Gaïd Salah: «Le complot a commencé en 2015»    Les étudiants toujours mobilisés    Dans le cadre d'une enquête anti-corruption: Rebrab incarcéré à la prison d'El Harrach    Importation: Une centaine de produits exclus du DAPS    Coupe d'Algérie - 1/2 finale-retour : CRB - CSC, aujourd'hui à 16h00 - Un duel ouvert à tous les pronostics    Football - Ligue 1: Les deux extrémités du tableau en ébullition    CR Témouchent: Une accession méritée en division amateur    Les cinq victimes de l'effondrement de l'immeuble de la Casbah enterrées hier     Skikda: Tentative de meurtre, quatre arrestations    Préparatifs des JM 2021 à Aïn El Turk: Une campagne de sensibilisation pour un séjour agréable aux hôtes de l'Algérie    Ettrefehnâ !    Constantine - Un riche programme culturel pour le ramadhan    Avec Eataly : Les Galeries Lafayette visent une nouvelle attractivité    Révolution monétaire ? : 48 ans après la fin de Bretton Woods, l'or continue son come-back    Bulgarie : "Sans le Turkish Stream, les livraisons de gaz seraient remises en cause"    Soudan: La contestation suspend les discussions avec le Conseil militaire    Libye : Le chef de la diplomatie tunisienne évoque avec un responsable de l'ONU des alternatives de sortie de crise    Les armées des pays du lac Tchad intensifient leurs actions    Washington prêt à sanctionner ses alliés    Les rebelles disent frapper des cibles "stratégiques" en Arabie    Palestine: Soutien financier de la Ligue arabe face aux mesures de rétorsion d'Israël    Etudiants et enseignants au rendez-vous    Présidence : Mouvement partiel dans le corps des walis et des walis délégués    Transition politique : On avance à tatons    Fédération algérienne de tir sportif : Abdrezzak Lazreg élu nouveau président    Belfodil dans l'équipe-type de la 30e journée    L'Algérie, cinquième plus chère sélection    41 athlètes algériens en stage    Amuniké sélectionneur de la Tanzanie : "Je n'ai peur d'aucune équipe"    Tabbou fidèle à ses positions    Ould Abbès et Barkat dans le collimateur de la justice    Les travailleurs de Cevital ont marché à Béjaïa    Toujours déterminés    Une policière tuée dans son domicile    Ramadhan: Programme de sensibilisation pour la prévention des complications des maladies chroniques    Huawei lance le 2ème smartphone assemblé en Algérie    L'Algérie va connaître ses ambassadeurs au VivaTechnology    "Seul l'avenir de l'Algérie nous importe"    Programme enfant    Hirak du 22 février: l'appel aux sociologues lancé    Pagaille au FLN    L'onda avoue son impuissance    Casbah (Alger).. La 25e opération de relogement en préparation    Sri Lanka.. Daech revendique les attaques    72e festival du cinéma de Cannes.. Abou Leila en compétition à la Semaine de la critique    MASCARA : Une femme arrêtée pour escroquerie    Salamé insiste sur le «processus politique de facilitation de l'ONU»    …sortir…sortir…sortir…    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le dernier quart d'heure
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 10 - 01 - 2019

Il ne reste que quelques jours, disent les uns. Les autres affirment qu'il faut laisser le temps au temps. Cependant, les orthodoxes parlent de délais constitutionnels et de solennité de la loi. Ils disent que d'ici demain ou après-demain, le corps électoral va être convoqué pour aller au mois d'avril décider encore sur l'avenir, cette fois-ci de ses p'tits enfants. Le mien a été consommé autant de fois.
Ainsi l'on voit qu'il y a encore des gens qui savourent les mystères et pensent démêler les énigmes du sérail. Alors qu'ils ne savent même pas déchiffrer un bulletin météo.
Ce ne sera pas en bloquant sciemment les aiguilles d'une montre que l'on empêchera le temps d'avancer. Ou en changeant le tic-tac que l'on pourra transformer le concert de la postérité. L'histoire est comme le temps. Imprenable. Sans état d'âme. L'actualité est ainsi rendue imperceptible pour devenir un outil manipulatoire aux mains de ceux qui croient faire l'avenir d'une nation. Une manipulation politico-génétique. Que ce soit mis à leur profit d'embellir davantage le label historique, terni par les affres d'une chronologie lente et pesante, ou au secours d'une fin de règne mal-en-point ; le recours à l'opacité gestionnelle reste injustifiable à plus d'un titre.
Si la turpitude politique et l'excès de prudence tactique de nos politiciens s'attardent et se retardent à dégager clairement un choix, le questionnement absurde qu'il est mais réel et indiscutable suivant, reste de mise : que faire pour que l'avenir du pays ne soit plus sujet à hypothèque ? Les positions observées chez tous les acteurs nationaux, partis, pouvoir, opposition, élite à ce sujet ne se sont jusqu'à présent exprimées qu'à travers des positions simulées et suggérées par les médias. Que font ces sénateurs, ces députés ? A part pointer le nez dans une salle, une ouïe dans les coulisses et une main dans la poche de la cagnotte nationale.
Pendant ce temps, le temps est au profit du vide, à l'attentisme stérile et inadéquat, du moins à ses hommes. Ils se rassérènent, ces « attendeurs » de la diversion probable qui déchirerait les rangs mal serrés d'un pouvoir en phase de désunion.
Le président, comme tout homme imbu et fortifié par la chance systémique, eut d'abord l'idée de vouloir aplatir tout embryon d'idée de résistance pour pouvoir enfin imposer avec fermeté sa vision publique des choses, le contours des intérêts de sa nation et la recherche du bonheur à jamais perdu de son peuple. Bouteflika n'est plus le candidat de 1999. Peu loquace, discret et presque aphasique. Il ne signifie plus le consensus d'alors tant que la concorde n'eut pu embrasser toutes les frontières nationales. Il intercepte avec un vif pressentiment, l'avenir incertain qui, à la défaveur de la conjoncture internationale mettant en branle la logique de la puissance aux dépens du droit et de la légalité, ne peut se faire garantir un écoulement chronique heureux plein de bonne humeur, de santé et de prospérité. Il est toujours en droit de se porter candidat. L'histoire enseigne que le vœu ne se fige pas constamment à l'intention et que la politique est inlassablement liée au désir de la survivance. La fin d'un conte, idyllique soit-il, est toujours un commencement pour un autre. C'est pratiquement pareil en politique où les élections font le compte à contresens d'un conte qui peut durer cinq ans. Tous les mandats s'écourtent devant la vitesse du temps et le vieillissement des cellules qui ne donnent au temps que le temps d'un souvenir ramassé à un autre.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.