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Alger: Marche des étudiants sous haute surveillance policière
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 20 - 05 - 2019

La marche pacifique des étudiants, à l'occasion de la Journée nationale de l'étudiant, s'est déroulée hier sous une très haute surveillance policière. Des dizaines de policiers étaient postés sur plusieurs artères et places d'Alger centre. Le dispositif sécuritaire a été pratiquement doublé sur certains points du parcours habituel de la marche. Ainsi, dès le début de la matinée, un nombre impressionnant de policiers anti-émeutes étaient stationnés à la place Audin, alors que d'autres étaient devant le portail de la faculté centrale où les jeunes manifestants s'étaient rassemblés, dès 10h30, en attendant de grossir leur nombre pour démarrer la marche. La police avait également renforcé son dispositif pour empêcher l'accès à la Grande Poste. Des camions de « casques bleus » étaient déployés aussi sur d'autres artères, comme Asselah Hocine et Zighoud Youcef, bloquant carrément la circulation.
Bardés de leurs banderoles et drapeaux, des centaines d'étudiants ont démarré la marche vers 11h à partir de la faculté centrale. Aux classiques slogans exigeant le départ des « 3 B » (Bensalah, Bedoui, Bouchareb), symboles du pouvoir, et le rejet de la présidentielle du 4 juillet, se sont ajoutés ceux à l'encontre de Gaïd Salah, mais également des slogans de circonstance pour rappeler la grève générale du 19 mai 1956 menée par l'UGEMA. Des dizaines de pancartes étaient déployées, dont plusieurs reprenaient ce thème de la Journée nationale de l'étudiant : « 19 mai 1956 - 19 mai 2019, Nous avons appris qu'un droit s'arrache et ne s'accorde pas », « A ceux qui ont libéré le pays, vos petits-enfants vont libérer le peuple ».
La marche qui s'est dirigée vers la Grande Poste, qui a été interdite d'accès aux manifestants, a été vite réorientée par les organisateurs vers le boulevard Ben Boulaïd pour aller vers le tribunal Sidi M'hamed. Là aussi, surprise, des camions de la police bloquaient l'accès à la rue Asselah Hocine. Un dispositif similaire a été instauré pour empêcher les étudiants de passer du côté de l'APN où des camions barraient l'accès à Zighoud Youcef depuis le Parc Sofia jusqu'à la chambre basse du Parlement. Cela n'a pas empêché les centaines d'étudiants d'atteindre le tribunal Sidi M'hamed où ils ont observé une halte pour scander des slogans appelant à une « Justice indépendante».
Plus tard, vers 13h et plus, les étudiants se sont arrêtés devant le siège du Conseil de la Nation. A ce niveau de la manifestation, les policiers interviennent pour disperser les étudiants provoquant quelques échauffourées. Des informations non confirmées font état de l'interpellation de quelques étudiants.
A Constantine, les étudiants ont organisé, hier, une marche au centre-ville pour renouveler leur exigence du changement avec le départ des symboles du système politique qui a gouverné le pays durant ces vingt dernières années. Cette manifestation des étudiants qui intervient hors de leur rendez-vous hebdomadaire du mardi, coïncide avec la célébration du 19 Mai, la Journée de l'étudiant. Ainsi, les étudiants ont organisé leur propre célébration de cette journée mémorable en parallèle au maigre cérémonial officiel organisé par les autorités locales à l'occasion de la célébration du 19 Mai. Les étudiants, ainsi que des enseignants universitaires, ont observé un rassemblement devant le palais de la culture Med Laïd Al Khalifa, après une marche à travers le circuit habituel, soit le boulevard de la République et l'avenue Abane Ramdane. Comme à l'accoutumée, les manifestants portaient des affiches où l'on pouvait lire « dégagez », « Djazaïr djoumhouria machi mamlaka » (Algérie républicaine et non un royaume), sans s'arrêter de scander des slogans hostiles au gouvernement, contre le chef de l'Etat, Bensalah, et le Premier ministre, Bedoui.
Le cordon sécuritaire déployé au centre-ville a tout juste canalisé les manifestants, les empêchant de se diriger vers le siège de la wilaya, sans intervenir. Une manifestation qui s'est déroulée, donc, dans une atmosphère pacifique, « Silmia », comme le scandaient les étudiants, mis à part quelques accrochages entre des manifestants et des automobilistes qui ont tenté de passer à travers la masse des étudiants en marche sur la chaussée.


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