Recul du tirage de 80 % en prés d'une décennie    Ce que prépare le gouvernement...    Les amendements introduits    "La chloroquine a prouvé son efficacité" selon Benbouzid    Les plages algéroises interdites à la baignade    Tebboune décide de la décerner à la défunte Aïcha Barki    Activation du plan de lutte contre les feux de forêts à Alger à partir du début juin    DETRESSE EN ALIMENTATION EN EAU POTABLE A MOSTAGANEM : 7 Daïras attendent une solution urgente    Les frères Kouninef de nouveau auditionnés    ORAN : Le wali a inspecté les projets des prochains jeux méditerranéens    Mohand Oussaïd: le président de la République n'a de lien organique avec aucun parti politique agréé    TRIBUNAL DE KOLEA : Le procès de Karim Tabbou à nouveau reporté    Mustapha Hamici installé à la tête du quotidien Echaâb    DECLARATION DE DEVISES PAR LES VOYAGEURS : Les députés votent pour le maintien du montant à 5000 euros    Décès de 5 Algériens bloqués en Turquie    Les attaques fréquentes des médias publics français ciblant l'Algérie ne relèvent nullement de la liberté d'expression    Création d'un portail électronique pour l'inscription de 25.000 experts algériens à l'étranger    Vers une reprise graduelle de certaines activités commerciales et de services    119 nouveaux cas confirmés et 8 décès enregistrés en Algérie    Lutte contre le Covid19 : la wilaya d'Oran interdit l'accès aux plages    Boukadoum: Oeuvrer sans relâche à redonner à l'Algérie la place qui lui sied    Le premier document juridique en version amazighe dédié aux droits de l'enfance, publié    Opposée à l'indépendance de l'Algérie, l'OAS adopte le terrorisme à grande échelle    "L'infatigable avocat de la cause maghrébine"    Les pays producteurs se réuniront les 9 et 10 juin    Le Syndicat des magistrats appelle à statuer sur les affaires en suspens    Les députés engagent un débat à l'APN    Deux ouvrages de Abderrezak Dourari bientôt publiés    RC Arba: Entre espoir et appréhensions    15.000 commerçants et artisans à l'arrêt depuis trois mois: L'UGCAA demande la réouverture des commerces    Le taux d'inflation à 1,8% en avril    Un lourd héritage    FAF - Réunion du BF: Ni arrêt définitif, ni saison blanche !    Un nouveau directeur à la jumenterie    La mort au temps du corona    Les violentes manifestations se poursuivent    Mahrez victime d'un cambriolage    Des députés plaident pour un retour au dialogue en Libye    L'armée égyptienne annonce avoir tué 19 terroristes présumés    225 morts lors des manifestations de novembre    Future destination de Benayada    Benzia gravement blessé à la main    Arab : "Helfaïa est toujours en poste"    Le reflet de l'intolérance sociale    Le poète assassiné    Malte : Saisit pour 1,1 milliard de dollars de fausse monnaie libyenne    Il y a trente ans, un confinement à Oran    Au-delà de «Algérie mon amour» : tant de naïveté (réelle ou feinte) ne peut qu'interpeller    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Aviculture: La consommation de volaille en hausse de 10 % par an
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 19 - 05 - 2019

  La consommation de la volaille en Algérie a enregistré une augmentation permanente au cours des vingt dernières années, estimée à 10 % chaque année, contre 2 à 3% au niveau mondial, a indiqué à l'APS un membre du Conseil interprofessionnel de la filière avicole (CNIFA), Dr. Nadjib Tekfa. «En l'an 2000, avec 30 millions d'habitants, nous consommions environ 10kg de viande blanche par habitant annuellement. Aujourd'hui avec une population de 42 millions, nous en sommes à 20kg/habitant», a expliqué le Dr Tekfa, en estimant que cette tendance haussière devrait se poursuivre du fait de la croissance de la population. Soulignant le rôle incontournable de la filière avicole dans la sécurité alimentaire du pays, cet ancien directeur des services vétérinaires au ministère de l'Agriculture, a avancé que la volaille restait le seul modèle à croissance rapide pour satisfaire la demande nationale en protéine animale, étant donné que les surfaces agricoles et les ressources en eau sont limitées. «Il faut 1,7 kilogramme (kg) d'aliment pour faire un (1) kg de viande blanche, contre 8 kg d'aliment pour faire un (1) kg de viande rouge», a-t-il fait valoir.
A l'échelle internationale, les généticiens ont pu développer, grâce aux nouvelles technologies (génomique, numérisation), un poulet plus résistant aux maladies pour diminuer l'usage d'antibiotique. La tendance actuelle est zéro antibiotiques dés que possible, a-t-il fait observer. En Algérie l'élevage avicole «s'est améliorée au fil du temps», a affirmé le Dr Tekfa, expliquant qu'à la naissance de l'aviculture moderne nationale vers 1980, l'aliment, destiné au poulet de chaire contenait un antibiotique pour accélérer la croissance de l'animal. «Mais la législation Européenne s'est améliorée avec le temps en bannissant les antibiotiques facteurs de croissance et législation algérienne a suivi en interdisant les antibiotiques dans l'aliment des volailles», a-t-il fait savoir.
L'Algérien doit changer ses habitudes de consommation
Il a, cependant, admis que la disparition du monopole de l'Etat sur le médicament vétérinaire, à compter de 1998, avait mené à une «utilisation abusive» des antibiotiques du fait de «la manipulation des firmes pharmaceutique étrangères». Cette période a vu la naissance de plusieurs sociétés d'importation de vaccins et de produits vétérinaires, a-t-il rappelé. Pour s'imposer auprès de leurs fournisseurs, qui sont les multinationales du médicament, ces sociétés importatrices devaient prouver leur poids sur le marché en faisant le plus gros chiffre d'affaires possible. «C'est ainsi que ces multinationales ont diffusé et vulgarisé des programme de vaccination et de traitements où l'usage des antibiotiques était scandaleux», a-t-il dénoncé, regrettant le fait qu'elles aient réussi à faire admettre aussi bien aux vétérinaires qu'aux éleveurs qu'il était indispensable de donner aux animaux des antibiotiques, à titre préventif, ce qui était en réalité contre le bon sens scientifique et médical. Cette «phase de manipulation» au cours de laquelle l'esprit commercial a totalement dominé la médecine vétérinaire a perduré pendant 20 ans, a-t-il relevé. «Mais actuellement les choses ont évolué positivement grâce au niveau de maturité et d'expérience des éleveurs, la maîtrise des techniques d'élevage, les investissements dans des infrastructures modernes. Aussi, l'usage des antibiotiques ne se fait qu'à titre curatif», a-t-il assuré. Par ailleurs, «l'exigence des consommateurs sur les normes de qualité du poulet de chair industriel et le souci croissant de préservation de la santé publique, obligent les aviculteurs à se conformer à la règlementation et aux normes de qualité, en limitant de plus en plus l'usage de telles substances, y compris en Algérie», a-t-il assuré. L'Algérien, a-t-il préconisé, doit changer ses habitudes de consommation en cessant d'exiger un gros poulet bon marché, en soutenant que l'idéal, serait de consommer un poulet à croissance lente, résistant et plus gouteux. Seulement ce poulet à croissance lente, résistant et plus gouteux, coûte plus cher et «n'est pas accepté par le marché national». Pour preuve, son introduction en Algérie au début des années 2000, a été «un échec», a-t-il argumenté.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.