus de 75.000 missions de contrôle et on a trouvé 760.000 infractions, et on a fait un peu plus de 65.000 actions de recouvrement forcé», a-t-il expliqué. Le DG de la CNAS a confirmé d'autre part qu'il y a environ 90.000 cartes Chifa bloquées ou blacklistées pour fraude, mais «c'est un chiffre presque insignifiant, et très faible par rapport à la quantité de cartes Chifa produites». Enfin, il a indiqué que «pour les arrêts de travail, on a indemnisé plus de 14 millions de journées par an, cela coûte un peu plus de 16 Md de DA» ; «nous avons mis les instruments nécessaires pour contrôler ces arrêts de travail».


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